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Monsieur l'amour. Dédicace autographe de Marcel Lattès en page de garde

 

 

 

 

Coll. Jacques Gana

Monsieur l'amour. Partition complète (24 x 32 cm)

 

Dessin Louis Icart (1888-1950)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Monsieur l'amour. Représentation. Suzy Vinker, Brigitte Régent, M. Massart, M. Rollin

 

Photo
 

 

 

coll. ANAO

Monsieur l'amour. Brigitte Régent

 

Dessin
Extr. de : Le Matin, 12.02.1922
 

 

 

BNF Gallica

Monsieur l'amour. Fernand Francell

 

Dessin
Extr. de : Le Matin, 12.02.1922
 

 

 

BNF Gallica

Monsieur l'amour. Marcel Lattès

 

Photo
Extr. de : Comoedia, 10.02.1922
 

 

 

BNF Gallica

Monsieur l'amour. Brigitte Régent

 

Photo Henri Manuel
Extr. de : Comoedia, 10.02.1922
 

 

 

BNF Gallica

Monsieur l'amour. Troisième acte

 

Photo Jules Sabourin
Extr. de : Comoedia, 13.02.1922
 

 

 

BNF Gallica

Monsieur l'amour. Carte postale publicitaire

 

 

 

 

Internet

Monsieur l'amour. Scène du 1er acte

 

Photo
Extr. de : Programme original de "Monsieur l'Amour" (création, Mogador, 1922)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Monsieur l'amour. Scène du 2e acte

 

Photo
Extr. de : Programme original de "Monsieur l'Amour" (création, Mogador, 1922)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Monsieur l'amour. Scène du 2e acte

 

Photo
Extr. de : Programme original de "Monsieur l'Amour" (création, Mogador, 1922)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

Monsieur l'amour. Scène du 3e acte

 

Photo
Extr. de : Programme original de "Monsieur l'Amour" (création, Mogador, 1922)
 

 

 

Coll. Jacques Gana

 

Monsieur l'amour

  Opérette en 3 actes
Texte PETER (René) (Livret)
FALK (Henri) (Livret)
Musique LATTÈS (Marcel)
Représentations
Représentations à Paris jusqu'en 1944 67 jours
Mogador 11/02/1922 - 18/04/1922 67 Création
Distribution à la création
Mme REGENT (Brigitte) L'Amour - Zinzolin - Le Tambourinaire
Mme ALVAR (Andrée) Myrtale - Niquette Pontaubac
M. MASSART (Alphonse) Vulcain - Comte Brziderff
M. ROLLIN (G.) Mercure - Joseph - Melchior Pitoulet - Commissaire marieur
M. FRANCELL (Fernand) Thysis - Richard
Mme VINKER (Suzy) Vénus - La Marquise de Santa-Poule
M. RABLET Pontaubac
M. DELBOS Le Dieu Terme - La Voix de Jupiter
Mme ENGEL (Germaine) Mars
M. ODONNE Apollon
M. GENTIL Bacchus
M. FRANCELLI 1e Invité
M. RAVET 2e Invité
Mme DEFRANCE (Diane) Madame Pontaubac
Mme MONTALET (Simone) Diane - 1e Dame
Mme PONSARD Junon - 2e Dame
Mme RULLIÈS Minerve
Mme ANDRIOT Terpsichore
Mme JO-BOYER Melpomène
Mme KERVAN Clio
Mme CARMA (Rose) Uranie

chorégraphie BEAUVAIS (Mlle)
costumes PASCAUD
décors MARECHAL (Maurice)
décors CIOCCARI
décors JOLIVET
décors MARECHAL (Olivier)
direction musicale JACOBS (Albert-E.)
mise en scène BERNY (Eugène)

Programme
1922 Mogador
Coll. Jacques Gana

La partition complète porte à la fois les mentions "opérette" (en couverture) et "opéra-comique" (en pages de garde).

Curiosité : le second acte étant "futuriste", il se déroule 50 ans dans l'avenir, c'est à dire en 1972. On goûtera comme il se doit le numéro 10, qui imagine la danse telle qu'elle se pratiquera dans cette époque lointaine !

L'Histoire
Résumé de la pièce

× I. Dans l’Olympe, de nos jours.

Thysis aime Myrtale, jeune nymphe, et il est payé de retour. Mais Vulcain s’éprend de Myrtale et veut la ravir à Thysis. Etant parvenu à dérober dans le carquois de l’Amour une des flèches divines qui font aimer, il se prépare à en piquer Myrtale ; mais Thysis, surgissant, lui arrache la flèche et la lance à travers l’espace. Vulcain s’éloigne furieux, en jurant qu’il aura Myrtale.

Affolés, les jeunes gens s’adressent à l’Amour et le supplient de venir à leur aide. L’Amour, ému de leur détresse, prend sur lui, sans l’aveu du souverain des dieux, de les envoyer sur la Terre, où ils renaîtront sous l’aspect de deux simples mortels, mais où, du moins, ils pourront s’aimer librement. Pour quitter l’Olympe, ils devront traverser le fleuve Léthé, qui donne l’oubli. Mais le dieu qui les protège leur promet de les réunir et de réveiller la passion dans leur cœur.

L’Amour est dénoncé par Mercure, et Jupiter, pour le punir d avoir violé la loi divine, le prive de son pouvoir et le bannit de l’Olympe.

— « Cependant, ajoute la sentence suprême, si l’Amour, privé de ses flèches, parvient, le jour même où il devait réunir Thysis et Myrtale, à réveiller en eux la passion d’autrefois, ce jour-là seulement son pouvoir lui sera rendu ».

L’Amour n’existe plus au monde.

II. A Paris, en 1972.

Dans un monde livré désormais à l’égoïsme, aux plaisirs materiels et au culte de l’argent, Myrtale est devenue Mlle Niquette Pontaubac, jeune personne pratique et sportive, Thysis est transformé en un jeune industriel du nom de Richard, uniquement préoccupé de « faire des affaires » et de se marier richement.

L’Amour, sous le nom de Zinzolin, grand organisateur de soirées mondaines, aidé de sa mère Vénus (qui se fait passer pour une noble Colombienne, la marquise de Santa-Poule) s’efforce de rapprocher les deux jeunes gens.

II est combattu dans ses projets par Mercure, dont sa déchéance a singulièrement renforcé le pouvoir, et par Vulcain, resté amoureux fou de celle qui fut Myrtale. Déguisés, l’un en académicien grotesque, l'autre en ambassadeur d’un pays imaginaire, la Yougo-Tchéquie, ils entreprennent d’enlever Niquette.

Cette dernière, mise par le faux Zinzolin en présence de celui qu elle avait, en sa forme immortelle, tant aimé jadis, ne le reconnaît plus et n’est pas davantage reconnue par lui. Zinzolin, leur faisant entrevoir l'interet pratique qu’il y aurait, pour eux deux, à s’unir, réussit à les fiancer ; mais le soi-disant ambassadeur, possesseur d’une fortune incalculable, prétend-il, demande à son tour la main de Mlle Pontaubac.

Zinzolin entreprend alors de réveiller l’amour dans le cœur de Niquette et dans celui de Richard par le récit de leur propre histoire à tous deux. Ardemment, il les pousse l’un vers l’autre, mais, au moment où ils paraissent subir son charme étrange et sont sur le point d’échanger un baiser, brusquement ils éclatent de rire et se lancent des mots cinglants. Niquette fixe son choix sur l’ambassadeur, en déclarant qu’elle sera sa femme le soir même ; Richard, qui entrevoit en la pseudo-marquise de Santa-Poule un parti plus brillant que Niquette, se fait aisément une raison. On bafoue Zinzolin, qui a osé parler d’amour aux deux jeunes gens. — « L’amour n’existe plus! » Zinzolin se démasque : « L’Amour existe ! L’Amour, c’est moi !... »

On le prend pour un fou ; il s’éloigne sous les huées.

III. — Le jardin d’une maison rustique, en Provence, aux environs du château de Saint-Amandour, racheté par Vulcain aux époux Pontaubac. — Au milieu, un grand arbre dont le tronc est entouré d’un banc circulaire. Dans un coin, une statue du dieu Terme, couverte de mousse et à demi cachée sous des broussailles. — Ciel bleu, soleil.

C’est en ce lieu que doit être célébré dans un instant le mariage de Niquette et de l’ambassadeur.

L’Amour, sous les traits d’un tambourinaire, s’introduit dans la place pour tenter un suprême effort.

Mercure, déguisé en « commissaire-marieur », va « adjuger » Niquette à Vulcain, quand tout à coup Vénus (toujours sous l’apparence de la marquise), fait irruption avec Richard, essayant d’intimider l’épouseur par sa présence et de l’empêcher d’aller jusqu’au bout de son projet. Mais rien ne peut arrêter Vulcain, et, en face de sa propre femme, il prononce avec feu le « oui » traditionnel.

O miracle !... C’est Niquette qui, brusquement, refuse ! Un trouble singulier l’envahit toute... — Qu’a-t-elle ?

Le dieu Terme révèle à l’Amour le mystère : une de ses flèches — celle que, dans l’Olympe, Thysis avait arrachée à Vulcain qui voulait en frapper Myrtale — est venue se ficher dans le gros arbre sous lequel se tenait la jeune fille, au moment où elle allait prononcer le « oui » sacramentel.

Subissant les effluves de la flèche magique, Niquette a senti soudain une émotion inconnue s’emparer d’elle. L’Amour l’attire avec Richard sous l’arbre. Peu à peu, la passion se réveille dans le cœur des deux jeunes gens. Leurs lèvres se joignent...

L’Amour, dans le ciel et sur la terre, a retrouvé sa divinité.
i
[Extrait du programme original, Mogador, 1922]






Le premier acte se déroule dans l'Olympe. Parmi les dieux, évolue un couple de gentils amoureux, Thysis et Myrtale. Un danger les menace. Myrtale est sur le point d’obtenir un prix de beauté, ce qui l’exposerait aux entreprises galantes et multipliées des dieux. Déjà Vulcain, poussé par Mercure amoureux de Venus, la courtise de façon pressante, sinon tentante. Alors, l’Amour, pour la sauver, fait regagner la terre au couple d’amants, en passant par le Léthé qui, comme chacun sait, est le fleuve qui procure l'oubli. Les dieux, furibonds, punissent l’Amour en le privant de ses flèches. Il ne sera pardonné que si Thysis et Myrtale, devenus d’ordinaires humains et n’ayant plus souvenir de leur tendre bonheur céleste, s’aiment par élan spontané, sans intervention divine.

Le pauvre Amour, dépourvu de ses flèches fatales, descend donc aussi sur terre avec l’apparence d’un beau jeune homme suprêmement snob. Vulcain et Mercure y viennent aussi, le premier, sous costume d'ambassadeur pour poursuivre la conquête de Myrtale ; le second sous uniforme, d’abord de maître d’hôtel, puis d’académicien. Vénus, elle-même, déserte l’Olympe, afin de seconder son fils, et sera une belle marquise pleine d’appâts.

Nous sommes en 1972. L’Amour a disparu de la terre. Les humains le considèrent comme une maladie dont ils sont enfin vaccinés, et ne se soucient que de négoce et de finances. L’Amour, vainement, s’évertue à réveiller la flamme de naguère au coeur de Thysis devenu Richard, et de Myrtale devenue Niquette. Il ne récolte que des rires. Vulcain-ambassadeur est même sur le point d'épouser la jeune fille. Mais, presque à l'heure des noces, Richard et Niquette passent sous un arbre sur lequel, jadis, tomba par mégarde, une des flèches de l’Amour. Ils en sont frappés et leurs coeurs se réveillent. Le bonheur à nouveau, les unira et l’Amour sera pardonné.

[Extrait de "La Presse", 12 février 1922]

Critiques et articles de presse
Comoedia 10/02/1922 Avant-première par E. Beuzon.
Le Figaro 12/02/1922 Critique par Antoine Banès.
Le Gaulois 12/02/1922 Critique par Louis Schneider.
Le Matin 12/02/1922 Critique par Fred Orthys.
La Presse 12/02/1922 Critique par Jane Catulle-Mendès.
Excelsior 12/02/1922 Critique par Emile Vuillermoz.
Le Figaro 13/02/1922 Critique par Un Monsieur de l'Orchestre.
L'Echo de Paris 13/02/1922 Critique par Paul Gordeaux.
L'Intransigeant 13/02/1922 Critique par Intérim.
Comoedia 13/02/1922 Critique par Louis Laloy / Raymond Charpentier / Maxime Dethomas / Jean Bastia.
Le Petit Parisien 15/02/1922 Critique par Paul Ginisty.
Le Ménestrel 17/02/1922 Critique par Pierre de Lapommeraye.
Le Monde illustré 18/02/1922 Critique par Marcel Fournier.
Editions imprimées

(chant-piano sauf mention contraire)

Editeur : Max Eschig, 1922

Partition complète (216 p.)

Enregistrements originaux ECMF

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Enregistrement intégral d'après la partition
complète chant-piano originale (Enrgt. 2006)


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