Colloque littérature jeunesse : le livre, objet de soin (2/5/18)

À l’école de puériculture de Paris (USSIF, boulevard Brune), le SIDOC organise une journée dédiée à la littérature jeunesse avec le livre, objet de soin, le 2 mai 2018.

«Les enfants, les adolescents ont des représentations, des peurs concernant le soin, la maladie, les accidents, mais, ils aiment lire, tout simplement. Le livre reste un objet important pour communiquer, aider, grandir, s’enrichir, rêver, comprendre… Que celui-ci traite de la maladie ou qu’il soit simplement beau, l’album jeunesse reste un merveilleux cadeau pour celui qui le reçoit. Lire est avant tout un plaisir. Le livre est un lieu pour découvrir des auteurs, des personnages, des histoires drôles, émouvantes, piquantes, sucrées, imaginées, illustrées.

Les documentalistes utilisent des ouvrages pour distraire les enfants et travailler de pairs avec les soignants… Nous proposons d’organiser cette journée pour parler de cette collaboration: enfants, soignants et documentalistes pour mieux connaître les enjeux de la lecture dans un contexte de soin. Les interventions s’articuleront sous trois angles :

  • l’hôpital et les soignants dans la littérature jeunesse,
  • la maladie, le handicap, la mort dans la littérature jeunesse,
  • la littérature jeunesse créative comme objet de soin.»

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Le programme détaillé en ligne

26, boulevard Brune
Paris, Île-de-France
75014
FR

Table ronde sur les besoins documentaires en santé (édition 2016)

En novembre 2016, comme tous les ans, une table ronde a été organisée par la BIU Santé et l’Urfist de Paris sur le thème des besoins documentaires en santé.

Étudiants, enseignants et professionnels de la santé et de la documentation ont été invités à parler de leurs besoins et pratiques documentaires. Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de ces échanges (rédigé avec l’aide des intervenants, merci encore à eux pour leur participation).

Étaient présents :

Trois thèmes ont été abordés au cours de cette table ronde :

  1. Quels sont les usages et besoins pour la documentation en santé ?
  2. Quels sont les outils utilisés par les professionnels de santé pour accéder à la documentation, ont-ils reçu une formation spécifique à ces outils ?
  3. Comment accède-t-on aux documents, dans un contexte budgétaire contraint ?

Des besoins variés

Yves Boucher commence par rappeler qu’il existe plusieurs types de besoins. Les enseignants veulent trouver des documents pour leurs recherches et leurs cours. Les étudiants cherchent de quoi les aider à apprendre leurs cours, progresser dans leurs études et, à terme, rendre une thèse. Ceux de 1er et 2e cycle ont besoin de références variées pour assimiler les connaissances de base. Ils utiliseront ensuite la bibliothèque d’une autre manière quand ils passeront leur thèse, puisqu’ils produisent alors eux-mêmes un document. Une fois inscrits en 3e cycle, l’apprentissage devient plus spécifique, nécessitant parfois des articles très pointus. Plus tard, l’obtention éventuelle d’un DU ou d’un master passe par l’apprentissage de questions très précises,  essentiellement dans des livres ou des revues.

Il existe ensuite plusieurs degrés d’urgence. Quand l’enseignant écrit un papier, il a besoin d’articles scientifiques, tout de suite. En ce qui le concerne, Yves Boucher a alors recours au réseau Inserm. Si on ne trouve pas dans ces bases, on se tourne vers les universités, la sienne ou d’autres. Les étudiants ont des besoins moins urgents, qui peuvent attendre quelques jours, quand ils travaillent sur leur thèse.

Michaël Thy précise que les internes en médecine ont peu de temps. Malgré tout, ils doivent parfois réaliser des recherches d’articles sur des thèmes donnés. Son association, l’AJAR, travaille avec la BIU Santé pour proposer à ses membres des formations à la recherche dans PubMed et à la mise en forme de bibliographies avec Zotero. Avec l’Evidence-Based Medicine (EBM) on doit s’appuyer sur des données scientifiques. Cela fait partie de la médecine actuelle, il faut justifier la prise de décision. Quant à la thèse ou aux mémoires, le défi est de produire quelque chose dans un laps de temps limité.

Au début des études de médecine on travaille sur des ouvrages de référence et des sujets à apprendre par cœur. On a alors moins besoin de documents. Ensuite on doit de plus en plus approfondir, ce qui ouvre des perspectives sur la documentation, de plus en plus ciblée.

Dans la plupart des facultés, les étudiants sont désormais sensibilisés à la lecture critique d’article (LCA), c’est la tendance avec l’EBM depuis de nombreuses années. Ils doivent savoir critiquer les articles et éventuellement les utiliser pour leur pratique – car les recommandations se basent elles-mêmes sur des articles. Les pratiques évoluent vite en médecine, il faut se tenir au courant avec la formation continue, qui est indispensable.

Ce besoin de documentation pour prendre la bonne décision est spécifique aux disciplines de santé. Nicole Mesnil confirme qu’apprendre à réaliser une recherche bibliographique est aussi important pour les sages-femmes. Les deux premières années, les étudiants utilisent des ouvrages de base, en obstétrique, pédiatrie, gynécologie… Souvent très chers (50 à 150 euros), la plupart des étudiants ne peuvent se les acheter (ou alors à plusieurs, quand ils s’entendent bien !). En plus, ces ouvrages doivent être renouvelés régulièrement.

Pour les sages-femmes, on constate une «montée en puissance» jusqu’à la production du mémoire, avec une préparation en méthodologie de recherche. Les étudiants sont soutenus par les enseignants, à l’aide d’entretiens, de grilles de notation. Des exposés doivent être réalisés à partir d’articles ou de résumés de textes. En 3e année, il y a le projet d’éducation à la santé, qui prend beaucoup de temps. Une des spécificités des sages-femmes, c’est qu’il y a toujours deux sujets, la femme et le nouveau-né. Il y a donc le développement du fœtus et la grossesse, la naissance (avec la néonatologie et la pédiatrie), et le côté environnement de la femme (par exemple, la précarité des femmes, fréquente dans les maternités parisiennes). C’est une littérature qui concerne à la fois la médecine et les sciences humaines, la santé publique, les recommandations, le parcours de soins… Les étudiants doivent aussi constituer des portfolios, avec une méthodologie de recherche, une analyse des pratiques, de manière individuelle ou en groupe (3e et 4e année). Les retours de stage sont aussi exploités, on leur donne à cette occasion des sources bibliographiques. C’est un aspect de formation continue, on part de la clinique et on réfléchit à ce qui s’est passé. Sur les questions de précarité, on trouve aussi beaucoup de choses bien faites sur le site du ministère, des enquêtes nationales, beaucoup plus que par le passé.

Continuer la lecture de « Table ronde sur les besoins documentaires en santé (édition 2016) »

La BIU Santé dans Transmissions, revue de l’APHP

On parle de la BIU Santé dans le dernier numéro de la revue Transmissions (n°56 d’avril 2017), éditée par la Direction des Soins et des Activités Paramédicales de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).

En page 15 sont présentés les différents services offerts par la bibliothèque à ses lecteurs. Services qui sont bien évidemment accessibles à tous les professionnels de l’AP-HP, sur place ou à distance.

La BIU Santé propose en effet de nombreuses ressources à destination des professions paramédicales (sur place ou à distance avec des codes Paris Descartes) :

Dans le cadre de sa coopération avec l’AP-HP, les bibliothécaires de la BIU Santé ont récemment assuré des formations PubMed et Cinahl pour le personnel du Centre de documentation de l’Assistance publique (hébergé dans le bâtiment de l’École des cadres, sur le site Pitié-Salpêtrière).

Et n’oubliez pas que vous pouvez poser une question en ligne à un bibliothécaire ou prendre RDV pour une aide à la bibliographie. Nos formations et les services proposés aux professionnels de santé vous attendent également sur notre site.

58 ebooks Wiley en Soins Infirmiers

Dans l’offre d’ebooks Collex 2016 négociée par la BIU Santé avec l’éditeur Wiley, les Soins Infirmiers sont à l’honneur : près d’une soixantaine de titres explorent et développent la connaissance des sciences infirmières.

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Advanced Nursing Practice in Pain Management

Du management des services aux techniques de soins, ces ebooks exposent les enjeux de la pratique professionnelle infirmière, du patient nouveau-né à la personne âgée, et apportent des réponses pratiques à un large ensemble de pathologies dans des environnements divers.

Ces titres sont disponibles au téléchargement jusqu’au 30 juin 2017 pour l’ensemble des membres des communautés universitaires médicales concernées par le Collex 2016.

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The Care Home Handbook
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Emergency Care and the Public’s Health

Consulter et télécharger les 58 ebooks Wiley Collex 2016 en Soins Infirmiers

 

 

 

 

Pour accéder à ces ressources depuis ce billet, il est nécessaire de disposer de codes ENT Paris Descartes. Chacune des 42 autres bibliothèques concernées proposera son accès particulier à ces ressources en test.

Thomas Violet

Sciences infirmières : CINAHL Plus With Full Text

Une nouvelle ressource en sciences infirmières : la base CINAHL Plus With Full Text

cinahlplusft
La BIU Santé vient de s’abonner à Cinahl, importante base de données bibliographiques consacrée aux sciences infirmières et aux disciplines paramédicales : 

  • 580 revues en full text depuis 1981
  • 3 100 revues indexées à l’article

Pas besoin de mot de passe, l’accès se fait directement par reconnaissance d’adresses IP : sur place à la BIU Santé (pour tous) ou à distance (pour les membres de la communauté Paris Descartes).

N’hésitez pas à nous contacter pour vous aider dans vos recherches.

Accéder à la base CINAHL Plus With Full Text

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Thomas Violet