Revue e.sfhm et Prix 2017 de la SFHM

Nouveau numéro de la revue e.sfhm

Le dernier numéro de la revue e.sfhm (supplément illustré électronique à la revue Histoire des sciences médicales) vient de paraître.

Au sommaire :

  • Véronique Boudon-Millot. – De la thériaque pour les empereurs : de l’archiatre de Néron à celui des Sévère
  • Jean-François Hutin. – Les illustrations des Sonnets du Docteur Georges Camuset
  • Prix de thèse en histoire de la médecine Georges Robert 2016
  • Prix 2016 d’histoire de la médecine de l’Académie nationale de médecine et de la Société française d’histoire de la médecine

Prix 2017 de la SFHM

La Société Française d’Histoire de la Médecine décerne chaque année des prix donnant droit au titre de lauréat de la Société.

Les prix concernent des mémoires de master ou des thèses consacrés à l’histoire de la médecine, publiés ou soutenus, en langue française, durant les 24 derniers mois.

Ces prix sont attribués de la manière suivante :
– l’un au titre d’une thèse de médecine ;
– et l’autre au titre d’une thèse ou d’un mémoire de master émanant d’une faculté ou d’une école « autre que médicale ».

Félix Vicq d’Azyr. Frontispice du Traité d’anatomie et de physiologie (F-A Didot, 1786).

Chaque prix donne droit à une médaille de la Société gravée au nom du lauréat et sera accompagné d’un chèque (d’un montant variable décidé chaque année par le CA), à condition que le candidat assiste à la séance de proclamation et de remise des prix lors de la séance solennelle du mois de mars.

Les candidats doivent envoyer deux exemplaires de leur mémoire ou thèse, accompagnés d’une notice biographique, avant 31 décembre 2017 à l’adresse suivante (envoi possible par mail) :

M. Guy COBOLET
Bibliothèque Interuniversitaire de Santé
12, rue de l’École-de-Médecine
75270 PARIS Cedex 06

En savoir plus

Pour tout renseignement, contacter G. Cobolet, tél : 01 76 53 19 70 ; email : guy.cobolet@biusante.parisdescartes.fr

Page de présentation du prix et palmarès des années précédentes

Colloque « Santé et médecine à la cour de France » (19-20 octobre)

Un colloque international sur le thème «Santé et médecine à la cour de France» se tiendra les 19 et 20 octobre 2017 à l’Institut d’études avancées de Paris.

Il est organisé par Stanis Perez (MSH Paris Nord) et Jacqueline Vons (Université de Tours / SFHM) dans le cadre de l’axe de recherche «La médecine à la cour de France» de Cour de France.fr, et est consacré aux questions relevant de la santé et de la médecine à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle. Il a pour but d’approfondir l’étude du rôle des médecins, chirurgiens et apothicaires dans la vie quotidienne des espaces et des personnes de l’entourage royal ainsi que dans la mise en place de stratégies collectives pour éviter, fuir ou combattre les épidémies. Cette manifestation apportera également un éclairage nouveau sur le rôle joué par le mécénat royal en tant que vecteur de promotion et de diffusion de notions ou de pratiques médicales nouvelles. Les communications présentées interrogeront enfin l’image que les médecins de cour ont voulu ou ont pu donner d’eux-mêmes tant à leurs contemporains qu’à la postérité. Toutes ces pistes seront explorées à travers un panel de sources variées, à la lumière de l’historiographie récente et à la confluence tant de l’histoire des textes médicaux que de l’étude de la cour de France.

Les inscriptions (obligatoires et gratuites) sont ouvertes sur le site de l’IEA.

Programme

Jeudi 19 octobre

9h15 : accueil
9h45 : introduction au colloque par Stanis Perez

10h-12h – La cour, un lieu privilégié des connaissances et des pratiques médicales ?
Président de séance : Alexandre Lunel, Université Paris 8

Franck Collard, Université Paris X-Nanterre,
Entre savoir et pouvoir : les professionnels de la santé à la cour de Charles VII.

Évelyne Berriot-Salvadore, Université de Montpellier,
La cour, caution et vecteur d’un savoir médical vulgarisé

Stanis Perez, MSH Paris Nord,
Antimoine, médecine et alchimie à la cour autour de la guérison de Louis XIV en 1658

12h00-14h00 – Déjeuner

14h-18h – Quand la cour est malade…
Présidente de séance : Élisabeth Belmas, Université Paris XIII

Bénédicte Lecarpentier-Bertrand, Université Paris XII-Créteil
Des corps souffrants et sous surveillance : problèmes et soins de santé à la cour de France dans la première moitié du XVIIe siècle (années 1590-1670)

Xavier Le Person, Université Paris IV, IEP Paris,
Les Mercures de la politique. Les médecins de cour au chevet de la politique en France aux XVIe et XVIIe siècles

Justin Rivest, Université de Cambridge,
Médicaments curiaux, médicaments charitables : Le médecin de cour Adrien Helvétius et la distribution des remèdes aux soldats et aux pauvres sous Louis XIV

15h40-16h00 – Pause

Geneviève Xhayet, Université de Liège,
Curistes issus de la cour de France aux eaux de Spa

Charles-Eloi Vial, BnF,
Soigner et être malade à la cour de Napoléon Ier

Vendredi 20 octobre

9h30-12h – Le monde médical à la cour : influences et stratégies ….
Président de séance : Vivian Nutton, First Moscow State Medical University

Isabelle Coquillard, Université Paris X-Nanterre
L’affirmation d’un groupe professionnel à la cour

Joël Coste, EPHE (APHP),
Chirac, la Cour et la peste de Provence (1720-3)

Jacques Rouessé, Académie nationale de médecine,
La maladie de Louis XV l’été 1721

Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, présidente de la SFHM
Pierre Dionis, chirurgien aulique (1643-1718)

12h00-14h00 – Déjeuner

14h-16h – Le médecin de cour en montre
Président de séance : Guy Cobolet, Bibliothèque interuniversitaire de Santé

Magdalena Koźluk, Université de Lödz,
Prescrire et plaire aux Seigneurs et aux Dames de la cour : Les Ordonnances de N. A de la Framboisière

Chloé Perrot, université de Lille 3, École du Louvre,
La Médecine absente. Portraits de médecins de cour du XVIe au XIXe siècle

Loïc Capron, Université Paris-Descartes, APHP,
Diafoirus père et fils, ou la revanche des médecins auliques ?

Conclusions du colloque par Jacqueline Vons

Continuer la lecture de « Colloque « Santé et médecine à la cour de France » (19-20 octobre) »

Un fiascaud pour la rentrée des Dievx de la BIV

Après le hipster-triton du mois d’août, retour à des considérations plus terre à terre pour le calendrier de rentrée. En septembre, période de reprise des études, la BIU Santé est fière de vous présenter Fiascaud, carabin du milieu du XIXe s.

Télécharger le calendrier de septembre 2017.

L’image provient de la couverture de l’ouvrage suivant : Comment on étudie la médecine à Paris. Histoire de Fiascaud, (Bien Aimé) ex étudiant, ex noceur, viveur, polkeur, aujourd’hui père de famille et propriétaire. Consultable au pôle Médecine de la BIU Santé (cote 9175 ou 156766/395-24). Ou directement en ligne dans notre bibliothèque numérique Medic@ (plus de 16.000 ouvrages anciens numérisés, disponibles gratuitement en ligne).

De médecine, il ne sera au final guère question dans cet album, qui préfigure par sa forme les futures bandes dessinées. Mais on y retrouve bien des livres (sans doute) médicaux (p. 18), on y parle tisanes (p. 11), et on y souligne l’importance de la polka pour réussir dans le domaine médical (p. 15). Quant aux problèmes rencontrés par les étudiantEs en médecine de la même période, retrouvez-les dans le calendrier de juin dernier.

Étudiantes en médecine qu’on retrouve plus sérieuses dans une série de cartes postales Royer du début du XXe s. On peut notamment lire, en légende de la n°2 :

«N’allez pas croire que le béret sur l’oreille et le parapluie en bataille je vais comme un homme perdre mon temps à déambuler de brasserie en brasserie. Je travaille.»

En savoir plus

Pour davantage d’informations sur cet album, consulter l’excellent billet de blog sur Töpfferiana.

Concours 2018 de la soc. fr. d’histoire des hôpitaux

La Société Française d’Histoire des Hôpitaux organise en partenariat avec
l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris un concours destiné à encourager
la connaissance de l’histoire des hôpitaux, et plus largement celle de
l’assistance, de la bienfaisance et de la charité, aux origines de l’institution hospitalière.

Peuvent concourir les auteur(e)s, universitaires ou non, de travaux en langue française, rédigés, publiés ou soutenus après le 1er janvier 2014.

Afin d’encourager leur publication, les travaux universitaires lauréats font
l’objet de prix dotés en numéraire par le mécénat hospitalier. Les autres
travaux lauréats, déjà publiés, sont distingués par la médaille de la Société
française d’histoire des hôpitaux.

L’attribution des prix aura lieu au cours du premier semestre 2018.
Les travaux doivent être déposés en trois exemplaires papier auprès du
Département des patrimoines culturels (DPC) de l’AP-HP.

Un article de présentation (entre 5 000 et 6 000 caractères, espaces
comprises), à paraître dans la revue de la SFHH avec le palmarès, doit être
adressé, en parallèle, en format traitement de texte par courrier électronique, à la SFHH.

La date limite de dépôt des dossiers de candidatures auprès de l’AP-HP est fixée au 31 octobre 2017.
Les candidatures sont à adresser au Département des patrimoines culturels de l’AP-HP.

L’article de présentation pour la revue et toutes demandes de renseignements sont à adresser à :
DPC
Coordination du concours SFHH
7, rue des Minimes – 75003 Paris
Tél. 01 40 27 50 77
Courriel : archives.ap-hp@sap.aphp.fr
Site internet : http://archives.aphp.fr
Société Française d’Histoire des Hôpitaux
1, résidence Sus-Auze – 84110 Vaison-la-Romaine
Tél : 06 19 79 55 17
Courriel : sfhh@orange.fr
Site internet : www.biusante.parisdescartes.fr/sfhh

22e réunion de la Société internationale d’histoire des neurosciences

La 22e réunion de la Société internationale d’histoire des neurosciences aura lieu du 19 au 23 juin 2017 à Besançon.
Elle est co-organisée par la France (université de Franche-Comté notamment) et la Suisse (Swiss Medical Network). Une excursion culturelle en Suisse complètera d’ailleurs les sessions tenues à Besançon.

Retrouvez ici le programme détaillé

Cette réunion sera l’occasion d’évoquer Jules Déjerine, le célèbre neurologue, mort il y a 100 ans en 1917. Retrouvez les images liées à ce médecin dans notre banque de portraits (plus de 200.000 photos disponibles gratuitement en ligne).

En savoir plus

Le site de la Société internationale d’histoire des neurosciences (ISHN)

Le site de la réunion 2017 et son programme

Jules Déjerine dans notre base biographique

Maison de l'économie 46 Avenue Villarceau
Besançon, Bourgogne-Franche-Comté
25000
FR

Les DIEVX de juin invitent Caroline Muller

Ce mois-ci les Dievx de la BIV reçoivent Caroline Muller, historienne et blogueuse. Agrégée d’histoire, elle est professeure agrégée à l’université de Reims Champagne-Ardenne et soutiendra prochainement une thèse sur la direction de conscience au XIXe siècle à l’université Lyon 2.
Ses recherches touchent, entre autres, à l’histoire du genre et à l’histoire du soin et de la thérapeutique. C’est donc tout naturellement que nous lui avons demandé d’analyser l’illustration de notre calendrier du mois de juin.

Télécharger le calendrier de juin 2017.

La gravure zoomable sur notre banque d’images.

Cette caricature de Draner est parue en 1883 dans l’Almanach du Charivari. Le caricaturiste révèle le climat qui entoure les revendications des femmes qui souhaitent avoir accès à la carrière de médecin dans le dernier tiers du XIXe siècle.

La caricature suit une rhétorique plutôt classique, celle de l’inversion des sexes. On y présente les femmes dans des rôles inhabituels dans le but de tourner en ridicule celles qui revendiquent de nouveaux droits. Cette « inversion des rôles » se retrouve dans de nombreuses caricatures, par exemple celles qui visent les suffragistes. Elle constitue une violente charge contre les femmes qui voudraient devenir médecins, mais est aussi un excellent révélateur des angoisses masculines au sujet des places et rôles de genre.

When Women vote, carte postale, coll. C. H. Palczewski

Draner souligne d’abord l’incapacité des femmes à devenir médecins : elles cherchent à « se mettre à la hauteur des Princes de la science » (vignette « En consultation ») mais leurs seules qualités professionnelles sont la séduction. C’est le sens de la vignette « Vous êtes paralytique, vous voudriez marcher ? Eh bien, venez m’embrasser ». Les femmes manquent non seulement d’intelligence, mais aussi de l’autorité qui permet d’incarner la fonction de médecin : la « chirurgienne major », juchée sur son cheval, est tournée en dérision. Le titre même de la caricature renvoie à cette imposture : là où le « médecin » est une identité professionnelle à part entière, c’est la féminité qui prime dans la dénomination de « femmes médecins ». Les vignettes ne cessent de renvoyer à cette « essence » féminine : le médecin est d’abord une femme qui accouche (« mon médecin qui est en mal d’enfant ») ou une séductrice profitant de la situation pour assouvir son désir sexuel (« est-il jeune et joli garçon ? »). Continuer la lecture de « Les DIEVX de juin invitent Caroline Muller »

L’oeil et la pierre, avec M. Labonnelie

L’an passé, nous avions évoqué le concours Filmer sa recherche, remporté par Muriel Labonnelie, fidèle lectrice de la BIU Santé.

Mme Labonnelie est maître de conférence à l’université de Bourgogne, chercheuse en histoire de la médecine gréco-romaine au Laboratoire d’Archéologie Moléculaire et Structurale (LAMS).

labonnelieUn nouveau film mis en ligne par le CNRS retrace le parcours de cette scientifique, spécialiste de l’ophtalmologie gréco-romaine, dans le cadre de ses propres recherches sur les cachets à collyres.

Trente-huit minutes pour découvrir l’histoire étonnante de ces petits objets qui ont longtemps dérouté les archéologues.

Pour mémoire, «Les collyres se présentaient sous forme de “petits pains solides” : on dissolvait une petite portion de ces “petits pains” au moment de les administrer. Les cachets à collyres présentent des inscriptions gravées en caractères rétrogrades sur leurs petites faces : ils servaient à estampiller les remèdes.»

En savoir plus

L’œil et la pierre, un film de Marcel Dalaise et Muriel Labonnelie (38 mn).

oeil_et_pierre

Les ouvrages de Muriel Labonnelie à la BIU Santé

  • Gourevitch D, Biville F, Pardon-Labonnelie M, Bonet V. Pour une archéologie de la médecine romaine. Paris: De Boccard; 2011. (Collection Pathographie).
  • Guardasole A, Pardon-Labonnelie M, Marganne M-H, Oulad Hammou K, Bénézet J-P, Moulinier L, et al. Pharmacopoles et apothicaires : les “pharmaciens” de l’Antiquité au Grand Siècle [actes des 4èmes Rencontres d’histoire de la médecine, des pratiques et des représentations médicales dans les sociétés anciennes, Troyes, 20-21 janvier 2006]. Paris: l’Harmattan; 2006.
  • Pardon M, Guillaumin J-Y. L’oculistique dans le monde romain : textes et documents épigraphiques (1er-Ve s. apr. J.-C.). [S.l.]: s.n.; 2004. (thèse)
  • Pardon-Labonnelie M. La coupe d’Hygie : médecine et chimie dans l’Antiquité [actes de la journée d’étude organisée au Centre de recherche et de restauration des musées de France, Paris, le 24 juin 2011]. Dijon: Éd. universitaires de Dijon; 2013. (Sociétés).
  • Dutailly et la démocratisation de la botanique à Lyon (1879-1881). Chaumont: Société de sciences naturelles et d’archéologie de la Haute-Marne; 2000.

 

La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés

Un colloque intitulé «La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés» est organisé à la Cour de cassation, le vendredi 31 mars 2017.

La focale retenue est celle de l’expertise médico-légale et toxicologique (évolution, contours et limites) dans l’exercice de la justice d’hier et d’aujourd’hui.

La matinée sera consacrée à l’histoire de la médecine judiciaire ; l’après-midi est conçu comme un échange entre universitaires, experts, avocats et magistrats sur des problématiques actuelles.

medecinejudiciaireCe colloque aura lieu de de 9h45 à 18h00, en Grand’chambre, 5, quai de l’Horloge – Paris 1er. Entrée sur présentation d’une pièce d’identité
avec inscription préalable obligatoire avant le 27 mars 2017 sur le site Internet www.courdecassation.fr.

Manifestation validée au titre de la formation continue des magistrats et avocats.

Programme

9h15 Accueil des participants

9h45 Propos introductifs
Alexandre Lunel, maître de conférences à l’université de Paris VIII, membre du centre de recherche de droit privé et droit médical (EA 1581)

La médecine judiciaire au regard de l’histoire

sous la présidence de Jean-Pierre ROYER, historien de la justice

10h00 Savoir médical et systèmes judiciaires à la fin du Moyen-Âge
Franck COLLARD, professeur d’histoire du Moyen-Âge à l’université de Paris-Ouest-Nanterre

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Orfila, pionnier de la toxicologie médico-légale

10h30 Justice discrétionnaire ou médecine légale ? Figures de l’avis médical durant l’Ancien Régime
Thibault DESMOULINS, doctorant en droit de l’université Paris II-Panthéon-Assas, Institut d’histoire du droit

11h00 Le medicus jus impune occidendi : fiction littéraire ou réalité juridique ?
Antoine Leca, professeur de droit à l’université d’Aix-Marseille, directeur du centre de droit de la santé

11h30 Discussion

12h00 Déjeuner libre

La médecine judiciaire à l’époque contemporaine

sous la présidence de Christian PERS doyen de la chambre criminelle

14h00 Du colloque singulier à la médecine 2.0 : vers une objectivisation de l’appréciation du magistrat ?
Lina WILLIATTE-PELLITTERI, professeur des universités catholiques, avocat au barreau de Lille, membre du C3RD

14h30 La toxicologie scientifique au service de la justice : évolution et exemples contemporains
Marc DEVAUX, Gilbert PEPIN, experts judiciaires près de la cour d’appel de Paris, experts agréés par la Cour de cassation

15h00 Discussion

15h30 La preuve à l’épreuve et la difficulté du lien causal : l’exemple du vaccin contre l’hépatite B et de la robotique chirurgicale
Claire MICHELET, avocat au barreau de Paris

16h00 Le rapport d’expertise médicale : un simple avis pour le juge ?
Jacques BUISSON, conseiller à la chambre criminelle

16h30 Discussion

17h00 Propos conclusifs
Denis SALAS, magistrat, président de l’AFHJ
Sylvie HUMBERT, professeur des universités catholiques, directrice du C3RD, secrétaire générale de l’AFHJ

17h30 Exposition «médecine et justice»
Philippe GALANOPOULOS, conservateur des bibliothèques, directeur de la bibliothèque de la Cour de cassation

À noter : Philippe Galanopoulos, anciennement responsable des collections patrimoniales de pharmacie à la BIU Santé, a également collaboré à la réalisation de l’ouvrage collectif L’expertise en police scientifique (à télécharger librement) rédigé sous la direction du professeur Ivan Ricordel, directeur honoraire du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de Police de Paris. Plus d’information dans notre billet de blog.

En savoir plus

Télécharger le programme au format PDF

Le portrait de Mathieu Orfila est issu de notre banque d’images et de portraits, plus de 200.000 images libres de droits.

Debut: 03/31/2017 09:45 am
Fin: 03/31/2017
Duree: 8 heures:
5, quai de l'Horloge
Paris, Île-de-France
75001
FR

Les archives du cancérologue Georges Mathé à la BIU Santé

Au moment où s’achève l’exposition Georges Mathé à l’hôpital Paul-Brousse, la BIU Santé met à jour sa présentation Medic@ consacrée à ce cancérologue et immunologue, pionnier de la greffe de moelle osseuse.

CIPN20067Il est difficile de résumer en quelques lignes la carrière de ce chercheur, mort en 2010 à l’âge de 88 ans. Étudiant en médecine à Paris, et résistant, pendant la Guerre, il devient chef de clinique à l’hôpital Broussais en 1953. C’est en 1958 qu’il réalise les premières greffes de moelle osseuse, avant de devenir chef du service d’hématologie de l’Institut Gustave-Roussy en 1961. Ses multiples recherches portèrent sur l’immunothérapie, la polychimiothérapie, la médecine translationnelle, la lutte contre le Sida…

Il participa activement à la création et au fonctionnement de l’Inserm, du Circ, de l’Icig, de l’Arc, de l’Esmo et de l’OERTC.

En plus d’avoir été un scientifique renommé, Georges Mathé fut aussi un lecteur assidu de la bibliothèque de la faculté de Médecine, devenue BIU Santé. De ses années d’étude jusqu’à la fin de sa carrière, il fut un habitué de nos salles pendant plus de 60 ans, passant plusieurs fois par mois pour ses recherches, jusqu’à sa mort en 2010.

En 2003, la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine a acquis un tapuscrit de Georges Mathé. Ce texte, «les greffes incompatibles» avait été rédigé pour une conférence au début des années 1960. Georges Mathé participa à la mise en ligne de ce document sur le site de la BIUM, complété par deux autres articles.

En 2016, la BIU Santé a pu accueillir un certain nombre d’archives lui ayant appartenu, grâce à un don de sa fille, Catherine Gaston-Mathé. Notamment 38 cartons, contenant plus d’un millier de tirés à part, écrits par Georges Mathé entre 1948 et 2009. L’ensemble est aussi accompagné de documents divers (une conférence écrite pour la Chine en 2009 mais jamais prononcée, les cartes de FFI et du RPF de cet ancien résistant…) et de photographies, qui ont pu être légendées avec l’aide de Mme Mathé. Cet ensemble sera prochainement consultable à la BIU Santé.

Vous retrouverez donc sur la nouvelle présentation Medic@ :


Nous remercions Mme Gaston-Mathé, tous les professeurs et intervenants, ainsi que le BMJ Publishing Group, les éditions Elsevier, Masson et Robert Laffont, d’avoir autorisé la reproduction des documents composant ce dossier.

En savoir plus

La présentation Medic@ sur le professeur Mathé

Notice et bibliographie dans la base Biographie de la BIU Santé

Le dossier consacré à Georges Mathé sur le site Histoire de l’Inserm

Page Wikipédia de Georges Mathé

Visites privées : la naissance de Louis XIII

Mercredi 25 janvier 2017, l’émission Visites privées (France 2, 15h40), animée par Stéphane Bern avait pour sujet l’accouchement public des reines de France.

bernC’est plus particulièrement la naissance de Louis XIII qui a été mise en avant.

Jacques Gélis, historien spécialiste de la naissance, a été interviewé dans le cadre du musée d’histoire de la médecine de l’université Paris Descartes.

bourgeois

À cette occasion, la Bibliothèque interuniversitaire de Santé a prêté deux de ses ouvrages :

Ainsi que la reproduction d’un portrait de Louise Bourgeois, l’auteure des deux ouvrages précédents. Sage-femme ayant accouché Marie de Médicis, elle est la première de son métier à avoir rédigé un traité d’obstétrique, très novateur pour l’époque.


Accouchement public des reines de France

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