Chemist and druggist online

À l’instar de la BIU Santé avec Medic@, la Wellcome Library numérise également ses collections de périodiques anciens.

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sequaLa Wellcome Library a donc récemment mis en ligne la collection complète de Chemist and Druggist, revue officinale publiée depuis 1859. La numérisation, qui court jusqu’à 2010, complète la collection locale du pôle Pharmacie de la BIU Santé (qui s’étend quant à elle de 1865 à 2007, avec quelques lacunes).

Vous pourrez désormais retrouver ce périodique, souvent appelée C+D, dans notre liste de revues électroniques.

À noter que les journalistes d’il y a un siècle s’intéressaient aux actualités pharmaceutiques des autres pays, et notamment la France.

En savoir plus

L’accès à la revue numérisée sur le site de la Wellcome Library.

« Chemist and Druggist » : 157 ans de pharmacie à portée de clic. Article dans le n°3291 du Quotidien du pharmacien [abonnés]

After 270 years of oblivion, Van Horne’s atlas of anatomy, a jewel of the 17th century, has been rediscovered

[French version of this post]

251 drawings from the Dutch Golden Age by Johannes Van Horne and Marten Sagemolen

van-horneIn 1656, in Amsterdam, Rembrandt painted his second Anatomy lesson. At the same time, in Leiden, in the Netherlands Golden Age that was brimming with artistic and scientific innovations, anatomy professor Johannes Van Horne and artist Marten Sagemolen were working on an unprecedented anatomical atlas of the muscles in color. Although it remained unpublished, the European intelligentsia celebrated this work. Then, strangely enough, these drawings fell into oblivion in the course of the 18th century.

Four large volumes comprising 251 drawings, systematically organized in several series and constituting a large part of this anatomical atlas, have just been identified in the collection of the BIU Santé (Health Inter-University Library).

The Library is now unveiling this jewel, which should be of major interest to both historians of medicine and sciences and historians of art.

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Identification was made by Hans Buijs (Fondation Custodia, Paris) on Friday, June 17, 2016. One single sentence found in the margin of a drawing dated 1654 revealed the name of the artist, but also, with absolute certainty, that of his patron, as well as important pieces of information on the constitution of the collection.

Marten Sagemolen’s signature, dated 1660 (Ms 29)
Marten Sagemolen’s signature, dated 1660 (Ms 29)
Johannes Van Horne’s name, in Ms 29
Johannes Van Horne’s name, in Ms 29

The very same sentence is indeed featured in the notes of famous physician Herman Boerhaave (1668-1738), one of the former owners of these volumes. Tim Huisman, in his doctoral dissertation in 2008, The Finger of God, Anatomical Practice in 17th-Century Leiden (Leiden University, 2008. p. 73 sq), published and documented these fragments. After examination of the four manuscripts under this bright new light, there can be no doubt whatsoever on their identity.

Small myology of the arm and shoulder, dated 1654 and signed by Marten Sagemolen (Ms 29)
Small myology of the arm and shoulder, dated 1654 and signed by Marten Sagemolen (Ms 29)

We publish an article that establishes the authenticity of the documents, gives part of their history, and provides an inventory of the four volumes. The article is subject to modifications: potential corrected versions will be available from the present column, at the same address.

Download the article: Johannes Van Horne and Marten Sagemolen’s myology: Four volumes of anatomical drawings of the Golden Age rediscovered
at the Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris)
, by Jean-François Vincent and Chloé Perrot (final version, August 31, 2016. License CC By-SA 4.0)

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Le cheval, star de Gallica

Le 4 février 2016, la BIU Santé s’associait à la Bibliothèque nationale de France pour présenter le projet Gallica consacré à l’hippiatrie. L’objectif de ce projet est de mettre en valeur le patrimoine équestre par un travail collaboratif de numérisation. La mise en ligne de ces ressources sous la forme d’un parcours thématique permet d’accroître la visibilité des collections riches et variées (livres, monnaies, objets, photographies, etc.) de la BnF et de ses partenaires.

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La parcours hébergé sur Gallica est organisé en 6 thématiques : les classiques du cheval, équitation et élevage, soins du cheval, cheval au travail, loisirs équestres et sites et patrimoine immobilier équestres.

Chaque thématique est divisée en sous-thèmes, on trouve par exemple sous « soins du cheval » des ressources sur l’anatomie, l’hygiène, la pathologie et la thérapeutique ainsi que les collections du musée Fragonard.

3-3Ce parcours regroupe les collections de la BnF dispersées dans les fonds spécialisés : monnaies antiques à l’effigie d’un cheval ou de Pégase, partitions de quadrilles à cheval, cartes du service des haras, marionnettes de cavalier, etc. ; mais également de ses partenaires :

  • Le musée Fragonard de l’ENVA, qui compte des milliers de ressources imprimées, squelettes, moulages en plâtre, cire ou carton remontant jusqu’au 18e siècle qui servirent à l’enseignement vétérinaire ;
  • La BIU Santé dont les fonds de médecine vétérinaire et d’histoire de la médecine traitent de l’étude du cheval ;
  • Le château-musée, l’École de cavalerie et l’École nationale d’équitation, tous situés à Saumur abritent des bibliothèques historiques et des musées consacrés à la cavalerie ou l’équitation.

Ainsi regroupées en un parcours, ces ressources sont facilement localisables et exploitables (pour celles libres de droits) par tous les chercheurs et curieux intéressés par les carrosses et cow-boys, chevaliers et maréchaux-ferrants.

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La bibliothèque du collège de pharmacie (1570-1789) en ligne !

Dans le cadre du projet «Bibliothèque Scientifique Numérique» (BSN5) financé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la BIU Santé a procédé ces trois dernières années à l’identification, puis à la numérisation, l’indexation et la mise en ligne des ouvrages qui constituaient, à la veille de la Révolution française, la bibliothèque du collège de pharmacie de Paris.

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Intérieur du collège de pharmacie, rue de l’Arbalète. Gravure de la Bibliothèque Nationale due à Auguste Guillaumot (1815-1892) d’après un dessin de E. Rouyer (1827-1901), extraite de l’ouvrage La salle des actes de la faculté de pharmacie-Paris V.

Cette bibliothèque, créée en 1570 à partir d’un don princeps de sept volumes, a d’abord connu une croissance lente de ses collections. Les maîtres apothicaires et épiciers ayant la charge de leur communauté prirent, dès la fin du XVIe siècle, l’habitude de laisser quelques volumes à la bibliothèque en souvenir de leur passage à la jurande. Ainsi, sur près de deux cents ans, seulement quelques dizaines de volumes vinrent compléter et accroître le fonds initial. C’est surtout à partir du milieu du XVIIIe siècle, à la faveur de dons plus importants, que la bibliothèque commune des maîtres apothicaires et épiciers de la ville de Paris put résolument changer d’échelle : des centaines de livres se trouvèrent désormais disposés sur les tablettes des trois armoires principales situées dans le «bureau» de la communauté, au premier étage d’un bâtiment acquis rue de l’Arbalète.

Lorsqu’en 1777 fut institué par ordonnance royale le collège de pharmacie de Paris, l’assemblée des maîtres apothicaires, séparés définitivement des maîtres épiciers, décida de procéder à l’inventaire des biens de la communauté. Il parut alors nécessaire de dresser le catalogue de la bibliothèque. Cette entreprise fut confiée aux prévôts René Tassart et Jean-François Hérissant. Commencé en 1780, ce catalogue fut achevé au terme de sept années de travail, puis transmis à l’écrivain-déchiffreur Saintotte qui le mit au propre. Il fut alors complété par un «État de la bibliothèque mise en ordre en 1787» et une «Table alphabétique des livres décrits ci-devant ….» ajoutée en 1788. Ce catalogue semble avoir été augmenté des nouvelles acquisitions au moins jusqu’en 1789. À cette date, la bibliothèque rassemblait déjà près de 500 volumes.

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Première page du catalogue dressé par René Tassart, copié par Saintotte

Précieusement conservé dans les collections du pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie de la BIU Santé, ce catalogue a pu servir de base à la reconstitution virtuelle de la bibliothèque du collège de pharmacie. Le travail d’identification et de localisation des exemplaires a montré qu’une grande partie des volumes se trouvait toujours conservée dans les collections de la bibliothèque de la faculté de pharmacie de Paris. Quelques exemplaires ont également pu être retrouvés à la faculté de pharmacie et de médecine de Toulouse (SICD Toulouse) qui a eu l’amabilité de les numériser pour aider la BIU Santé dans son projet de reconstitution.

Aujourd’hui, c’est un ensemble de 388 volumes qui est accessible dans la bibliothèque numérique Medic@, ce qui représente un taux de reconstitution d’environ 80%.

Ce projet de numérisation devrait permettre d’apporter un éclairage nouveau sur l’environnement intellectuel et matériel d’une communauté d’Ancien Régime : celle des apothicaires et épiciers parisiens. Dans cette perspective, la BIU Santé a établi plusieurs partenariats de recherche visant à promouvoir et valoriser un ensemble documentaire unique. Ces partenaires sont la Société d’histoire de la pharmacie, le club Histoire de la chimie (Société chimique de France) et le Laboratoire S2HEP (Sciences et Sociétés : Historicité, Éducation et Pratiques) de l’université Claude-Bernard Lyon 1.

college-pharmacieÀ la suite de la numérisation de cet ensemble, un site a été élaboré par deux étudiants du master «Technologies numériques appliquées à l’histoire» (École nationale des chartes) dans le cadre de leur stage proposant une recherche simple et avancée au sein de ce corpus ainsi qu’une reconstitution virtuelle de la bibliothèque.

Solenne Coutagne & Philippe Galanopoulos

 

Après 270 ans d’oubli, redécouverte de l’anatomie de Van Horne, trésor du 17e s.

[english version of this post]

251 dessins du Siècle d’or hollandais de Johannes Van Horne et Marten Sagemolen

van-horneEn 1656, à Amsterdam, Rembrandt peignait sa deuxième leçon d’anatomie. Au même moment, à Leyde, dans cette Hollande du Siècle d’or bouillonnant de nouveautés artistiques et scientifiques, le professeur d’anatomie Johannes Van Horne et le dessinateur Marten Sagemolen travaillaient à un grand atlas d’anatomie des muscles en couleur, sans équivalent à l’époque. Bien qu’elle soit restée inédite, la valeur de cette entreprise fut reconnue par des sommités de l’Europe savante. Puis ces dessins furent, étonnamment, perdus de vue au cours du XVIIIe siècle.

Quatre grands volumes, contenant 251 dessins, systématiquement réalisés et organisés en plusieurs séries et constituant une large partie de cet atlas d’anatomie, viennent d’être identifiés dans la collection de la BIU Santé.

La bibliothèque dévoile ainsi un nouveau trésor, avec lequel les historiens de la médecine et des sciences devront désormais compter, et qui devrait aussi exciter la curiosité des historiens de l’art.

IMG_6418-2A Myology by Johannes Van Horne and Marten Sagemolen: four books of original drawings dated from the Dutch Golden Age discovered at BIU Santé (Paris).
Identification, provenance, inventory.

In 1656 in Amsterdam, Rembrandt was painting his second lesson of Anatomy. At the same time, in Leiden, Johannes Van Horne, the renowned professor of Anatomy, and the painter Marten Sagemolen were working together at an unprecedented type of Anatomia. Despite the fact that the book remained unpublished, it was so innovative that the drawings almost instantly became famous among the European intelligentsia. But, strange as it may seem, they were totally forgotten during the eighteenth century and later on. Four large format sets of drawings for a total of 251 plates, organized in series – a large part of Van Horne and Sagemolen’s project – have just been identified in the BIU Santé collection. Today the library is enlightening a jewel and a milestone of significant interest to scholars in the History of Medicine, Sciences and Art.

L’identification a été effectuée grâce à Hans Buijs (Fondation Custodia, Paris) le vendredi 17 juin 2016. La lecture d’une phrase unique en marge d’un dessin daté de 1654 nous a donné le nom du dessinateur, mais aussi, de façon certaine, celle de son commanditaire, ainsi que d’importantes informations sur la constitution de la collection.

Signature de Marten Sagemolen datée de 1660 (Ms 29)
Signature de Marten Sagemolen datée de 1660 (Ms 29)
Le nom de Johannes Van Horne dans le Ms 29
Le nom de Johannes Van Horne dans le Ms 29

Cette même phrase se trouve en effet dans les papiers du célèbre médecin Herman Boerhaave (1668-1738), un des anciens propriétaire de ces volumes. Or Tim Huisman, dans sa thèse de doctorat de 2008, The Finger of God, Anatomical Practice in 17th-Century Leiden (univ. de Leyde, 2008. p. 73 sq), a édité et documenté ces fragments. Après l’examen des quatre manuscrits sous cette nouvelle et vive lumière, aucun doute ne subsiste plus sur leur identité.

Petite myologie du bras et de l'épaule, datée de 1654 et signée par Marten Sagemolen (Ms 29)
Petite myologie du bras et de l’épaule, datée de 1654 et signée par Marten Sagemolen (Ms 29)

Nous publions un article qui démontre l’identité des documents, donne une partie de leur histoire, et fournit un inventaire des quatre volumes. Cet article est susceptible de modifications : on trouvera les éventuelles versions corrigées à partir du présent billet et à la même adresse.

Télécharger l’article : La myologie de Johannes Van Horne et Marten Sagemolen : quatre volumes de dessins d’anatomie du Siècle d’or retrouvés à la Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris), par Jean-François Vincent et Chloé Perrot (version définitive, 31 août 2016. Licence CC By-SA 4.0)

Download the article: Johannes Van Horne and Marten Sagemolen’s myology: Four volumes of anatomical drawings of the Golden Age rediscovered at the Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris), by Jean-François Vincent and Chloé Perrot (final version, August 31, 2016. License CC By-SA 4.0)

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La BIU Santé s’exporte !

Au mois d’avril 2016, dans le cadre du programme de mobilité internationale initié par la COMUE Université Sorbonne Paris Cité, une bibliothécaire (votre serviteur) a eu l’opportunité de faire un séjour à Washington.

Le but était triple :

    • Assister au workshop “Images and Texts in medical history” hébergé par la National Library of Medicine.DSCN2530 Ce workshop a été l’occasion tout d’abord de rencontrer des chercheurs en histoire de la médecine et des bibliothécaires spécialisés du monde entier (le monde entier étant les États-Unis et l’Angleterre comme chacun sait…), et de discuter de l’apport des méthodes liées aux humanités numériques dans l’étude de l’histoire de la médecine à travers des partages d’expérience et des sessions de travaux pratiques (manipulation d’outils de fouille de texte et d’analyse d’images principalement).
      Pour en savoir plus :

    • DSCN2528Ce séjour s’est poursuivi par une immersion de quelques jours dans le service d’histoire de la médecine de la National Library of Medicine sise à Bethesda, Maryland. Lieu emblématique par la richesse des collections qui y sont conservées (inversement proportionnelle au nombre de fenêtres du bâtiment !), la NLM s’est lancée depuis 2006 dans une politique de numérisation soutenue du patrimoine médical conservé dans ses murs (dont vous pouvez voir les résultats sur leur bibliothèque numérique locale (http://collections.nlm.nih.gov/) ou sur Internet Archive)). Ainsi pendant ces quelques jours, nous avons pu échanger sur nos pratiques en matière de numérisation, de matériel et d’outils utilisés, de politique documentaire numérique, de signalement des collections numérisées… Panorama complété par les visites des ateliers de numérisation de la Cullman Library, la Dibner Library, de la Folger Shakespeare Library, de la bibliothèque du Congrès et la rencontre très enrichissante avec l’équipe de la Biodiversity Heritage Library ;
    • Last but not least, ce voyage bibliothéconomique a surtout permis d’amorcer la concrétisation d’un projet depuis longtemps évoqué dans les murs de la bibliothèque, l’intégration de la BIU Santé en tant que principal contributeur de la Medical Heritage Library. La bibliothèque numérique MHL regroupe les collections des principales bibliothèques du monde (mais comme dit plus haut, le monde c’est surtout les États-Unis et l’Angleterre !) ayant un fonds intéressant en histoire de la médecine. Les collections numérisées de la BIU Santé rejoindraient donc dans un futur relativement proche cette bibliothèque numérique collaborative hébergée sur Internet Archive. Ainsi, nos documents numérisés prendront place dans un ensemble thématique cohérent et bénéficieront d’une visibilité accrue du fait du public international drainé par Internet Archive. Et enfin, de nouvelles fonctionnalités permettront d’autres types de recherche et de navigation au sein de nos collections (la recherche plein-texte grâce à la reconnaissance optique de caractères…) en complément de Medic@ qui continuera bien sûr de rendre ses bons et loyaux services.

Donc un grand merci à toutes les personnes qui ont permis que ce voyage soit aussi fructueux !

Solenne Coutagne

Déesses de la BIV : voici le mois de mai…

mai2016En mai, fais ce qu’il te plaît. C’est pourquoi, après notre planche du mois dernier (qui n’était donc pas un poisson d’avril), la BIU Santé poursuit son exploration des représentations scientifiques du corps humain.

Souci de parité oblige, c’est désormais une personne du beau sexe qui nous dévoile les secrets de son bandage au genou. Les appels de note s’échelonnant au-dessus de la ceinture demeurant pour leur part plus mystérieux, puisqu’ils concernent un corset et un bandage à ressort spiral du cou.

Cette illustration est issue du Traité des bandages, des pansements et de leurs appareils, de Pierre-Nicolas Gerdy (Paris, Méquignon Marvis, 1837. Cote  006427). Vous y trouvez d’autres illustrations, parfois beaucoup plus audacieuses.

Chloé Perrot

Réunion du réseau EOD à Bern (28-29/4)

Le réseau EBooks-on-demand (EOD) réfléchit à ses prochains champs d’activité

Les 28 et 29 avril 2016, EOD, réseau de 37 bibliothèques à travers l’Europe, se réunit à la Bibliothèque nationale suisse à Bern.

Cette réunion annuelle sera prospective. Le service de numérisation EOD évolue en fonction des besoins de ses utilisateurs, et de la demande croissante de documentation en ligne. Les partenaires partageront leurs expériences et réfléchiront à la numérisation d’ouvrages épuisés, à l’intégration d’EOD à d’autres systèmes et à d’autres services, ainsi qu’à la préservation à long terme des données.

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Photo Clio Turbata

Le coordinateur du réseau EOD, la Bibliothèque régionale et universitaire du Tyrol (université d’Innsbruck) donnera des nouvelles du service et du réseau, ainsi que des développements du système informatique et du service d’impression à la demande. Un atelier, en collaboration avec la Bibliothèque nationale d’Estonie, portera sur la communication d’EOD.

La réunion est organisée par la Bibliothèque régionale et universitaire du Tyrol et elle est accueillie par la Bibliothèque nationale suisse.

Le service EOD a été lancé par 13 bibliothèques de 8 pays européens en 2006. Le réseau est ouvert à des institutions qui souhaitent numériser et rendre accessibles à la demande des ouvrages du domaine public.

En savoir plus

Veronika Gründhammer, université d’Innsbruck, bibliothèque, +43 512 507 8451.

Billet produit par Õnne Mets, Bibliothèque nationale d’Estonie  ; trad. française : J.-F. Vincent, Bibliothèque interuniversitaire de santé, Paris

Dievx de la BIV : le calendrier qui dévoile tout

dieuxEn ce début d’avril, la bibliothèque vous propose de porter un regard nouveau sur les représentations scientifiques du corps humain. Nous vous offrons donc la première page de notre calendrier des « DIEVX DE LA BIV » que vous retrouverez désormais chaque mois.

La numérisation récente des dessins originaux de Nicolas Henri Jacob pour le Traité de l’anatomie de l’Homme de Jean-Marc Bourgery (consultable gratuitement dans notre bibliothèque numérique Medic@, avec plus de 120.000 autres documents) nous a tout naturellement fourni le modèle idéal pour représenter dignement ce mois d’avril 2016 (et pourtant, en avril, « ne te découvre pas d’un fil », comme le proclame le dicton).

Chloé Perrot

Mise en ligne du fonds Albéric Pont

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, la Bibliothèque interuniversitaire de Santé a tenu à apporter sa pierre à l’édifice mémoriel en facilitant l’accès au fonds du Dr Albéric Pont grâce à la numérisation et à la mise en ligne d’un grand nombre de documents.

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Rappelons en effet que la bibliothèque a acquis en 2012 un important ensemble ayant appartenu au Dr Pont, grâce au soutien de la Société française d’histoire de l’art dentaire, du Groupement des sociétés scientifiques odonto-stomatologiques, de la Société francophone de réhabilitation maxillo-faciale et de la Fondation des gueules cassées.

Ce fonds compte, entre autres, deux albums de photographies des Gueules cassées que le stomatologue avait prises en charge à Lyon, entre 1914 et 1918. Le premier d’entre eux comporte des commentaires, une « histoire de la maladie » succincte mais riche d’informations.

Ces albums sont désormais consultables dans la bibliothèque numérique Medic@ à cette adresse : http://www.biusante.parisdescartes.fr/histmed/medica/cote?pont_gc_album

La bibliothèque possède en outre un grand nombre de documents annexes : d’autres photographies et plaques de verre, des céroplasties des visages des patients (une imagerie en trois dimensions avant la lettre), des moulages, des instruments de travail et des publications, regroupés dans la banque d’images de la BIU Santé à l’adresse suivante: http://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/images/index.php?mod=a&orig=BIUMICOPON

Le fonds représente ainsi plus de deux mille documents dont la majeure partie a été numérisée et est aujourd’hui offerte au public. Cette mise en ligne a été rendue possible grâce au mécénat de la Fondation des Gueules Cassées qui a subventionné les travaux numériques nécessaires. Elle permet une consultation aisée et ouverte à tous, et favorise également la préservation des originaux, qui restent toutefois communicables sur demande motivée.

Nous attirons l’attention des usagers sur le fait qu’un important travail de structuration des données a été effectué afin de regrouper les documents concernant un même patient ou un même type de traumatisme.

Toutes les mentions de noms des soldats ont bien sûr été masquées sur les images diffusées en ligne afin de préserver leur anonymat. Cependant, dans le cadre d’une recherche généalogique, il est possible de contacter directement le service d’histoire de la santé pour plus d’informations.

Outre cet ensemble documentaire, il existe sur le travail du Dr Pont des éléments complémentaires conservés dans d’autres institutions, notamment au Musée des Hospices civils de Lyon et au Musée du Service de Santé des armées du Val-de-Grâce. Le fonds Albéric Pont, source précieuse pour l’histoire de la Grande Guerre et pour l’histoire de la médecine – notamment concernant les techniques de chirurgie réparatrice et les techniques d’imagerie médicale – mériterait, en conséquence, une étude approfondie que nous encourageons.

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Une partie des pièces conservées à la BIU Santé est actuellement présentée à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne dans l’exposition « Face à face : regards sur la dé(re)figuration » organisée par le Pr Bernard Devauchelle. On peut y voir par exemple l’un des albums de photographies ainsi qu’une série de onze moulages et céroplasties de visages. Cette exposition, qui devait initialement se tenir jusqu’au 11 novembre, sera prolongée jusqu’au 31 mars 2016.

Estelle Lambert et Chloé Perrot