Les Dievx de la BIV, saison 2 : 1er coup d’œil

Voilà un an, la BIU Santé se lançait dans l’aventure du calendrier des Dievx de la BIV dans l’optique de vous faire porter un regard nouveau sur les représentations scientifiques du corps humain. Comme toutes les aventures, celle-ci a connu quelques vicissitudes. Quelques mois ont été perdus de vue, faute de combattants.

ababaAvec le retour du printemps, les bibliothécaires du service Histoire ont décidé de jeter un œil neuf sur ce dossier. Pour satisfaire les voyeurs délaissés qui se languissaient de ne plus rien avoir à voir, ni à afficher sur les murs de leur bureau pour connaître le jour du mois.

À la manière d’une vision périphérique, ce n’est pas un corps en son entier qui sera exposé à votre regard pour ce premier épisode (car en avril…). Visons plutôt un organe, et pas des moindres. C’est donc un œil, ou plutôt des yeux, qui vous seront donnés à voir. L’œil de Bartisch, affectueusement surnommé Ababa, et ses petits frères.

03766Ils sont issus du Ophthalmodouleia Das ist Augendienst de Georg Bartisch. Ce médecin allemand, féru de chirurgie oculaire, publia son ouvrage en 1583, manuel de référence sur les troubles ophtalmiques. Ces illustrations sont à retrouver dans notre banque d’images gratuites, plus de 200.000 documents librement téléchargeables sur notre site.

Les plus perspicaces d’entre vous auront vu que c’est également de cet ouvrage qu’était issue notre très cérébrale carte de vœux 2017.

Télécharger le calendrier d’avril 2017.

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Visites privées à la BIU Santé

Jeudi 10 novembre 2016, l’émission Visites privées (France 2, 15h40), animée par Stéphane Bern s’intéressera aux «aventuriers de la médecine».

bernL’invité principal sera  Stanis Perez (historien de la médecine).

À cette occasion, plusieurs sites de l’université Paris Descartes seront mis en valeur, et notamment le pôle Médecine de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé.

Les salles de lecture, les magasins de la bibliothèque et leurs agrandissements successifs seront rapidement évoqués.

pare-accueilJean-Pierre Poirier, médecin auteur d’une biographie d’Ambroise Paré, y présentera ce pionnier de la chirurgie – dans la réserve de la bibliothèque, avec nos collections anciennes. Ambroise Paré qui est aussi le sujet principal d’une des expositions virtuelles de la BIU Santé.

En savoir plus

Le site de l’émission Visites privées, avec un lien vers le replay

L’exposition virtuelle de la BIU Santé sur Ambroise Paré

 

Mise en ligne du livre VII de la Fabrica de Vésale

Après le livre I du De humani corporis fabrica (1543) d’André Vésale et les textes préliminaires des autres ouvrages de l’anatomiste bruxellois, la BIU Santé publie aujourd’hui la première traduction commentée en français du livre VII intégral, due à Jacqueline Vons et Stéphane Velut (introduction disponible en cliquant sur le bouton « i » à droite de Livre VII).

livre7Ce livre consacré à l’étude de l’encéphale, comprend également différents protocoles de dissection et se termine par un chapitre sur le rôle de la vivisection animale dans la science du vivant. Aussi bien la structure interne de l’œuvre que des raisons extrinsèques, expliquées dans l’introduction, justifient la parution de ce livre immédiatement après le livre I.

Exploité et cité le plus souvent de manière approximative ou spéculative, le livre VII retrouve ici son originalité et son authenticité, témoignant des balbutiements d’une science au sens moderne du terme, avec des moments fulgurants, intuitifs, révélateurs d’un génie hors du commun, mais qui était aussi un homme de la Renaissance, avec le savoir, la formation, l’habitus des médecins de son époque. Aussi, il a été nécessaire de refaire aujourd’hui en laboratoire les gestes de Vésale pour comprendre ce qu’il a vu et comment il a vu.

livre7-2Seul le regard expert du neurochirurgien et anatomiste contemporain a pu déceler dans les planches ce qui était parfois représenté mais non décrit ; de même le travail de traduction ne s’est pas limité à transcrire une nomenclature (d’ailleurs inexistante ou fausse par rapport à nos connaissances actuelles) ou à considérer le texte sous l’angle de la simple «information» technique ou historique, mais il a voulu respecter le déroulement d’une parole et d’une pensée, marquées d’un caractère littéraire évident et ignorant la parataxe.

oeilNous espérons éclairer ainsi d’un jour scientifique et nouveau ces descriptions, d’une ampleur inégalée, qui ont marqué une étape considérable dans l’histoire des sciences médicales, tant dans la méthode que dans l’affirmation du doute scientifique.

Jacqueline Vons & Stéphane Velut

Accéder directement au livre VII de la Fabrica.

Introduction (PDF, 24 pages)

Page d’accueil du site La Fabrique de Vésale et autres textes

Le mode d’emploi de l’ensemble est disponible en cliquant ici.

Les auteurs et la Bibliothèque interuniversitaire de Santé sont heureux d’offrir aux chercheurs et aux jeunes étudiants un accès (encore partiel) gratuit à cette grande œuvre. Le livre II consacré à la myologie est en préparation.

Dievx de la BIV : On dit que j’ai de belles gambettes…

C’est la rentrée aussi pour les dievx de la BIV, qui vous offrent aujourd’hui une singulière brochette de militaires en caleçon.

calendrier-septembre-2016Télécharger le calendrier de septembre 2016.

La réalité derrière cette image insolite est loin d’être légère : il s’agit d’illustrer des plaies articulaires du genou traitées par la suture primitive, après la bataille de la Malmaison en 1917, il y a bientôt un siècle. L’image en question est issue de la Notice sur les titres et travaux chirurgicaux de E. Marquis, 1938, consultable gratuitement sur Medic@, notre bibliothèque numérique (plus de 4 millions de pages).

Les plus mélomanes d’entre vous auront reconnu l’accroche de ce billet, empruntée à l’un des succès de Mistinguett. Chanson qui date, quant à elle, de 1933 – même si c’est en 1919 que la chanteuse est réputée avoir fait assurer ses jambes, «les plus belles de Paris», pour 500.000 F de l’époque. Un de nos ouvrages du pole Médecine évoque d’ailleurs cette artiste, contrairement à ce que pourrait laisser deviner son titre : De Charcot à Charlot : mises en scène du corps pathologique. Vous pouvez le consulter sous la cote 198180.

Mais ceci est une autre histoire.

Bonne rentrée à tous !

La Fondation des Gueules Cassées soutient la BIU Santé

Depuis plusieurs années, la BIU Santé développe un fonds documentaire consacré à la chirurgie maxillo-faciale, avec la collaboration scientifique du Pr Bernard Devauchelle (Université de Picardie/CHU d’Amiens). La bibliothèque a déjà organisé avec lui plusieurs journées d’étude sur le thème de « Guerre et médecine »  en plus du travail en cours dans le cadre de l’Institut Faire Faces.

En 2012, la bibliothèque a notamment acquis la collection du Dr Albéric Pont, qui créa, en septembre 1914 à Lyon, l’un des tout premiers centres de soins dédiés aux blessés et mutilés de la face. Cette collection complète, à sa manière, la collection Tessier conservée au CHU d’Amiens et récemment exposée au musée d’Histoire de la médecine de l’université Paris Descartes.

Cet ensemble exceptionnel et varié a été numérisé (1280 images), en vue d’une diffusion sur notre site web, en plus de l’exposition sur les Gueules Cassées que nous proposons depuis plusieurs années.

Pour compléter ce fonds, la bibliothèque vient de bénéficier de l’aide de la Fondation des « Gueules Cassées » (via la Fondation Paris Descartes). La Fondation des « Gueules Cassées » a été créée en 2001 pour aider au développement des techniques de réparation crânio-maxillo-faciales. Elle constitue une émanation de l’Union des blessés de la face et de la tête. Créée au sortir de la guerre 14-18, cette association reconnue d’utilité publique a depuis élargi ses missions à toutes les victimes d’actes de courage.

Ainsi la BIU Santé a-t-elle pu acquérir un lot de 22 photographies de la fin du XIXe siècle. Œuvres du Dr Claude Martin, elles figurent les visages, avant et après intervention, de patients défigurés soit par des malformations de naissance soit par des accidents.

L’auteur, le docteur Claude Martin, dentiste de Lyon, était lauréat de l’Académie et de la faculté de médecine de Paris, médaille d’or de la Société nationale de médecine de Lyon, et médaille d’argent de l’Exposition universelle de Paris en 1878.

C’est sans doute ce que l’on pourrait considérer comme les premiers essais de chirurgie esthétique.

Ce partenariat avec la Fondation des « Gueules Cassées » permettra de poursuivre la diffusion et la valorisation de ce patrimoine historique et scientifique, qui intéresse aussi bien le grand public que les chirurgiens de la face.

N’oubliez pas non plus le colloque sur les Gueules Cassées vendredi et samedi prochains à l’École militaire de Paris.

En savoir plus

Notre billet de novembre 2013 évoquant la collection d’Albéric Pont

– L’exposition « Crânes concrets, avant-projet d’un solid museum Paul Tessier »

Vous pouvez également faire un don à la BIU Santé via la Fondation Paris Descartes

La chirurgie en vidéos

Le site de l’Académie nationale de chirurgie est traditionnellement entretenu par les équipes de la BIU Santé. Et comme nous vous l’annoncions en février 2013, les séances de l’académie sont filmées et disponibles en ligne, depuis octobre 2011.

La dernière séance (21 mai 2014), exceptionnellement délocalisée à Strasbourg (sous la houlette de l’IRCAD), vient justement d’être mise en ligne.

L’occasion de rappeler le succès remporté par ces retransmissions. 40.000 vidéos sont en moyenne visionnées chaque année. Les e-mémoires de l’Académie sont eux aussi téléchargeables en format PDF : plus de deux millions de fichiers sont consultés tous les ans, et le chiffre va grossissant.
Autant de documents intéressants pour l’information et la formation continue des chirurgiens.

D’autres sites permettent également de se procurer et de diffuser des vidéos chirurgicales et médicales. C’est le cas par exemple de yksi-med.com. On y retrouve des films et des retransmissions, des annonces de congrès, formations et journées professionnelles, des forums et des fonctions de réseautage…

N’hésitez pas à nous signaler d’autres sites utiles pour votre pratique quotidienne !

Des crânes au musée

Une exposition consacrée au chirurgien Paul Tessier (1917-2008)

L’exposition « Crânes concrets, avant-projet d’un solid museum Paul Tessier » vient de s’ouvrir au musée d’Histoire de la médecine (du 14 mai au 29 août 2014, 12, rue de l’École-de-Médecine, Paris 6e). Elle a été réalisée par l’Association Française des Chirurgiens de la Face avec le concours de l’université Paris Descartes.

Elle est consacrée au travail de Paul Tessier (1917-2008), chirurgien plasticien français ayant exercé à l’hôpital Foch de Suresnes.

Une exposition sur un chirurgien ? De quoi s’agit-il au juste ?

D’un hommage à Paul Tessier ? L’admiration n’est certes pas absente de l’esprit des organisateurs. Cependant, non. L’exposition évite les pièges de l’histoire célébration.

Cette exposition est-elle pédagogique ? Non. Ni ne veut l’être, bien qu’on y apprenne. Face à ces objets et documents, à chacun de faire ce qu’il veut, ce qu’il peut, avec son étonnement d’homme devant des malformations effrayantes et des techniques opératoires effarantes, avec son savoir d’homme de l’art éventuellement, avec sa curiosité personnelle en tout cas. « À charge pour le visiteur, nous disent les organisateurs, plongé dans ce pêle-mêle, de dénouer l’écheveau, de souligner, de biffer, de jauger, de commenter… »

L’exposition Paul Tessier interroge le spectateur sur plusieurs limites

Crâne acrylique
Syndrome d’Apert – Edimbourg
Phase 3 : un « LE FORT III type ». Long tenon malaire-Sagittal split des R.O.L – Greffes osseuses iliaques.

Limite chirurgicale et anatomique (sphère rhinologique, sphère cérébrale) : celle-ci a été franchie par Paul Tessier, et a permis la naissance d’une nouvelle sous-spécialité chirurgicale, la chirurgie craniofaciale.

Limite éthique : que peut-on opérer ? Où commence la démesure de l’opérateur ?

Limite du possible technique, et de la virtuosité de l’opérateur.

Limite entre science et art, technique et œuvre.

Limite enfin entre ce qui intéresse des spécialistes, et ce qui peut intéresser tout un chacun. Celle-ci me semble franchie dans cette exposition.

De l’œuvre d’un chirurgien on ne peut garder que des traces. Au musée : des crânes, patiemment réunis ; des instruments, des photographies, des textes, un film d’opération. Des schémas préparatoires. Des crânes sciés, ébauches et réflexion en vue d’une étonnante ébénisterie sur le vivant. Voilà des parties du crâne qu’on traite comme le tiroir d’un meuble. Tenons et mortaises d’os… Et voici des patients, nés avec des visages de cauchemar, et à qui le chirurgien a donné une figure humaine.

Pour en savoir plus

– La thèse de Benjamin Guichard traite de la constitution de la collection Tessier : Le crayon rouge, outil d’une rupture chirurgicale. Elle est consultable au pôle Médecine de la BIU Santé (cote 2011AMIEM025) ;

La biographie de Paul Tessier sur le site de la BIU Santé ;

Un article du Monde (19 mai 2014) présentant l’exposition ;

– En cette période de centenaire de 1914-1918, retrouvez notre exposition virtuelle sur les gueules cassées.

Jean-François Vincent

Continuer la lecture de « Des crânes au musée »

11 novembre, Grande Guerre et Albéric Pont

Attention, la BIU Santé sera fermée lundi 11 novembre 2013 (jour férié, armistice de 1918).

Elle sera ouverte normalement le samedi 9 novembre, de 9h à 20h.

C’est justement aujourd’hui que débutent les célébrations pour le centenaire de la Grande Guerre. Plus d’informations sur le site officiel : http://centenaire.org

Cet anniversaire est aussi l’occasion de mettre en lumière le travail du docteur Albéric Pont (1870-1960), créateur du centre de chirurgie maxillo-faciale de Lyon en 1914.

La BIU Santé a acquis en 2012 un important fonds en rapport avec ce médecin stomatologue : des albums comprenant des images commentées de mutilés de la face traités à Lyon, de nombreuses plaques de verre et photographies isolées, des moulages, des céroplasties, des objets. Ce fonds, dont l’inventaire et la numérisation seront bientôt achevés, va être exploité dans le cadre d’un projet européen, 1914 FACES 2014 (précédemment nommé Scarface.)

La fermeture du 11 novembre vous permettra également de (re)découvrir notre exposition virtuelle sur les gueules cassées :

http://www.biusante.parisdescartes.fr/1418/

Séances de l’académie nationale de Chirurgie en vidéo

Sur le site de l’académie nationale de Chirurgie, vous pouvez désormais accéder aux retransmissions filmées des séances ordinaires.

Site académie de Chirurgie

La liste chronologique de ces séances est accessible via le menu déroulant « Séances » (image ci-dessus) ou via le lien direct en bas à gauche de la page d’accueil (image ci-dessous).

Accès direct vidéos ANC

Depuis octobre 2011, la plupart de ces séances ont été filmées. C’est le cas quand vous voyez l’icône « caméra » à droite de la session qui vous intéresse :

Lien vidéo ANC

Pour les nouvelles séances, la vidéo est généralement disponible en ligne dès le lendemain de la session.

Vidéo académie nationale de Chirurgie