Conférence « Poisons versus remèdes » le 21/09

« Morsure de serpent ou contact cutané avec une plante peuvent nous intoxiquer mais suscitent également l’attention des chercheurs pour toutes sortes d’applications médicales. Qu’en est-il des « poisons » qui guérissent ? »

Source : Inserm

Dans le cadre du cycle de conférences citoyennes « Santé en questions », une présentation autour des applications médicales des substances toxiques produites par les animaux et les plantes est coorganisée le jeudi 21 septembre 2017, de 19h à 20h30, à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris et au Musée des Confluences à Lyon, par l’Inserm et Universcience.

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De l’officine au laboratoire pharmaceutique. Appel à communication

Le Groupe d’histoire de la chimie et la Société d’histoire de la pharmacie lancent un appel à communication pour la journée d’étude du 15 novembre 2017, au 250 rue Saint-Jacques, 75005 Paris.

De l’officine au laboratoire pharmaceutique : la transformation de la fabrique familiale en entreprise internationale au XXe siècle.

«Dès le milieu du XIXe siècle, des fabriques souvent à caractère familial se développent autour de quelques spécialités, mais la majeure partie des médicaments est fabriquée à l’officine, et l’exercice de la pharmacie est soumis à la loi du 21 germinal an XI. Si quelques réformes légales sont réalisées au XIXe siècle, il faut attendre les années 20 pour une évolution significative. La Première guerre mondiale avait révélé les fragilités de l’organisation de la production pharmaceutique en France. En effet, les premières entreprises pharmaceutiques ont un caractère de microentreprises souvent familiales réparties sur tout le territoire. Après la guerre, les conditions sont réunies pour une réforme de la législation qui ne sera effective qu’en 1926 (décret du 13 juillet).

[Pharmacie du docteur A. Gavaudan. 114, Bd de Charonne. Paris 20e art]
L’entre-deux-guerres est favorable au développement de l’industrie pharmaceutique qui prend souvent le nom de laboratoire pharmaceutique et élabore des spécialités médicales dans le même temps que la pharmacie commerciale se développe dans le respect des savoirs artisanaux dans un contexte de demande sociale plus soucieuse de sa santé. Les fabricants s’allient également à des laboratoires de contrôle à fin de certification. L’utilisation croissante des produits issus de l’industrie chimique organique et des nouvelles méthodes de recherche basées sur la science (notamment en bactériologie, biologie et médecine), sont aussi associées à de nouvelles techniques physiques d’analyse et de mesures (PHmétrie, spectroscopie, chromatographie…).

Les politiques publiques essaient de contrôler plus étroitement la production pharmaceutique dans le même temps que se développent les assurances sociales. De la loi du 11 septembre 1941 à l’ordonnance du 4 février 1959, l’État encadre davantage l’industrie pharmaceutique. Dans les années 1950, le laboratoire semble être prestataire au service de la collectivité. Le contexte des années 60 et 70 change la situation, sur fond de crise économique, et accélération des échanges internationaux, l’entreprise pharmaceutique familiale est confrontée au marché mondial et à la concurrence étrangère, voire est rachetée par les groupes étrangers. On assiste alors à une restructuration du domaine, une transformation des politiques commerciales, un abandon d’une vision trop hexagonale, une influence croissante voire un rapprochement (ou une absorption par) des groupements étrangers.

Dans ce contexte d’une profonde mutation de la pharmacie au XXe siècle, nous voudrions au cours de ce colloque aborder les conditions législatives (politique publique par exemple, brevets), économiques, techniques et scientifiques de cette mutation de l’officine au laboratoire industriel, notamment à partir d’exemples de cas, soit d’entreprises familiales, ou de groupes industriels (Laboratoire Clin, Rhône-Poulenc, UCLAF, Mérieux, Sanofi, etc.), soit de «spécialités médicales» (neuroleptiques, antibiotiques, vitamines, anesthésiants, etc.), soit l’introduction et le développement de nouvelles techniques d’analyse et de mesures, etc. Des exemples étrangers seraient aussi bienvenus (CIBA, Sandoz, Roche, Bayer, etc.).»

Les propositions d’interventions, en français ou en anglais (titre et résumé de 1000 caractères ou 150-200 mots maximum) sont à envoyer à Danielle Fauque & Olivier Lafont avant le 30 septembre 2017.

Comité scientifique : les membres des conseils d’administration du GHC et de la SHP.

Une source bibliographique à consulter : Sophie Chauveau, L’invention pharmaceutique. La pharmacie française entre l’État et la société au XXe siècle (Paris, Institut d’édition Sanofi-Synthélabo, 1999). À consulter à la BIU Santé, pôle Pharmacie (cote 210776, empruntable) et pôle Médecine (cote 232987-110)

De l’officine au laboratoire pharmaceutique : la transformation de la fabrique familiale en entreprise internationale au XXe siècle
Debut: 11/15/2017
250, rue Saint-Jacques
Paris, Île-de-France
75005
FR

Les tisanes : des « boissons innocentes » en ligne dans la Banque d’images

Tisane de santé Bernardo, dite tisane des cent vertus

La BIU Santé met en ligne dans sa Banque d’images et de portraits un corpus composé d’une soixantaine de boîtes de tisanes et documents d’accompagnement (publicités, lettres, brochures). Ces objets et documents témoignent de la production, de la vente et de la consommation de tisanes et boissons à base de plantes à visée thérapeutique ou de bien-être dans la première moitié du XXe siècle.

Un médicament ?

À l’origine, la tisane, ou ptisane, est un mot dérivé du grec qui désigne une décoction d’orge pilée bouillie dans de l’eau. Hippocrate, dans son livre Du régime dans les maladies aiguës, préconisait déjà l’usage de cette boisson pour soigner et alimenter les malades. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie entend par tisane « tout liquide médicamenteux qui, contenant peu de parties actives, est destiné à former la boisson ordinaire d’un malade ». Elles constituent ainsi la base de la médecine domestique. Selon Guillaume-François Rouelle (1703-1770), maître-apothicaire à Paris et démonstrateur de chimie au Jardin du roy, « le malade en fait sa boisson ordinaire, c’est pourquoi il faut qu’elle soit agréable et qu’elle ne dégoûte point autant que la vue de la curation le permet ». Le célèbre chimiste et apothicaire Nicolas Lémery, dans sa Pharmacopée universelle publiée en 1697, disait de la tisane « quelle n’est pas si chargée en drogues, car comme elle est employée pour le boire ordinaire, on la rend le moins désagréable qu’on peut ».

Tisane feuilles d’oranger bigarade

Au XIXe siècle, les tisanes figurent en bonne place dans la Pharmacopée française, le Dorvault, ainsi que dans de nombreux formulaires et ouvrages de référence pharmaceutiques. L’édition de 1818 de la Pharmacopée française prend cependant soin de préciser que les tisanes « ne doivent leurs vertus qu’à une très petite quantité de médicaments qu’elles tiennent en dissolution » et que « ces boissons doivent être légères, et le moins désagréables possible, pour que le malade ne s’en dégoûte pas, puisqu’il est obligé d’y revenir souvent ».

Malgré toutes ces précautions d’usage, les tisanes connaissent un tel succès en France que des voix s’élèvent pour en réguler l’usage et en relativiser l’intérêt thérapeutique. Ainsi Jean Buisson, dans ses Observations sur le code pharmaceutique en 1830, indique que l’« on n’établit pas de règles assez sûres et assez précises pour la préparation de ces médicaments. Ainsi par exemple, on ne différencie presque pas les racines, les écorces et les bois qui doivent supporter l’ébullition d’avance ceux qui peuvent la supporter sans altération […]. Les doses ne sont pas assez précisées dans cet ouvrage […]. » Quelques décennies plus tard, le médecin Adolphe Burggraeve (1806-1902) s’exprime ainsi : « Quand on visite les hôpitaux on est frappé du luxe des tisaneries et des innombrables bouteilles, qui de là se répartissent dans les diverses salles, au point que chaque malade a la sienne – quelquefois deux. Les malades non alités trouvent le moyen de les vider autre part que dans leur estomac ; mais pour ceux que la fièvre tient au lit, impossible de leur échapper. »

Zoom sur les tisanes de la Banque d’images et de portraits
Thé mexicain du Dr Jawas

Les boîtes de tisanes et documents d’accompagnement numérisés et disponibles dans la Banque d’images et de portraits forment un ensemble de près de 60 pièces, datant de la première moitié du XXe siècle. On y trouve une grande variété d’informations : famille de tisane, symptômes traités, posologie, formulation, circuit de distribution, prix, timbre ou visas des organismes chargés du contrôle des médicaments, poids, date de fabrication…

Certaines de ces tisanes sont citées dans des formulaires et ouvrages de référence contemporains. Ainsi le Thé mexicain du Dr Jawas contre l’obésite figure dans le Formulaire des principales spécialités de parfumerie et de pharmacie de René Cerbelaud, pharmacien chimiste (Paris, 1905). Les tisanes Dausse sont quant à elles présentées de manière fort élogieuse dans l’édition de 1927 du Dictionnaire des spécialités pharmaceutiques, plus connu sous le nom de Dictionnaire Vidal, comme offrant « le maximum d’activité thérapeutique ». Précisons tout de même que le Vidal laissait à l’époque la description des spécialités à la discrétion du fabricant…

Tisane Sanifer

Nous retrouvons ce même vocabulaire flatteur sur les boîtes de tisanes. Vendues en officine, dans un format parfois insolite, elles se parent de mille propriétés thérapeutiques : purgatives, laxatives, anti-épileptiques, antiseptiques, calmantes, rafraîchissantes, toniques… La liste des vertus que leur bel emballage leur attribue est sans fin. On note également une attention particulière portée au soin de l’appareil digestif dans l’argumentaire commercial. Toute référence au monde clérical est un gage supplémentaire de l’efficacité et de l’authenticité de la préparation (« Thé dépuratif du frère Basile », « Tisane des Chartreux de Durbon », « Tisane de santé de Sœur Ynès », etc.). Enfin, certaines posologies laissent les patients modernes que nous sommes songeurs. Ainsi une boîte entière de tisane des Pères Augustins est « à macérer 4 jours dans un litre de bon vin blanc » tandis qu’un petit verre de cognac peut être ajouté au litre de vin blanc nécessaire à la préparation de la tisane du Curé de Deuil.

Il est ainsi possible d’extraire de ce corpus une grande quantité d’informations. Elles mériteraient très certainement une étude systématique et approfondie, qui nous renseignerait sur la place des tisanes dans l’arsenal thérapeutique du début du XXe siècle, les techniques commerciales employées par les fabricants pour vendre leur produit ainsi que sur la médecine domestique.

Catherine Blum

Inscrivez-vous au DU d’histoire de la pharmacie !

La salle des actes de la Faculté de pharmacie de Paris, vers 1904

Les inscriptions au DU d’histoire de la pharmacie proposé par l’université Paris Descartes sont ouvertes. Vous trouverez tous les détails concernant le diplôme et les modalités d’inscription ici.

Pour la deuxième année consécutive, l’université Paris Descartes propose ainsi un enseignement en histoire de la pharmacie, soit 100 heures réparties en 16 jours de décembre 2017 à juin 2018, à raison de 2 jours consécutifs par mois. Au cours de cette formation sont évoqués les thèmes principaux de la discipline, de l’histoire des apothicaires à la naissance de l’industrie pharmaceutique, en passant par le portrait de pharmaciens célèbres. Cet enseignement permet de sa familiariser avec les sources de l’histoire de la pharmacie et de découvrir des lieux emblématiques du patrimoine pharmaceutique, notamment la Salle des Actes de la faculté de pharmacie, le musée de Matière médicale François-Tillequin, sans oublier la bibliothèque de la Faculté de pharmacie.

Extrait du catalogue Ménier, 1877

Cette formation est ouverte à toute personne intéressée par l’histoire du médicament et de la pharmacie, désireuse d’effectuer des recherches dans ce domaine.

Vous pouvez adresser toutes vos questions au département Formation Continue de la Faculté de Pharmacie de Paris (par mail à formation.continue@pharmacie.parisdescartes.fr ou par téléphone au 01 53 73 99 10).

Société d’Histoire de la Pharmacie : séance du 7/6

Le mercredi 7 juin 2017, la salle des Actes de la faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire) a accueilli une séance de la Société d’Histoire de la Pharmacie.

Trois interventions se sont succédé au cours de cette séance :

1) Cécile Raynal, membre de la SHP : Le chocolat Pailhasson et les pastilles Malespine, deux confiseries fabriquées par des pharmaciens ;

2) Rached Besbes, pharmacien hospitalier de Tunisie retraité : Ali Bouhageb, pharmacien, ministre de la Santé de Tunisie sous le protectorat français ;

3) Oliver Lafont, président de la SHP : Charles Tanret, pharmacien d’officine et chercheur scientifique.

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Prochaine séance de la SHP le 7/6

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie (entrée libre) se tiendra le mercredi 7 juin 2017, à 16h30, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont.

Elle aura lieu dans la salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Ordre du jour :
1) Accueil par le président.
2) Informations du secrétaire général.
3) Communications :

Source : Medic@, Banque d’images et de portraits
  • Le chocolat Pailhasson et les pastilles Malespine, deux confiseries fabriquées par des pharmaciens, par Cécile Raynal (20 min.).

 

  • Ali Bouhaged, pharmacien, ministre de la Santé de Tunisie sous le protectorat français, par Rached Besbes (20 min.).

 

  • Charles Tanret, pharmacien d’officine et chercheur scientifique, par Olivier Lafont (20 min.).

  • Information sur le diplôme d’université d’Histoire de  la pharmacie délivré par la faculté de pharmacie de Paris (Université Paris Descartes), par Bruno Bonnemain.

 

Date : Mercredi 7 juin 2017, à 16h30.

Lieu : salle des Actes de la Faculté de Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Entrée libre.

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter la Société d’histoire de la pharmacie.

Séance de la Société d'Histoire de la Pharmacie
Debut: 06/07/2017 04:30 pm
4, avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Société d’histoire de la pharmacie : séance du 22/03/17

SHPCe mercredi 22 mars 2017 s’est tenue la séance de la Société d’histoire de la pharmacie dans la Salle des Actes de la Faculté de pharmacie de Paris. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y assister, en voici un bref résumé.

Après l’annonce des informations relatives à l’actualité de la SHP et de l’histoire de la pharmacie par le secrétaire général Bruno Bonnemain, quatre interventions se sont succédé durant cette séance présidée par le professeur Olivier Lafont, président de la SHP.

The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri
The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri

Bruno Bonnemain a fait le récit d’un séjour de plusieurs mois effectué en Amérique du Nord, à la découverte des monuments historiques et musées consacrés à l’histoire de la pharmacie. Parmi les lieux remarquables qu’il a eu la chance de visiter, on citera la Maison Bolduc à Sainte Geneviève dans le Missouri, le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal ou encore le Monastère des Augustines à Québec.

Remy Bellenger : Le Laboratoire Dausse, une histoire de familles, 1824-1929

Couv-DausseRemy Bellenger a retracé l’histoire d’une entreprise familiale florissante, le Laboratoire Dausse, à l’occasion de la parution de son ouvrage Le Laboratoire Dausse : une histoire de familles (1824-1929) publié aux éditions L’Hexaèdre. À partir de ses archives familiales et de nombreuses sources historiques, il a pu reconstituer le parcours de son ancêtre Amans Dausse, pharmacien de métier. Propriétaire d’une officine située au 10, rue de Lancry à Paris, Amans Dausse rencontre un certain succès dans la fabrication et la vente de remèdes et médicaments. En 1834, il fonde le Laboratoire Dausse, spécialisé dans la fabrication de médicaments à base de plantes.

Vous pouvez découvrir la suite de cette saga industrielle et familiale en vous procurant l’ouvrage de Remy Bellenger ici.

Bruno Bonnemain : Le Journal de pharmacie et de chimie en 1917

Bruno Bonnemain, Secrétaire général de la SHP, a analysé la publication du Journal de pharmacie et de chimie au cours de l’année 1917, à travers le prisme de la Grande Guerre. Les nouvelles du front et le contexte politique et idéologique de l’époque influent sur le contenu d’une publication spécialisée, à travers des articles portant sur des sujets d’ordre technique (rôle des vêtements dans l’infection des blessures de guerre, accès à l’eau potable sur le front…) ou plus général (l’industrie pharmaceutique en Russie, la production des alcaloïdes en temps de guerre…). En parallèle à l’événement, le Journal de pharmacie et de chimie maintient une politique éditoriale plus classique en abordant des thèmes connexes tels que la chimie alimentaire avec la polémique autour du lait écrémé par exemple, ou encore l’histoire de la pharmacie.

Sophie Jacqueline : Étude pharmaco-archéologique des baumes de momification en Égypte ancienne

Bec d'ibis momifié, collection privée
Bec d’ibis momifié, collection privée

Sophie Jacqueline, lauréate du prix de thèse de la Société française d’histoire de la médecine, nous a présenté l’étude pharmaco-archéologique qu’elle a réalisée dans le cadre de sa thèse d’exercice sur les baumes de momification en Égypte ancienne. De nouvelles méthodes d’analyse permettent de mieux connaître les méthodes de momifications, ainsi que la composition des baumes et des substances participant à la conservation des corps. Cette étude a été conduite selon un cadre méthodologique très strict, composé successivement d’un examen macroscopique, d’un examen scannographique, d’un examen à loupe binoculaire, d’une analyse élémentaire et enfin d’une analyse chromatographique. L’examen d’artefacts et de crânes de momies datant de l’Égypte ancienne permet d’affiner et d’approfondir les connaissances historiques et scientifiques relatives aux techniques d’embaumement. Sophie Jacqueline poursuit actuellement ses études dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sur l’apport des techniques médico-légales dans l’art premier.

Pour en savoir plus : Jacqueline, Sophie. « Les produits d’embaumement égyptiens : nouvelles données pharmacologiques ». Histoire des sciences médicales, 2016, Vol. 50 (1), pp. 43-52.

Olivier Lafont : Masséot Abaquesne en vente publique à Paris, durant le dernier quart du XXe siècle

Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996
Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996

Olivier Lafont a reconstitué le parcours de pots de pharmacie décorés par le célèbre faïencier du XVIe siècle Masséot Abaquesne dans une série de ventes publiques qui se sont tenues à Paris durant le dernier quart du XXe siècle. Ces pots, dont certains peuvent être identifiés avec exactitude grâce à la signature du maître, se caractérisent par l’emploi de motifs en rinceaux et de figures de profil, typiques de l’école de faïencerie rouennaise de la Renaissance. Leur cote marchande a varié au cours des décennies en fonction de leur originalité, de leur rareté et de leur état, ainsi que de la fiabilité de leur attribution à Abaquesne. Ces pots ont circulé de collections privées en collections privées, réapparaissant occasionnellement lors de ventes publiques au cours des dernières décennies, jusqu’à rejoindre les collections publiques de musée pour certains d’entre eux. À travers l’histoire de ces objets se dessine en filigrane l’histoire du marché de l’art à la fin du XXe siècle.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent admirer de plus près les œuvres de Masséot Abaquesne, une exposition intitulée « Masséot Abaquesne, l’éclat de la faïence à la Renaissance » se tient actuellement et jusqu’au 23 avril prochain au Musée de la Céramique de Rouen.

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 7 juin 2017.

Catherine Blum

Conférence sur les pots de pharmacie – le 18/03

« De la poterie vernissée à la porcelaine, les pots de pharmacie du Moyen Âge au début du XXe siècle »

Collection H. Fialon
Pots de la collection Henri Fialon. Source : Banque d’images et de portraits, Medic@

Le samedi 18 mars 2017, à 14h30, au Musée Flaubert et d’histoire de la médecine CHU-Hôpitaux de Rouen, venez assister à la conférence donnée par le professeur Olivier Lafont, professeur honoraire à la faculté de médecine et de pharmacie de Rouen et président de la Société d’histoire de la pharmacie.

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Prochaine séance de la SHP le 22/03

SHPVenez assister à la prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie (entrée libre) qui aura lieu le mercredi 22 mars 2017, à 16h30, sous la présidence du Professeur Olivier Lafont.

Elle se tiendra dans la salle des Actes de la Faculté de Pharmacie de Paris (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Ordre du jour :
1) Accueil par le président.
2) Informations du secrétaire général.
3) Communications :

Photographie des Laboratoires Dausse. Source : Banque d'images et de portraits, Medic@.
Photographie des Laboratoires Dausse. Source : Banque d’images et de portraits, Medic@.

 

Le Laboratoire Dausse, une histoire de familles (1824-1829), par Rémy Bellanger (15 minutes).

 

Journal de pharmacie et de chimie, année 1902. Source : Gallica.
Journal de pharmacie et de chimie, année 1902. Source : Gallica.

Le Journal de pharmacie et de chimie en 1917, par Bruno Bonnemain (15 minutes).

 

Caricature du Docteur Doyen. Source : Banque d'images et de portraits, Medic@.
Caricature du Docteur Doyen. Source : Banque d’images et de portraits, Medic@.

Étude pharmaco-archéologique des baumes de momification en Égypte ancienne, par Sophie Jacqueline (15 minutes).

 

Pot de pharmacie
Pot de pharmacie

Masséot Abaquesne en vente publique à Paris, durant le dernier quart de siècle, par Olivier Lafont (15 minutes).

 

 

Date : Mercredi 22 mars, à 16h30.

Salle des Actes (4, avenue de l'Observatoire)
Salle des Actes (4, avenue de l’Observatoire)

Lieu : salle des Actes de la Faculté de Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris).

Entrée libre.

Si vous souhaitez assister à cette séance, vous pouvez contacter la Société d’histoire de la pharmacie.

Prochaine séance : Mercredi 7 juin 2017.

4, avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Sidonie Vicet

Quand l’Histoire de la Pharmacie rencontre l’Histoire de la Chimie

SHPAu siège de la Société chimique de France, le 23 novembre dernier, la Société d’Histoire de la Pharmacie (SHP) et le Club d’Histoire de la Chimie (CHC) ont organisé une séance commune sur le thème « Industrie et Chimie thérapeutique ».

Autour de ce sujet, trois conférences ont été présentées lors de la réunion :

  • La sérendipité au service de l’innovation thérapeutique, par Claude MONNERET, membre de la SHP et du CHC ;
  • Les innovations pharmaceutiques liées à la production de Pénicilline, par André FROGERAIS, membre de la SHP ;
  • Ernest Fourneau et la méthodologie en chimie thérapeutique, par Olivier LAFONT, président de la SHP.

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