La médecine judiciaire à la Cour de cassation

En mars 2017 la Cour de cassation organisait un colloque intitulé «La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés».

Les actes de ce colloque (sous la direction scientifique de Sylvie Humbert, Philippe Galanopoulos et Alexandre Lunel) sont désormais disponibles aux Éditions LEH. Ils sont également consultables et empruntables au pôle Pharmacie de la BIU Santé (et sur place au pôle Médecine – merci à Philippe Galanopoulos, l’un des auteurs, pour ce don !).

Une exposition sur le même thème avait été organisée par la bibliothèque de la Cour de cassation, à partir de ses documents. Vous pouvez maintenant la retrouver en ligne à cette adresse.

[Culture] La médecine judiciaire dans les collections de la bibliothèque de la Cour de cassation from Cour de cassation on Vimeo.

En savoir plus

La BIU Santé vous propose elle aussi des ressources propres à la médecine légale.

Retrouvez sur notre site l’ebook gratuit rédigé sous la direction du professeur Ivan Ricordel, directeur honoraire du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de Police de Paris : L’expertise en police scientifique.

Enfin, la BIU Santé a collaboré à certaines numérisations disponibles sur le blog Criminocorpus, sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles.

Les collections patrimoniales du pôle Pharmacie : sélection de nouveautés

Recueil de remèdes et recettes en français et en espagnol, fin XVIIIe-début XIXe s.

Le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous présente une sélection de documents récemment entrés dans ses collections patrimoniales en salle de lecture Dorveaux jusqu’au vendredi 2 mars 2018. Manuscrits, brochures et objets datant du XVIe au XXe siècle viennent enrichir les collections patrimoniales de la bibliothèque, héritière de la bibliothèque de la communauté des apothicaires de Paris puis du Collège de pharmacie sous l’Ancien Régime.

Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à la Faculté de pharmacie de Paris, la plupart des documents libres de droits entrant dans les collections patrimoniales sont numérisés et visibles dans la bibliothèque numérique Medic@ ou dans la Banque d’images et de portraits de la BIU Santé. La sélection ci-après témoigne de la grande variété documentaire de nos collections patrimoniales, que ce soit en termes de support, date de publication ou contenu :

  • Fermentation pour les tumeurs exémateuses, pierre vulnéraire

    Recueil de remèdes et recettes en français et en espagnol, fin XVIIIe-début XIXe s.
    Manuscrit contenant de nombreuses recettes de remèdes contre divers maux, vérole, fièvre quarte, dysenterie, gale… Reliure en parchemin
    Cote : MS 224
    Numérisé dans Medic@

Les recueils de remèdes manuscrits sont une source utile pour connaître l’histoire des pratiques thérapeutiques, et plus particulièrement de la médecine populaire. Les rédacteurs de ces recueils y consignaient les remèdes réputés soigner les maladies les plus fréquemment rencontrées à une époque et dans un lieu donnés. Les recettes, parfois assez hétéroclites (incluant notamment le nettoyage des métaux, du cuir, la cuisine…), proviennent de livres imprimés ou sont issues de la tradition orale.
Découvrez d’autres documents consacrés aux remèdes dans Medic@.

La BIU Santé possède un ensemble composé d’une soixantaine de boîtes de tisanes et documents d’accompagnement (publicités, lettres, brochures). Ces objets et documents témoignent de la production, de la vente et de la consommation de tisanes et boissons à base de plantes à visée thérapeutique ou de bien-être dans la première moitié du XXe siècle.
Plus de détails sur cette collection dans ce billet de blog.

  • Le guide vacances des Laboratoires Sandoz
    Laboratoires Sandoz. Guide vacances
    [Paris], Édition Publicité Parisienne Prenant, [1965]
    Cote : RES 69324

Cette brochure atteste de l’inventivité des Laboratoires Sandoz en matière de publicité et de communication d’entreprise. Elle s’insère parfaitement dans le contexte économique et culturel des Trente Glorieuses, qui permet aux Français les plus aventureux de voyager à l’étranger. Les laboratoires Sandoz ont tout prévu, et vous proposent des médicaments en adéquation avec le pays visité et les maladies que vous êtes susceptibles d’y attraper.
Le pôle Pharmacie possède une collection de plus de 4 500 brochures de laboratoires, présentée dans ce billet de blog.

  • Facture de la pharmacie Cadet pour Monsieur le Baron Danger, XIXe s.
    [Facture à l’en-tête] Cadet, pharmacien, rue Saint-Honoré, n°108, vis-à-vis l’Hôtel d’Aligre, ci-devant au coin de la rue de l’Arbre-Sec.
    [Paris], [Vers 1820]
    Cote : MS 223
    Numérisé dans Medic@

Il s’agit d’une importante facture manuscrite détaillant une cinquantaine de produits vendus à «Monsieur le Baron Danger» au cours des dix premiers mois de 1825 : éther acétique, rouleau de sirop de gomme, sirop d’écorces d’oranges amères, feuilles de mélisse, farine de lin, huile de ricin, emplâtre vésicatoire au camphre, lait d’amandes, laudanum, baume du Pérou, parfum de Russie, seringue à injection, etc.
L’officine appartient à la célèbre famille de médecins et pharmaciens Cadet de Gassicourt.
Pour en savoir plus sur cette illustre famille, consultez notre base biographique.

  • Ordonnancier de la pharmacie Lhopitallier
    Page de la libération de Paris, août 1944 : «Libération de Paris. Glaces brisées»
    Cote : MS 210-16

Les collections d’ordonnanciers apportent un témoignage rare et précieux de l’activité officinale aux XIXe et XXe siècles, qu’il s’agisse des pratiques médicales et pharmaceutiques, de l’évolution des épidémies ou encore du prix des médicaments. La pharmacie Lhopitallier, dont la façade est encore visible aujourd’hui rue Soufflot dans le 5e arrondissement, subit quelques dégâts durant la libération de Paris, visibles sur les pages tâchées d’encre de son ordonnancier datant d’août 1944.
Une thèse d’exercice de pharmacie consacrée à l’histoire de cette officine est disponible sur la page Asclépiades de notre site : Maisonnier, Clotilde. De la pharmacie Lhopitallier au Musée Carnavalet. Thèse pour l’obtention du Diplôme d’État de Docteur en pharmacie. Paris Sud, 2013.
De nombreux articles consacrés aux ordonnanciers sont publiés dans la Revue d’histoire de la pharmacie, notamment « Ordonnancier et préparations magistrales de 1906 à 1960 », par Jean-Marc Aiache, Marie-Dominique Dussaud et Simone Aiache (n°261, 1984. pp. 151-157).

Ces acquisitions sont à la disposition des chercheurs et étudiants en histoire de la pharmacie, de la chimie ou de la cosmétologie souhaitant enrichir leur corpus d’étude ou à la recherche de sources pouvant faire l’objet d’un mémoire d’étude voire d’une thèse. N’hésitez pas à contacter la bibliothèque pour en savoir plus et découvrir nos collections patrimoniales.

Catherine Blum

Les collections patrimoniales du pôle Pharmacie : sélection de nouveautés
Debut: 08/01/2018
Fin: 02/03/2018
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Exposition Champignons au pôle Pharmacie

Le jeudi 9 novembre prochain a lieu la désormais traditionnelle « Exposition Champignons » organisée par les étudiants de l’UELC « Exposition Champignons » et les mycologues du service de Pharmacognosie et Biologie Végétale de la Faculté de pharmacie de Paris. À cette occasion, le pôle Pharmacie de la BIU Santé présente une sélection d’ouvrages et objets anciens et contemporains consacrés à la mycologie en salle Dorveaux, du lundi 6 novembre au vendredi 22 décembre 2017.

Les ouvrages issus du fonds patrimonial du pôle Pharmacie de la BIU Santé vous offrent un aperçu de l’évolution de la représentation et de la classification des champignons à travers l’histoire, tandis que les ouvrages récents apportent un éclairage contemporain sur le sujet.

  • Agaric. Mattioli, Les Commentaires sur les six livres de Pedacius Dioscoride…. Lyon, 1627

    MATTIOLI, Pierandrea. Commentaires de M. P. André Matthiolus, medecin senois, sur les six livres de Pedacius Dioscoride Anazarbeen de la matiere medecinale… A Lyon, a l’Escu de Milan, par la Vefve de feu Gabriel Cotier, 1572. Cote : RES 110565

  • LETELLIER, Jean-Baptiste. Figures de champignons servant de supplément aux planches de Bulliard, peintes d’après nature et lithographiées. Paris : Meilhac, 1838. Cote : 458
  • MICHELI, Pier Antonio. Nova plantarum genera iuxta Tournefortii methodum… Florence, Typis Bernardi Paperinii, 1729. Cote : 5433
  • CLUB PHARMACEUTIQUE D’EDUCATION POUR LA SANTE. Les informations de la santé. N°67, 1983. MS 201 (3)
  • KIOSQUE EDUPHARMA. Les champignons [brochure]. Fin du XXe siècle. Cote : MS 201 (3)

Des moulages en résine de champignons (années 1960) sont également présentés à cette occasion. Ils nous ont été aimablement prêtés par François-Hugues Porée, maître de Conférences au laboratoire de Pharmacognosie.

Si les champignons ont une place de choix dans le cursus des étudiants de pharmacie (cours de mycologie des 3e année, des 5e et 6e année de la filière Officine, sorties pédagogiques en forêts avec les enseignants) et dans les collections de la bibliothèque, c’est non seulement en raison de leur intérêt pour la recherche et la pharmacognosie, mais aussi pour les propriétés toxiques de nombre d’entre eux. Les appels à la vigilance des autorités sanitaires sont d’ailleurs récurrents et abondamment relayés en cette période de l’année propice aux balades en forêt. Une augmentation des cas d’intoxication est malheureusement constatée cette année, ainsi que l’indique une publication récente du Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP).

En complément de la sélection d’ouvrages actuellement présentée en salle de lecture, nous vous renvoyons également à une bibliographie réalisée à l’occasion de l’exposition l’année dernière.

Enfin, pour bien faire le tri après votre cueillette, vous pouvez consulter la formation en ligne (MOOC) proposée par l’Université de Rouen et vous rendre bien sûr dans la pharmacie la plus proche de chez vous.

Catherine Blum

Exposition Champignons
Debut: 11/06/2017
Fin: 12/22/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Les poisons à la Faculté de pharmacie

Si vous avez raté les Journées du patrimoine organisées à la Faculté de pharmacie de Paris le 16 septembre dernier, le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous donne une chance de vous rattraper ce mois-ci avec une sélection d’ouvrages anciens illustrant l’histoire des poisons présentés en salle Dorveaux jusqu’au 3 novembre 2017. Une sélection d’ouvrages contemporains empruntables en salle de lecture complète cette présentation. Vous pouvez également poursuivre vos pérégrinations dans notre Banque d’images et de portraits et dans la bibliothèque numérique Medic@, sur les traces de Mathieu Orfila, père de la toxicologie moderne, ou en parcourant les planches de nos flores médicales et herbiers.

Gautier d’Agoty. Planche représentant la jusquiame noire

Catherine Blum

Les poisons, arme du crime et remède
Debut: 09/01/2017
Fin: 11/03/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Exposition « Venenum » du Musée des Confluences (Lyon)

« Au fil des siècles, le poison a toujours fasciné les hommes. Moyen de défense ou outil de pouvoir ? Arme mortelle ou composant aux vertus médicinales ? L’exposition Venenum revient sur l’incroyable ambiguïté de ces substances et leurs rôles dans l’histoire de la culture, la science et les croyances, la médecine et la criminologie. »

L’exposition Venenum : un monde empoisonné, présentée au Musée des Confluences à Lyon  jusqu’au 13 avril 2018, explore la thématique du poison dans la nature et dans les sociétés humaines, au regard d’une présentation interdisciplinaire.

Elle explore différentes utilisations des poisons, décrivant les affaires des grandes empoisonneuses ainsi que les « poisons d’aujourd’hui » qui peuvent être rencontrés dans la toxicité de certains produits de l’industrie cosmétique, par exemple.

Venenum, un monde empoisonné from Musée des Confluences on Vimeo.

Pour aller plus loin

Venenum, le site de l’exposition.

Le dossier de presse de l’exposition : consultable à la BIU Santé pôle Pharmacie, cote 615.900 9 VEN.

La bande dessinée de l’exposition : consultable à la BIU Santé pôle Pharmacie, cote 502052.

Galerie des poisons

Retrouvez aussi la thématique des poisons dans notre banque d’images et de portraits (plus de 200.000 illustrations libres de droit, téléchargeables gratuitement).

 « Que ce soit un moyen de défense ou de pouvoir, une arme mortelle ciblée ou diffuse, une menace environnementale ou encore un espoir pour la médecine de demain, les poisons ont toujours suscité crainte et fascination. »

Debut: 04/15/2017
Fin: 04/13/2018
Musée des Confluences - 86 quai Perrache
Lyon
69000
FR

Expo Zanzucchi au musée d’histoire de la médecine

Jusqu’à la mi-novembre 2017, le musée d’Histoire de la médecine accueille une nouvelle exposition intitulée «Trace et lumière des simples».

Elle met en valeur le travail de l’artiste Pierre Zanzucchi, réalisé à partir d’un herbier du pôle Pharmacie de la BIU Santé.

Retrouvez l’histoire de cette œuvre sur notre blog (2014), et dans notre exposition virtuelle Vies d’herbier.

Toutes les œuvres sont exposées à nu, sans vitre, directement offertes à l’œil du visiteur, qui pourra ainsi en apprécier tous les effets de matière et de couleurs.

Cette exposition est présentée en trois parties différentes, dans les lieux suivants :

Chaque partie de l’exposition comprend un ensemble d’une quarantaine d’œuvres.

Un catalogue de 96 pages contient les reproductions des œuvres présentées. Il est en vente au musée, et consultable au pôle Médecine de la BIU Santé (cote 156766-448-20).

«L’ESPRIT DE LA TRACE…

À la faculté de Pharmacie de l’Université Paris Descartes, j’ai entrouvert un herbier où s’était décomposée en silence, entre des feuilles de papier vieillies par le temps, la matière disparue de tiges, de fleurs, de pétales, d’étamines…

Prisonnière, leur lumière intérieure s’était inscrite dans le papier ne laissant plus qu’une trace imaginée.

Leurs vies mystérieuses se réveillaient sous mon regard.

Le papier – sa texture, son vieillissement, son bruissement, sa couleur, son incertitude, sa fragilité – devenait le support de mon travail. Il me fallait suivre la trace de l’âme laissée par ces herbes disparues.

J’ai choisi les feuilles où l’empreinte de l’herbe s’accordait à l’énergie de mon trait. Une vie végétale antérieure surgissait encore de la forme originelle.

Mon doigt, ma main, ont dessiné. Tout devenait peinture.

Et là, dans ce silence, naissait la nouvelle énergie des plantes, dépôt de l’âme… testament des herbes disparues.»

Pierre Zanzucchi

Le musée d’Histoire de la médecine (qui est climatisé !) est ouvert de 14h à 17h30 sauf jeudi, dimanche et jours fériés (du 15 juillet au 31 août, mêmes horaires, mais du lundi au vendredi, fermé le week-end).

En savoir plus

Le communiqué de presse de l’exposition

L’œuvre de Pierre Zanzucchi sur son site

Debut: 06/09/2017
Fin: 11/15/2017
Musée d'histoire de la médecine, 12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

Nouvelle numérisation à la BIU. Sentez !

Extrait de La parfumerie française et l’art dans la présentation, 1925

Née en Orient et aujourd’hui fleuron de la culture française, la parfumerieet la cosmétique en général – inscrit son histoire dans celle de l’hygiène et de la mode.

Le XIXe siècle et l’industrialisation marquent un véritable tournant avec l’avènement des procédés chimiques qui se substituent peu à peu aux produits naturels. À partir de 1860, les usines des parfumeurs quittent Paris pour la proche banlieue et Grasse est le second pôle de la parfumerie française[1]. Comme le soulignait fort justement Madame de Staël, «La parfumerie moderne, c’est la rencontre de la mode, de la chimie et du commerce».

La parfumerie française et l’art dans la présentation, 1925

 

Reflet du développement considérable qu’elle connaît depuis, La Parfumerie française et l’art dans la présentation est un volumineux ouvrage qui retrace l’histoire des différentes maisons de parfums, dont un grand nombre a disparu aujourd’hui, des pratiques commerciales et des procédés de fabrication. Véritable arrêt sur image en 1925, l’ouvrage fleure bon une époque révolue aux effluves de rose, de lavande et de violette.

La BIU Santé vous propose de découvrir cet ouvrage riche d’informations et de nombreuses illustrations sur le site de Medic@. Sa numérisation s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec un programme de l’ANR, Littépub, qui s’intéresse à l’histoire croisée de la littérature et de la publicité.

Pour aller plus loin

Retrouvez une sélection de ressources en histoire de la parfumerie dans un billet précédemment publié sur notre blog.

On consultera utilement notre exposition virtuelle «Secrets de beauté» dédiée à la cosmétologie et le dossier Medic@ qui lui est associé, avec une introduction du Dr Jacques Chevallier.

Nous signalons également l’exposition qui vient de s’ouvrir au Musée international de la parfumerie de Grasse : Christian Dior, Esprit de parfum (17 mai – 1er octobre 2017)

[1] Rosine Lheureux, Une histoire des parfumeurs : France 1850-1910, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2016.

Chloé Perrot, chargée de numérisation des collections

Chocolat et santé : résultats du jeu concours de Pâques

Vous avez été nombreux à tenter votre chance pour le jeu concours organisé dans le cadre de l’exposition « Chocolat et santé » du pôle Pharmacie de la BIU Santé et nous vous remercions de votre participation ! Le jeu concours étant clos, nous publions la grille de mots-croisés complétée, la réponse à la question subsidiaire ainsi que le nom des heureux gagnants.

Résultats des mots-croisés

HORIZONTALEMENT

1.       Dramaturge italien, lauréat du Prix Nobel de littérature. Célèbre marque allemande de « chocolat au lait du pays alpin » créée en 1901. Sa fève fermentée et torréfiée permet de produire le chocolat.
2.       Aperçu. Recouvrit d’une mince couche d’or. Le grain de cette plante peut-être associé au chocolat.
3.       Conifère de la famille des Taxaceae. Célèbre chocolatier suisse dont l’entreprise fut fondée à Neuchâtel en 1826. Cité de la Mésopotamie.
4.       Elle peut être vestimentaire ou alimentaire. Celle du dieu égyptien Anubis était celle d’un canidé.
5.       Marque française de biscuits créée à Nantes en 1846. Peintre allemand de la 1ère moitié du XXème siècle. Bonne action.
6.       Célèbre entreprise chocolatière française fondée en 1816. Truffer.
7.       English, Welsh and Scottish Railway (racheté en 2007 par Deutsche Bahn). Célèbre entreprise chocolatière belge fondée en 1857, elle vendait à l’origine des confiseries pharmaceutiques (bonbons contre la toux, réglisse contre les maux d’estomac, morceaux de chocolat, etc.).
8.       Commune de Seine-et-Marne où une dynastie d’industriels décida de déplacer son usine de produits pharmaceutiques en 1825 puis de la consacrer à la fabrication du chocolat (usine représentée sur une illustration dans une des vitrines de l’exposition à l’entrée de la salle Dorveaux). Télévision. Impôt sur les sociétés.
9.       Symbole de l’argon. Institute of Electrical and Electronics Engineers.
10.   Célèbre entreprise chocolatière française fondée à Blois en 1847. Code international de plaque minéralogique des Pays-Bas.
11.   Port d’Athènes. À Pâques il est souvent en chocolat.
12.   Symbole de l’einsteinium (élément chimique de numéro atomique 99). Célèbre chocolatier suisse, il ouvre sa première confiserie à Berne en 1867.

VERTICALEMENT

A.      Quelques carrés de chocolat peuvent aider à la couper. Elle peut être phréatique ou chocolatée.
B.      Charlie et la Chocolaterie (2005) de Tim Burton (avec Johnny Depp dans le rôle du magicien expert en chocolat) en est un. Habitants de la commune d’Ore (Haute-Garonne).
C.      Passée sous silence. Cité de la Mésopotamie.
D.      Uranie était celle de l’astronomie. Multinationale suisse du secteur agroalimentaire fondée en 1875, dont le chocolat est un des fleurons.
E.       Fruit de lianes de la famille des Actinidiaceae dont la pulpe et les graines sont riches en vitamines (C, E, B1, B2, B3, B5, B6), en potassium et en magnésium. Afrique Équatoriale Française.
F.       Lysine décarboxylase. Blessé ou atteint dans ses intérêts.
G.     Célèbre chocolatier suisse de Lausanne, inventeur du chocolat aux noisettes. Plante herbacée cultivée dont les graines sont riches en acide alpha-linolénique (ALA).
H.      Perroquet d’Amérique tropicale. Fleuve d’Italie
I.        Le cinéma est le septième. Célébrée.
J.        Ancien pharmacien du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, il ouvre sa première chocolaterie à Paris en 1800.
K.      Ressources humaines. Capitaine d’arche.
L.       Celle du Nil apportait chaque été un limon noir. Célèbre chocolatier suisse, il crée des machines pour ce qui devient en 1819 la première fabrique moderne de chocolat du pays.
M.    Il peut être comprimé, comme un médicament, ou musical. Bibliothèque interuniversitaire de santé.
N.     Pays merveilleux où résidait un magicien. Célèbre groupe chocolatier américain, dont la création remonte à 1920. Marque de chocolats franco-belge, dont la première chocolaterie fut établie à Bruges.

Réponse à la question subsidiaire

En quelle matière sont les moules utilisés pour fabriquer les œufs en chocolat, selon un Manuel pratique du pâtissier-confiseur-décorateur publié en 1894, présenté dans l’une des vitrines ?

Le manuel dont il est question est le Manuel pratique du pâtissier-confiseur décorateur à l’usage des chocolatiers, confiseurs, cuisiniers, glaciers, pâtissiers, fabricants de biscuits, maîtres-d’hôtels, etc., publié par Emile Hérisse, confiseur-pâtissier-décorateur de son état (Paris, chez MM. Letang fils, 1894, cote 30787). Ouvert à la page 406 dans l’une des vitrines, on peut y lire que l’« on se sert, pour mouler [les œufs en chocolat], de coquilles en fer blanc… ». Si vous n’aviez pas l’occasion de venir voir notre exposition, l’ouvrage était cité dans la bibliographie du billet de blog annonçant l’exposition.  Une version numérisée était également accessible gratuitement dans la bibliothèque numérique Gallica.

Enfin, félicitations aux gagnants, classés ici par ordre d’arrivée :

  1. Karin Lebascle
  2. Antoine Lambert
  3. Saadia Batiga
  4. Badrata Anli, Nour Ben Salem et Gabrielle Leblanc
  5. Véronique Quellec
  6. Lenny Dahan
  7. Fabien Benthami et Marie Bruneel

Ils se verront remettre une récompense (comestible ou non !), et sont invités à participer à une visite privée de la bibliothèque ainsi qu’à une présentation des collections anciennes.

Catherine Blum, Alain Delaforge et Sidonie Vicet

Chocolat et santé : une exposition et un jeu concours

Exposition ChocolatÀ l’occasion de Pâques, vous avez peut-être reçu en cadeau quelques chocolats. Venez découvrir une sélection d’ouvrages et de thèses récents (empruntables) et de livres anciens sur le thème du chocolat et de la santé, à l’entrée de la salle Dorveaux (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris). Vous consommerez ainsi en gourmands avertis !

Si aucun chocolat ne vous a été offert (ou si vous avez déjà tout mangé !), la bibliothèque vous propose une deuxième chance : quatre lots vous attendent, si vous parvenez à remplir la grille de mots-croisés ci-dessous et à répondre à une question subsidiaire. Les livres exposés pourront vous aider à franchir ces deux obstacles !

GrilleVous pouvez imprimer la grille de mots-croisés avec les définitions en cliquant : ici.

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Société d’histoire de la pharmacie : séance du 22/03/17

SHPCe mercredi 22 mars 2017 s’est tenue la séance de la Société d’histoire de la pharmacie dans la Salle des Actes de la Faculté de pharmacie de Paris. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y assister, en voici un bref résumé.

Après l’annonce des informations relatives à l’actualité de la SHP et de l’histoire de la pharmacie par le secrétaire général Bruno Bonnemain, quatre interventions se sont succédé durant cette séance présidée par le professeur Olivier Lafont, président de la SHP.

The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri
The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri

Bruno Bonnemain a fait le récit d’un séjour de plusieurs mois effectué en Amérique du Nord, à la découverte des monuments historiques et musées consacrés à l’histoire de la pharmacie. Parmi les lieux remarquables qu’il a eu la chance de visiter, on citera la Maison Bolduc à Sainte Geneviève dans le Missouri, le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal ou encore le Monastère des Augustines à Québec.

Remy Bellenger : Le Laboratoire Dausse, une histoire de familles, 1824-1929

Couv-DausseRemy Bellenger a retracé l’histoire d’une entreprise familiale florissante, le Laboratoire Dausse, à l’occasion de la parution de son ouvrage Le Laboratoire Dausse : une histoire de familles (1824-1929) publié aux éditions L’Hexaèdre. À partir de ses archives familiales et de nombreuses sources historiques, il a pu reconstituer le parcours de son ancêtre Amans Dausse, pharmacien de métier. Propriétaire d’une officine située au 10, rue de Lancry à Paris, Amans Dausse rencontre un certain succès dans la fabrication et la vente de remèdes et médicaments. En 1834, il fonde le Laboratoire Dausse, spécialisé dans la fabrication de médicaments à base de plantes.

Vous pouvez découvrir la suite de cette saga industrielle et familiale en vous procurant l’ouvrage de Remy Bellenger ici.

Bruno Bonnemain : Le Journal de pharmacie et de chimie en 1917

Bruno Bonnemain, Secrétaire général de la SHP, a analysé la publication du Journal de pharmacie et de chimie au cours de l’année 1917, à travers le prisme de la Grande Guerre. Les nouvelles du front et le contexte politique et idéologique de l’époque influent sur le contenu d’une publication spécialisée, à travers des articles portant sur des sujets d’ordre technique (rôle des vêtements dans l’infection des blessures de guerre, accès à l’eau potable sur le front…) ou plus général (l’industrie pharmaceutique en Russie, la production des alcaloïdes en temps de guerre…). En parallèle à l’événement, le Journal de pharmacie et de chimie maintient une politique éditoriale plus classique en abordant des thèmes connexes tels que la chimie alimentaire avec la polémique autour du lait écrémé par exemple, ou encore l’histoire de la pharmacie.

Sophie Jacqueline : Étude pharmaco-archéologique des baumes de momification en Égypte ancienne

Bec d'ibis momifié, collection privée
Bec d’ibis momifié, collection privée

Sophie Jacqueline, lauréate du prix de thèse de la Société française d’histoire de la médecine, nous a présenté l’étude pharmaco-archéologique qu’elle a réalisée dans le cadre de sa thèse d’exercice sur les baumes de momification en Égypte ancienne. De nouvelles méthodes d’analyse permettent de mieux connaître les méthodes de momifications, ainsi que la composition des baumes et des substances participant à la conservation des corps. Cette étude a été conduite selon un cadre méthodologique très strict, composé successivement d’un examen macroscopique, d’un examen scannographique, d’un examen à loupe binoculaire, d’une analyse élémentaire et enfin d’une analyse chromatographique. L’examen d’artefacts et de crânes de momies datant de l’Égypte ancienne permet d’affiner et d’approfondir les connaissances historiques et scientifiques relatives aux techniques d’embaumement. Sophie Jacqueline poursuit actuellement ses études dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sur l’apport des techniques médico-légales dans l’art premier.

Pour en savoir plus : Jacqueline, Sophie. « Les produits d’embaumement égyptiens : nouvelles données pharmacologiques ». Histoire des sciences médicales, 2016, Vol. 50 (1), pp. 43-52.

Olivier Lafont : Masséot Abaquesne en vente publique à Paris, durant le dernier quart du XXe siècle

Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996
Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996

Olivier Lafont a reconstitué le parcours de pots de pharmacie décorés par le célèbre faïencier du XVIe siècle Masséot Abaquesne dans une série de ventes publiques qui se sont tenues à Paris durant le dernier quart du XXe siècle. Ces pots, dont certains peuvent être identifiés avec exactitude grâce à la signature du maître, se caractérisent par l’emploi de motifs en rinceaux et de figures de profil, typiques de l’école de faïencerie rouennaise de la Renaissance. Leur cote marchande a varié au cours des décennies en fonction de leur originalité, de leur rareté et de leur état, ainsi que de la fiabilité de leur attribution à Abaquesne. Ces pots ont circulé de collections privées en collections privées, réapparaissant occasionnellement lors de ventes publiques au cours des dernières décennies, jusqu’à rejoindre les collections publiques de musée pour certains d’entre eux. À travers l’histoire de ces objets se dessine en filigrane l’histoire du marché de l’art à la fin du XXe siècle.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent admirer de plus près les œuvres de Masséot Abaquesne, une exposition intitulée « Masséot Abaquesne, l’éclat de la faïence à la Renaissance » se tient actuellement et jusqu’au 23 avril prochain au Musée de la Céramique de Rouen.

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 7 juin 2017.

Catherine Blum