Du nouveau dans l’affichage de PubMed

Pour tout utilisateur de la base PubMed – et de surcroît pour tout formateur – la lecture du NLM Technical Bulletin est une source d’information incontournable pour suivre les évolutions de la base. Deux billets récemment publiés annoncent des ajouts et modifications dans l’interface de PubMed. Ce billet fait le point sur les principales nouveautés.

Archives ouvertes

Dans le dernier numéro en date, on apprend que PubMed propose désormais une icône renvoyant vers le texte intégral de l’article lorsque celui-ci est disponible dans une archive ouverte institutionnelle, c’est-à-dire un réservoir d’articles en libre accès mis en place par une université ou un organisme de recherche, pour diffuser et valoriser les travaux de ses chercheurs (notamment).

Cette icône apparaît, lors de l’affichage d’une notice, en haut et à droite (dans l’exemple ci-dessous, Deep Blue, archive de l’université du Michigan), en complément des autres icônes déjà disponibles :

pubmed-oa-700

  • le lien vers le site de l’éditeur (accès payant à moins de passer par une bibliothèque ou une institution ayant souscrit à un abonnement – Elsevier dans l’exemple ci-dessus) ;
  • le résolveur de lien mis en place par une institution (ici l’université Paris Descartes) pour bénéficier des abonnements souscrits par celle-ci ;
  • le lien vers l’article lorsque celui-ci est disponible dans PubMed Central (PMC), une archive ouverte spécialisée en sciences de la vie et génie biomédical, créée par la NLM en complément de PubMed.

L’affichage de l’icône nécessite pour l’institution d’adhérer au service LinkOut du NCBI. Pour l’heure, seules quatre universités proposent un lien vers leur dépôt institutionnel, mais on peut supposer que d’autres institutions, et pourquoi pas françaises, vont prochainement proposer elles aussi cet accès.

Conflit d’intérêts

Dans le pénultième numéro du NLM Technical Bulletin, on apprend que PubMed signalera désormais les conflits d’intérêts des auteurs lorsque ceux-ci sont mentionnés dans les articles référencés. Une évolution compréhensible mais il faut préciser que PubMed ne fera que reprendre l’information indiquée par la revue. Si elle n’y apparaît pas, elle ne figurera pas dans la notice de PubMed.

Affichage des résultats

Affichage du nombre de résultats par page dans PubMed
Affichage du nombre de résultats par page dans PubMed

On apprend aussi que le choix du nombre de résultats affichés par page (20 par défaut), migré il y a quelques mois en bas de l’écran, retrouve sa place tout en haut, aux côtés des menus permettant de modifier le format des références et le mode de tri des résultats.

L’utilisateur régulier de PubMed est coutumier de ces menus changements dans l’interface. Le formateur, lui, s’en agace parce qu’il doit refaire les copies d’écran de son support !

Statut des références

Mais l’information la plus importante de cette avant-dernière livraison du NLM Technical Bulletin se trouve à la fin et concerne la mention du statut des références indexées dans PubMed. Pour comprendre la portée de ce changement, un petit rappel s’impose.

Le site Web PubMed est une interface permettant d’interroger gratuitement Medline, une base de données bibliographiques spécialisée dans le domaine de la santé, produite et alimentée par la NLM (National Library of Medicine des États-Unis). D’ailleurs PubMed est l’abréviation de Public Access to Medline et c’est par abus de langage que le nom PubMed sert à désigner la base elle-même.

En réalité, PubMed ne se limite pas à l’interrogation de Medline et donne aussi accès à d’autres références non incluses dans Medline, et dont les principales sont :

  • des références d’articles issus des 5620 revues indexées dans Medline, venant de paraître et directement versées dans PubMed par les éditeurs, à la suite d’un accord entre ceux-ci et la NLM ;
  • des références en cours d’indexation avec les mots-clés MeSH par les bibliothécaires de la NLM ;
  • des références d’articles inclus dans PubMed Central (PMC) mais qui ne sont pas issus des 5620 revues retenues par la NLM pour figurer dans Medline.

Quelle différence y a-t-il entre les références d’articles de Medline et celles listées ci-dessus ? Elle est de taille puisque les premières sont indexées avec des termes MeSH, c’est-à-dire des mots-clés décrivant le contenu de l’article. Ceux-ci sont fort utiles à l’utilisateur pour cibler précisément sa recherche et ne pas crouler sous un nombre de résultats inexploitable, étant donné le nombre de références accessibles via PubMed : 27 millions !

Les autres références ainsi listées ne sont pas indexées avec des mots-clés MeSH :

  • soit elles ont vocation à l’être : c’est le cas des références versées par l’éditeur et en cours d’indexation, mais il existe un délai non négligeable entre la mise en ligne de la référence et l’indexation en MeSH de l’article ;
  • soit elles ne le seront en aucun cas pour ce qui est des références de PMC issues de revues non indexées dans Medline.

Ceci permet d’expliquer, d’une part, la différence entre PubMed et Medline, que l’on a trop souvent tendance à confondre, et d’autre part, la complexité de la recherche dans PubMed, puisqu’une recherche consciencieusement menée à l’aide du thésaurus MeSH ne suffit pas à récupérer l’ensemble des références pertinentes sur un sujet. Ce mode de recherche écarte en effet systématiquement les références non indexées en MeSH alors qu’il s’agit généralement des plus récentes sur le sujet.

En conséquence, une recherche exhaustive dans PubMed ne peut se contenter d’une recherche menée à partir du MeSH Database, fût-elle préparée avec les termes les plus adéquats. Elle doit nécessairement être complétée par une recherche en langage libreà la Google») pour ne pas écarter des résultats récents et pertinents. L’équipe du CISMeF (du CHU de Rouen) a fait en sorte de corriger cette difficulté puisqu’une recherche lancée depuis l’outil terminologique HeTOP ou à partir du Constructeur de Requêtes Bibliographiques Médicales dans PubMed associera au terme MeSH l’ensemble des synonymes de celui-ci.

Mais revenons à l’information délivrée par le NLM Technical Bulletin :

  • Le statut des références évoqué ci-dessus était jusqu’il y a peu indiqué au-dessous de chaque notice. On retrouvait donc les mentions [PubMed – as supplied by publisher], [PubMed-in process] et [PubMed-indexed for Meline] pour désigner respectivement : les références versées par l’éditeur, celles en cours d’indexation et celles indexées avec des mots-clés MeSH (et faisant donc partie de Medline).

publisher700

  • Désormais, seul le statut [indexed for Medline] est mentionné. Les autres statuts ne sont pas indiqués, à moins d’afficher la notice au format MEDLINE afin de visualiser le champ « STAT ».
Lors de l'affichage d'une notice, utiliser le menu déroulant "Format" pour afficher le format MEDLINE
Lors de l’affichage d’une notice, utiliser le menu déroulant « Format » pour afficher le format MEDLINE
Indication du statut Publisher (affichage MEDLINE)
Indication du statut Publisher (affichage MEDLINE)

On peut comprendre le choix de la NLM qui vise à simplifier l’affichage de PubMed et rendre plus simple son utilisation par une nouvelle génération d’usagers habitués aux interfaces Google like. On peut regretter pour des raisons de clarté – et plus encore de pédagogie – que cette information essentielle ne soit plus accessible dès l’affichage public des références.

Mais qui sait, la NLM reviendra peut-être sur ce choix et nous réserve sans doute encore quelques modifications à venir !

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, vous pouvez :

Benjamin Macé

 

 

 

Formations : il reste des places !

720px-US-NLM-PubMed-Logo.svgVous souhaitez vous initier à l’Evidence-Based Medicine (EBM) et maîtriser la base Cochrane, optimiser vos recherches sur PubMed et tout savoir du MeSH ? Bonne nouvelle : quelques places sont encore disponibles pour les prochaines séances de formation de la BIU Santé.

Cochrane_Library_Logo_RGB

La séance consacrée à la Cochrane Library et l’EBM aura lieu mardi 28 février, de 17 à 19h30, celle consacrée à PubMed (niveau 1) le samedi 11 mars, de 14h à 16h30.

Pour s’inscrire gratuitement et consulter le calendrier complet des sessions du 1er semestre 2017, il suffit de suivre les instructions sur le site de la bibliothèque.

Attention, faites vite : le nombre de places est limité !

EBM - Cochrane
Debut: 02/28/2017 05:00 pm
Fin: 02/28/2017
Duree: 2 heures: and 30 minutes
12, rue de l'Ecole de Médecine
Paris
75006
FR
PubMed 1
Debut: 03/11/2017 02:00 pm
Fin: 03/11/2017
Duree: 2 heures: and 30 minutes
12, rue de l'Ecole de Médecine
Paris
75006
FR

 

Calendrier des formations du 1er semestre 2017

Il est déjà temps de s’inscrire aux formations du premier semestre 2017 ! Le calendrier est en ligne sur le site de la BIU Santé.

Vous pouvez le consulter et vous inscrire en cliquant ici.

03012
Savoir chercher un médicament dans PubMed, ça s’apprend !

Au programme au pôle Médecine, de janvier à juillet :

  • Des séances PubMed 1, pour tout savoir sur le MeSH, et PubMed 2, pour aller plus loin et maîtriser la recherche en langage libre.
  • Une session consacrée à Embase, une base de données de référence, complémentaire de PubMed, rarement proposée par les bibliothèques, que vous pouvez interroger à la BIU Santé.
  • Une séance pour se familiariser avec le concept d’Evidence-based Medicine (EBM) et maîtriser la Cochrane Library, la plus populaire des bases EBM.
  • Et toujours des formations à Zotero, le logiciel libre et gratuit qui permet de gérer ses références bibliographiques efficacement et qui deviendra vite indispensable pour la rédaction de vos thèses, mémoires et articles.

Au programme au pôle Pharmacie :

  • Des séances compactes mais complètes dédiées à PubMed pour vous aider à trouver les références dont vous avez besoin pour vos travaux universitaires.
  • Des sessions consacrées à Embase, base de référence spécialisée en pharmacologie et en toxicologie, complémentaire de la base de données PuBMed (3000 revues indexées supplémentaires).
  • Des formations à Zotero pour gérer efficacement vos références bibliographiques : savoir les collecter à partir de différentes sources d’information, créer votre bibliographie, pour votre thèse, un mémoire, un article…

Les formations sont gratuites. Il n’est pas nécessaire d’être inscrit à la bibliothèque pour y participer.

Au pôle Médecine, elles s’adressent à tous les professionnels de santé et étudiants en médecine, odontologie et sciences paramédicales, à partir de la troisième année d’étude.

Au pôle Pharmacie, elles s’adressent aux étudiants et aux enseignants en pharmacie.

L’inscription aux séances se fait directement en ligne pour les lecteurs déjà inscrits à la bibliothèque, et par courriel à l’adresse suivante pour ceux qui ne le sont pas encore.

De nouvelles formations seront annoncées au cours de l’année sur ce blog : restez connectés et suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être tenus au courant.

Nous espérons vous retrouver nombreux dans nos formations !

Le service formation de la BIU Santé

Outils de communication scientifique : les résultats pour la France

InnoScholComm logo 550x550En 2015, nous avions relayé l’enquête menée par l’université d’Utrecht concernant les outils pour la communication scientifique utilisés par les chercheurs.

Tous les résultats (anonymisés) sont librement consultables et téléchargeables sur le site de l’étude (vive l’Open Data!). Une interface intuitive permet de manipuler aisément ces données pour des comparaisons immédiates.

Au niveau mondial, cette enquête a rencontré un vif engouement, avec plus de 20.000 participants.

La France est le 5e pays en nombre de réponses (1150 chercheurs).

survey_questions

Une exploitation intéressante de ces chiffres a été mise en avant par l’European Association for Health Information and Libraries : il s’agit d’une extraction des 2.200 réponses émanant de l’Europe pour la discipline Médecine. Les résultats de cette vue particulière sont consultables via cette interface.

Malheureusement, dans cette discipline, la France n’est représentée que par 139 chercheurs (si l’on exclut les bibliothécaires et documentalistes qui pouvaient également répondre à l’enquête).

Ce faible nombre ne permet pas d’extrapoler des statistiques, d’autant que l’échantillon n’est en rien représentatif. Quelques chiffres notables néanmoins, sur ce panel restreint de 139 chercheurs français du secteur médical :

pubmed-4-300Sans surprise PubMed est plébiscité pour la recherche de littérature : 126 personnes déclarent l’utiliser. Viennent ensuite Google Scholar (104), Web of Science (36), Scopus (17), Mendeley (9) et Paperity (8), entre autres. Le même classement se retrouve à peu près au niveau européen.

Une fois les références trouvées, les chercheurs y accèdent majoritairement par leur institution / leur bibliothèque (118), mais aussi via ResearchGate (45), des courriels envoyés aux auteurs (35), la consultation d’articles en Open Access (33), et l’achat direct sur les sites des éditeurs (13). L’Open Access Button, dont nous avons déjà parlé ici, est beaucoup plus utilisé dans les autres pays (3e position).

Les systèmes d’alerte et de recommandations sont relativement peu utilisés : Google Scholar (39), ResearchGate (28), PubMed (21), JournalTOCs (22), Mendeley (6), et les sites des revues elles-mêmes (4).

Pour analyser des données, le bon vieil Excel prévaut (97 répondants), suivi par R (33), SPSS (16), GraphPad ou StatView (14), MATLAB (9). Pas de surprise non plus pour l’écriture, avec Microsoft Word (132) puis notamment Google Drive (39) et LateX (14).

zoteroDu côté des logiciels de bibliographie, Zotero est en tête (63 utilisateurs), talonné par EndNote (53), puis Mendeley (10), Papers (6), ReadCube (3), JabRef (3). La situation est bien différente au niveau européen pour les chercheurs en médecine : Zotero est au 4e rang, derrière EndNote (largement en tête), Mendeley puis RefWorks.

Plusieurs outils sont cités pour l’archivage et le partage de publications : ReserchGate (39), PubMed Central (36), les répertoires institutionnels (25), le partage des notes de travail (22), arXiv (4). Le partage de données est encore balbutiant (8 répondants citent GitHub), idem pour les posters et les présentations (7 utilisateurs de Slideshare).

Le choix de la revue où publier repose encore grandement sur le facteur d’impact du JCR (en tête avec 39 répondants). Idem pour mesurer l’impact après publication : JCR/Facteur d’impact (43), Web of Science (30), Scopus (18), Altmetric (14), PLoS (10).

Pour communiquer en dehors du milieu académique, 25 répondants utilisent Twitter, 23 Wikipédia, 11 WordPress, 8 Facebook, LinkedIn ou bien Google+. Pour les profils de chercheurs, on retrouve la prépondérance de ResearchGate (55), Google Scholar (40), Orcid (23), les pages institutionnelles (20), et Academia (10). Même classement au niveau européen.

BAQuant au développement le plus important dans la communication scientifique au cours des années à venir, de nombreux répondants citent l’Open Access – soutenu par 110 d’entre eux (16 ne savent pas, 5 sont contre).

Tous ces chiffres, à manipuler avec précaution, donnent quand même des pistes sur les outils connus et utilisés, à défaut de pouvoir en tirer des généralités.

Une enquête nationale ciblant ces publics serait sans doute utile, pour mieux cerner les pratiques et les besoins, et y répondre au mieux en bibliothèque.

David Benoist

Calendrier des formations fin 2016

Il est déjà temps de s’inscrire aux formations du second semestre 2016. Le calendrier est en ligne sur le site de la BIU Santé.

Vous pouvez le consulter et vous inscrire en cliquant ici.

La foule en liesse pour s’inscrire aux formations de la BIU santé

Au programme, de septembre à décembre :

  • Des séances PubMed 1, pour tout savoir sur le MeSH, et PubMed 2, pour aller plus loin et maîtriser la recherche en langage libre.
  • Une séance consacrée à Embase, de l’éditeur Elsevier, complémentaire de PubMed, pour laquelle la BIU Santé est l’une des rares bibliothèques à proposer l’accès.
  • Une séance pour se familiariser avec le concept d’Evidence-based Medicine (EBM) et la Cochrane Library, la plus populaire des bases EBM.

Et toujours des formations à Zotero, le logiciel libre et gratuit qui permet de gérer ses références bibliographiques efficacement et qui deviendra vite indispensable pour la rédaction de vos thèses, mémoires et articles.

Les formations sont gratuites et s’adressent aux lecteurs inscrits à la bibliothèque, ainsi qu’à tous les professionnels de santé et étudiants en médecine, odontologie et sciences paramédicales, à partir de la troisième année d’étude.

L’inscription aux séances se fait directement en ligne pour les lecteurs déjà inscrits à la bibliothèque, et par courriel à l’adresse suivante pour ceux qui ne le sont pas encore.

De nouvelles formations seront annoncées au cours de l’année sur ce blog : restez connectés et suivez-nous sur les réseaux sociaux pour être tenus au courant.

Nous espérons vous retrouver nombreux dans nos formations !

L’équipe formation de la BIU Santé

Formations 2016-2017 pour les bibliothécaires de santé

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé et l’Urfist de Paris proposent des stages en 2016-2017 à destination des collègues en poste en bibliothèque de santé (universitaire, hospitalière et autre établissement de documentation).

« Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) »

22-24 novembre 2016

Une nouvelle édition du stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) » se tiendra du 22 au 24 novembre 2016, à l’université Paris Descartes.

urfistCette formation s’adresse prioritairement aux professionnels de l’information et de la documentation récemment affectés en bibliothèque de santé (universitaire et hospitalière notamment).

Elle a pour objectif de permettre aux nouveaux arrivants en bibliothèque de santé de maîtriser les outils et concepts indispensables pour exercer leurs fonctions : publics et cursus, contexte institutionnel, collections et services.

N’hésitez pas à consulter le programme et à vous inscrire à l’adresse suivante.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre, mais ne tardez pas à vous manifester.

ATTENTION : Ce stage ne propose pas de formation pratique à l’utilisation de bases de données. Une session sur ce thème sera organisée sur 2 jours en mars 2017 (voir ci-dessous).

« Acquérir en santé »

13 janvier 2017

NOUVEAU Une session dédiée à la question spécifique des acquisitions en santé, « Acquérir en santé », est organisée le vendredi 13 janvier 2017, à l’université Paris Descartes.

Elle a pour objectifs de faire connaître les outils pour savoir acquérir, sélectionner et développer une collection sur tous supports en santé.

Elle s’adresse aux acquéreurs dans le domaine de la santé en poste en bibliothèque de santé (universitaire, hospitalière et autre établissement de documentation).

Vous pouvez d’ores et déjà consulter le programme et vous inscrire à l’adresse suivante.

« Recherche documentaire en médecine : outils et ressources »

Mars 2017

Une nouvelle édition de ce stage de 2 jours dédié spécifiquement à la manipulation des bases de données en médecine (PubMed, Cochrane Library, BDSP, LiSSa, EM-Premium…) est d’ores et déjà programmée en mars 2017.

Les dates exactes et les modalités d’inscription seront annoncées ultérieurement.

Alexandre Boutet, Benjamin Macé et Catherine Tellaa

Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation)
Debut: 11/22/2016
Fin: 11/24/2016
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

Trouver des essais cliniques dans PubMed… et ailleurs

Récemment mis en lumière par une actualité tragique, les essais cliniques sont pourtant essentiels à la mise au point de nouveaux médicaments. Une recherche bibliographique portant sur une maladie ou un traitement peut nécessiter de cibler précisément ce type d’étude. Voici donc un petit tour d’horizon – non exhaustif – de ressources permettant de trouver des références d’essais cliniques, menés en France et dans le monde.

PubMed

La base de données Medline, produite par la NLM (National Library of Medicine, aux Etats-Unis) et accessible via l’interface PubMed, recense environ 26 millions de références d’articles, issus de plus de 5 600 revues médicales.

essaiscliniques1

Lors de l’affichage des résultats, il est possible d’utiliser dans la colonne de gauche le filtre Article Types pour limiter la recherche aux essais cliniques : pour cela, il suffit de cocher Clinical Trial.

En cliquant sur Customize sous la liste proposée par défaut, on accède à la liste complète des types d’articles référencés dans PubMed : cela permet de sélectionner les essais cliniques de phase I, phase II, phase III, etc.

essaiscliniques2

Attention, l’utilisation de PubMed est complexe et nécessite de maîtriser un langage contrôlé, le MeSH, dont l’utilisation est indispensable pour obtenir une liste de résultats courte et pertinente. Pour en savoir plus, vous pouvez assister à une formation gratuite à la BIU Santé, consulter notre tutoriel en ligne ou regarder les vidéos tutorielles DocToBib.

ClinicalTrials.gov

La base ClinicalTrials, produite par la NLM (comme PubMed), est accessible via la page d’accueil de PubMed ou directement à l’adresse https://clinicaltrials.gov/.

essaiscliniques3

Cette base donne accès à plus de 200 000 essais cliniques du monde entier. Son intérêt est qu’elle recense des essais annoncés ou en cours, donc pas encore publiés dans des revues scientifiques et non encore indexés dans PubMed. Dans la liste des résultats, la colonne Status permet de distinguer les différentes étapes de l’essai : terminé (avec résultats disponibles), terminé (résultats en cours de traitement), en cours, non débuté (en attente d’inclusion), etc.

essaiscliniques4

Un tri géographique des résultats est possible, via l’onglet On Map :

essaiscliniques5

Il permet notamment d’isoler les essais cliniques menés en France (pour cela, cliquer sur l’Europe sur la carte du monde puis sur la France elle-même).

essaiscliniques6

Pour mieux connaître le fonctionnement de ClinicalTrials, vous pouvez :

Répertoires français

En France, c’est l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) qui autorise les essais cliniques et propose sur son site la consultation du Répertoire public des essais cliniques de médicaments menés en France (y compris les essais cliniques de thérapie cellulaire ou génique).

Le répertoire comprend les principales informations concernant l’essai : titre et numéro d’enregistrement européen, identité et coordonnées du promoteur, autres pays concernés (le cas échéant), brève description, objectifs et méthodologie de la recherche, ainsi que son état d’avancement.

Outre ce répertoire, il existe pour certaines pathologies des registres spécialisés, produits par d’autres institutions, en coordination avec l’ANSM :

Pour en savoir plus, consultez les pages dédiées aux essais cliniques sur le site de l’ANSM.

Répertoire européen

Le registre des essais cliniques de l’Agence européenne du médicament (EU clinical trials register) recense les essais cliniques menés dans l’Union européenne.

Mis en œuvre en 2004 conformément à la directive 2001/20/CE relative à l’application de bonnes pratiques dans la conduite d’essais cliniques de médicaments à usage humain, il est alimenté par les organismes responsables en matière d’essais cliniques des pays de l’Union.

il recense près de 28 000 essais cliniques, ainsi qu’environ 18 000 essais cliniques en pédiatrie.

Répertoire mondial

Un nouveau portail, OpenTrials, apparu en 2015, se donne pour objectif de recenser les essais cliniques du monde entier.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet article (en anglais) paru dans BioMedCentral.

Benjamin Macé

PubMed : le MeSH et les concepts supplémentaires

Au moment de parcourir le MeSH Database, en préalable à l’interrogation de la base PubMed, il arrive que l’on rencontre un type de descripteur dont on ne comprend pas toujours le sens, voire l’utilité : ce sont les Supplementary concepts. Que sont donc ces «concepts supplémentaires» et à quoi peuvent-ils servir pour interroger PubMed ?

Quelques rappels sur le MeSH

Pour commencer, rappelons que le MeSH (Medical Subject Headings) est un vocabulaire contrôlé (ou thésaurus), c’est-à-dire une liste de mots-clés normalisés et hiérarchisés, utilisé pour décrire le contenu des articles référencés dans PubMed.

Le MeSH comprend (en 2016) environ 27.000 termes, répartis en 16 arborescences et couvrant l’ensemble du savoir biomédical. Concrètement, lors de la parution du numéro d’une revue indexée dans PubMed, les bibliothécaires de la NLM (la National Library of Medicine, aux États-Unis), aidés par des médecins spécialistes du domaine, attribuent à chaque référence une dizaine de mots-clés pour décrire le contenu de l’article. Ces mêmes mots-clés, employés par l’utilisateur de PubMed, permettent de cibler les documents correspondant à un sujet de recherche.

mesh Continuer la lecture de « PubMed : le MeSH et les concepts supplémentaires »

En vidéo, découvrez la NLM de… 1963

La National Library of Medicine vient de mettre en ligne un film de 1963, au charme suranné, présentant ses missions de l’époque – encore d’actualité pour la plupart.

Après l’inauguration du nouveau bâtiment de Bethesda le 14 décembre 1961, on découvre les origines militaires de l’institution (Joseph Lovell en 1836), et le premier bâtiment de briques rouges ouvert au public à Washington en 1888.

Ce court documentaire (24 mn, sous-titrage anglais disponible) présente ensuite la NLM au moment où elle emménage dans ses locaux flambant neufs. Le travail en coulisses est détaillé au grand jour, à l’aube de l’informatisation : la collecte de la littérature médicale du monde entier, pour alimenter l’Index Medicus, ancêtre de PubMed (que vous pouvez toujours consulter dans la salle Landouzy du pôle Médecine de la BIU Santé), le choix des Subject Headings, sans oublier les collections patrimoniales (avec la Fabrique de Vésale en vedette américaine).

Si les bibliothécaires à chignon et les machines à écrire sont moins courantes de nos jours, on se plaint déjà de la prolifération excessive des documents (180.000 par an !) et l’on envisage le futur, avec Medlars, qui servira de base à PubMed trente ans plus tard.

Un témoignage passionnant sur la plus grande bibliothèque médicale du monde.

Nouvelle base de données LiSSa, en français

On l’attendait depuis plus d’un an, l’équipe du CISMeF vient de lancer officiellement une nouvelle base de données bibliographique médicale en langue française.

Le projet BDBfr donne ainsi naissance à LiSSa, pour LIttérature Scientifique en SAnté.

lissa_400-300x101« Cette base de données comprend aujourd’hui plus de 800 000 références issues de PubMed mais aussi de 72 journaux scientifiques qui n’y figurent pas et de 53 qui y figurent de façon incomplète. Si l’on considère uniquement les années supérieures à 2000, la moitié du contenu de LiSSa est inédite. Plus de 80 000 résumés en français sont également proposés.
La liste des périodiques apparaissant dans LiSSa est disponible à cette adresse http://www.lissa.fr/rep/revues. »

La base LiSSa, gratuite, est principalement destinée aux professionnels de santé. Elle propose des références de contenus gratuits ou payants, provenant de supports papier ou numérique (revues, encyclopédies, ouvrages…).

Ce projet, issu d’un travail considérable, s’étoffera encore dans les mois qui viennent.

À suivre !

En savoir plus

FAQ détaillant le projet