Résultats de l’énigme sur le remède secret

Notre remède secret a perdu de son mystère… Trois heureux gagnants sont parvenus à résoudre l’énigme que nous vous proposions au mois d’octobre à l’occasion de notre exposition sur l’histoire des huiles essentielles. Bravo à eux et bravo à tous les participants ! Voici expliquée pas à pas la solution de l’énigme.

Eau de Cologne , prospectus, XVIIIe siècle
Eau de Cologne , prospectus, XVIIIe siècle

Souvenez-vous, nous vous demandions quelle était la maladie que permettait de soigner le remède secret. La bonne réponse est… le scorbut.

Pour trouver cette maladie, il faut d’abord identifier l’ingrédient principal du remède grâce à trois indices :

1. Mon premier indice est un fruit. Il se trouve sur la planche XXI de la page 254 du tome II du plus grand traité sur les arbres fruitiers du XVIIIe siècle.

L’indice est la bergamote. Pour le trouver, il faut chercher dans Medic@ le Traité des arbres fruitiers publié par Duhamel Du Monceau en 1768. La planche XXI de la page 254 du tome II représente une bergamote.

2. Mon deuxième indice est un personnage. La BIU Santé a fait l’acquisition récemment d’un ouvrage consacré à ses rapports avec ses dentistes.

L’indice est Napoléon. Vous le trouvez grâce au catalogue de la BIU Santé. Une recherche simple en saisissant le mot-clé « dentistes » et un classement des résultats du plus récent au plus ancien document vous permet d’afficher parmi les premiers résultats l’ouvrage de Xavier Riaud intitulé « Napoléon 1er et ses dentistes » (Paris, L’Harmattan, 2016).

3. Mon troisième indice est une maison de parfumerie. Vous le trouverez dans le numéro de Noël 1920 d’une importante revue consacrée à la parfumerie, en bas à gauche de la page 254.

L’indice est la maison Guerlain. Vous le trouvez dans Medic@ via la page dédiée aux périodiques numérisés, qui vous propose la revue La parfumerie moderne. Un volume unique rassemble tous les numéros de l’année 1920. A l’intérieur de ce volume, vous pouvez vous aider de la table des matières pour repérer le numéro de Noël et le feuilleter pour arriver à la page 254 où vous trouvez en bas à gauche une reproduction d’un flacon de parfum de la maison Guerlain.

La combinaison de ces trois indices permet d’identifier l’ingrédient principal du remède secret : l’Eau de Cologne. En effet, l’huile essentielle de bergamote est l’un des ingrédients de ce parfum ; Napoléon en faisait notoirement une consommation effrénée et la maison Guerlain commercialise encore aujourd’hui ce parfum.

Ensuite, pour deviner le nom de la maladie que soignerait notre remède secret, il faut se reporter à l’un des documents qui était présenté dans notre salle de lecture lors de l’exposition, et qui est également disponible dans Medic@ : Vertus et effets de l’Eau admirable ou Eau de Cologne : approuvée par la Faculté de médecine, le 13 janvier 1727. Au détour d’une impressionnante énumération des propriétés thérapeutiques de l’Eau de Cologne, vous découvrez qu’en mélangeant une cuillerée d’Eau de Cologne et deux cuillerées d’eau de fontaine, en se lavant la bouche avec cette préparation et en l’ingérant trois fois par semaine, vous pouvez – en théorie – soigner le scorbut.

Nous félicitons nos trois gagnants, Sylvie Juvin, Annette Busolin et Chiheb Jouini, qui ont élucidé cette énigme avec brio ! Ils remportent chacun un lot de deux ouvrages incluant un exemplaire de La Faculté de médecine et de pharmacie de Rouen paru aux éditions du Grand Métier en 2015.

Nous profitons de cette occasion pour inclure dans notre article un texte proposé par Romain Galmiche (Editions du Grand Métier) :

5 raisons pour un livre sur la faculté de médecine et pharmacie de Rouen ?

1. Parce que les facultés de médecine sont un maillon essentiel mais finalement méconnu du système de santé. A l’interface entre monde hospitalier et Université, avec un grand U, elles assurent la cohérence des projets et des dispositifs ;

2. Parce que joindre médecine ET pharmacie permet un modèle inédit d’insertion des activités de recherche et d’enseignement. L’innovation scientifique n’est pas un cadeau du ciel : elle est le fruit de démarches conjointes et réfléchies ;

3. Parce que cette faculté, après avoir longtemps cherché sa place dans le territoire, l’a trouvée. La création d’un campus de santé, central et resserré, inaugure une nouvelle ère de la médecine rouennaise ;

4. Parce que la nouvelle région normande offre un exemple frappant des défis qui se présentent à la médecine hospitalo-universitaire française. Défis démographiques, défis financiers, universitarisation des professions de santé. La faculté pour relever le gant doit être souple, inventive, intelligente ;

5 Parce qu’une faculté est toujours en prise avec la société qui l’entoure. Les méthodes d’enseignement changent, les questions éthiques bouleversent les certitudes… De nouveaux mots apparaissent : « classes inversées », « medical training center ». Seule demeure l’exigence intellectuelle.

Catherine Blum

Énigme : quel est ce remède secret ?

À l’occasion de l’exposition «Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles», le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous propose de résoudre une énigme. Pour gagner, il vous faudra identifier un remède secret. Vous aurez besoin de vos connaissances bien sûr, mais aussi du catalogue de la bibliothèque et de Medic@ (notre bibliothèque numérique gratuite). La visite de l’exposition sur les huiles essentielles à la bibliothèque du pôle Pharmacie vous donnera une longueur d’avance.

Indice 1L’énigme se déroule en deux étapes. Il faut d’abord identifier le célèbre parfum qui est l’ingrédient principal de ce remède. Nous vous indiquons pour cela trois indices :

1. Mon premier indice est un fruit. Il se trouve sur la planche XXI de la page 254 du tome II du plus grand traité sur les arbres fruitiers du XVIIIe siècle.

2. Mon deuxième indice est un personnage. La BIU Santé a fait l’acquisition récemment d’un ouvrage consacré à ses rapports avec ses dentistes.

3. Mon troisième indice est une maison de parfumerie. Vous le trouverez dans le numéro de Noël 1920 d’une importante revue consacrée à la parfumerie, en bas à gauche de la page 254.

Indice 3Combinez ces trois indices… Vous avez trouvé l’ingrédient principal du remède ! Il ne reste plus qu’à en verser une cuillerée que vous mélangerez à deux cuillerées d’eau de fontaine. Lavez-vous la bouche avec ce mélange tous les jours et buvez-en trois fois par semaine. Indiquez-nous le nom de la maladie que soignerait ce remède et vous avez gagné !

Adressez vite vos réponses à : blog@biusante.parisdescartes.fr. Un lot attend chacune des trois premières personnes à nous envoyer la bonne réponse.

Bonne chance !

Catherine Blum

Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles

Une exposition au pôle Pharmacie de la BIU Santé prolonge les Journées européennes du patrimoine qui se sont déroulées le samedi 17 septembre dernier à la Faculté de Pharmacie de Paris. Découvrez une sélection d’ouvrages anciens datant du XVIe au XVIIIe siècle consacrés aux huiles essentielles, à l’entrée de la bibliothèque située dans la Faculté de pharmacie au 4 avenue de l’Observatoire, du lundi 26 septembre au samedi 26 novembre 2016.

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Ces ouvrages illustrent l’histoire des huiles essentielles, du processus de distillation à la fabrication de remèdes et autres recettes cosmétiques. Vous pourrez également admirer à cette occasion des flacons d’huiles essentielles issus des collections du Musée François-Tillequin en bois peint ou en verre coloré. Une sélection d’ouvrages récents, disponibles à l’entrée de la salle de lecture et empruntables, complètent cette exposition.

Pour en savoir plus sur l’histoire des huiles essentielles, vous pouvez consulter ce billet de blog.

Pour avoir un aperçu de la présentation proposée aux visiteurs le samedi 17 septembre dernier, vous pouvez parcourir cet album sur notre page Facebook.

Catherine Blum

Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles
Debut: 09/26/2016
Fin: 11/26/2016
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Journées européennes du patrimoine 2016 : zoom sur les huiles essentielles

Le samedi 17 septembre à l’occasion des Journées du patrimoine, la Faculté de pharmacie de Paris vous ouvre ses portes et vous propose une visite de la Salle des actes et du Musée François-Tillequin, où sont conservées les collections de matière médicale. Lors de cette visite, une sélection d’ouvrages anciens du XVe au XXe siècle issus des collections patrimoniales du Pôle pharmacie de la BIU Santé et retraçant l’histoire des huiles essentielles vous sera présentée.

La Parfumerie moderne, 1920
La Parfumerie moderne, 1920

Si les premiers usages thérapeutiques des plantes remontent à la préhistoire et si la distillation est une technique connue depuis l’Antiquité, les huiles essentielles telles que nous les connaissons aujourd’hui mettent de nombreuses décennies à apparaître sur les tables de laboratoire et dans les traités. Dans le monde antique, elles composent les parfums que l’on utilise lors de rites religieux ou en médecine. Mais pendant longtemps elles peinent à se distinguer, dans la littérature, des « eaux distillées, quintessences, huiles grasses… » qui fleurissent dans les pharmacopées et autres manuels de cosmétique. Obtenues par expression ou par macération, le plus souvent par distillation, les huiles essentielles sont des substances aromatiques à la consistance huileuse, qui renferment divers principes volatils contenus dans les végétaux, essentiellement les fleurs ou les fruits.

Liebault, Jean. Quatre livres des secrets de medecine, et de la philosophie chimique. Faicts francois par M. Jean Liebault... Rouen : 1566
Liebault, Jean. Quatre livres des secrets de medecine, et de la philosophie chimique. Faicts francois par M. Jean Liebault… Rouen : 1566

Sous la plume de Jérôme Brunschwig, médecin installé à Strasbourg à la fin du XVe siècle, les distillats sont encore fortement alcoolisés et il n’est pas encore fait mention des huiles essentielles. Un demi-siècle plus tard, Giovanni Battista della Porta évoque les huiles essentielles et les huiles grasses, et la façon dont il faut séparer les essences des huiles distillées aromatiques. Aux XVIe et XVIIe siècles, les huiles essentielles sont introduites dans le commerce tandis que la distillation devient la technique d’extraction prédominante, dans la mesure où elle permet d’isoler le principe actif de la plante pour rendre la préparation efficace. Cucurbites et alambics remplacent le bain-marie. La science quitte le monde secret des alchimistes pour celui de l’imprimé et de la diffusion du savoir, et essuie dans la foulée ses premières critiques. Maîtres gantiers-parfumeurs, épiciers-apothicaires et distillateurs sont autant de métiers qui manipulent quotidiennement les huiles essentielles, non sans quelques accrocs et querelles de territoire.

La parfumerie moderne, 1927
La parfumerie moderne, 1927

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les techniques et les savoirs se perfectionnent encore : Nicolas Lémery décrit le processus de la distillation dans une série de planches ; Antoine Baumé étudie et améliore l’usage de l’alambic. L’Encyclopédie dresse un état des lieux de la connaissance en matière de distillation tandis que le commerce de la parfumerie, grand consommateur d’huiles essentielles, s’est considérablement développé. Au siècle suivant, l’invention de la méthode d’extraction par solvants volatils brevetée par Léon Chiris et l’invention de composés synthétiques visant à reproduire des substances naturelles fait entrer la fabrication des huiles essentielles dans l’ère industrielle. Leur usage thérapeutique tombe quelque peu en désuétude, mais il est réintroduit au début du XXe siècle grâce à René-Maurice Gattefossé, qui redécouvre les vertus cicatrisantes de l’huile essentielle de lavande après s’être accidentellement brûlé la main dans son laboratoire. Il publie son ouvrage Aromathérapie en 1931, et inaugure le renouveau des huiles essentielles utilisées en thérapeutique que nous connaissons aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur l’histoire des huiles essentielles, venez nous rendre visite le 17 septembre prochain ! Et retrouvez dès la semaine prochaine une sélection d’ouvrages récents consacrés aux huiles essentielles à l’entrée de la bibliothèque de la Faculté de pharmacie.

Catherine Blum

Debut: 09/17/2016 10:00 am
Fin: 09/17/2016
Duree: 9 heures:
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Guérisseurs, envoûteurs et exorcistes. Reflets contemporains (colloque 10/9)

Dans le cadre de sa semaine de formation, la société française d’ethnopharmacologie organise un colloque sur le thème :

«Guérisseurs, envoûteurs et exorcistes. Reflets contemporains»

Il aura lieu le samedi 10 septembre 2016 au cloître des Récollets à Metz.

Affiche formation 2016«À travers le prisme de la sorcellerie et de la contre-sorcellerie, ce colloque abordera d’une part, les traitements thérapeutiques rituels habituellement inaccessibles aux non-initiés et, d’autre part, il initiera une réflexion sur la diversité et la complexité des trajectoires médicales, des prises en charge et des relations soignants-soignés dans les différents champs de la médecine.»

Des anthropologues et experts en communication – Emmanuelle SIMON, Françoise LEMPEREUR et Deborah KESSLER-BILTHAUER traceront les contours (forme et fond) d’une réalité contemporaine qui concerne un nombre croissant d’individus. Christophe AURAY, vétérinaire, évoquera les outils – les plantes – et leur destination d’usage. Guy LESOEURS, anthropologue et psychanalyste, à partir des «objets» évoquera les représentations, il introduira la question de la relation. Renaud EVRARD, psychologue, interrogera la relation thérapeutique.

«La table ronde regroupera les intervenants du colloque pour un temps d’échange. Nous aurons également le plaisir d’accueillir Olivier SCHMITZ, sociologue et docteur en anthropologie de la santé, chercheur qualifié à l’Institut de Recherche Santé et Société (IRSS) de l’université catholique de Louvain (Belgique) dont les riches travaux portent sur les médecines parallèles comme l’homéopathie notamment, mais également, sur les médecines non conventionnelles pratiquées par des guérisseurs et autres thérapeutes de l’invisible.»

Résumés des communications ici

Pour s’inscrire à la journée colloque 

En savoir plus

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé conserve plusieurs ouvrages sur ce thème, qui a traversé les siècles et qui intéresse les chercheurs aujourd’hui encore. De nouvelles pistes de recherche sont à explorer et à redécouvrir. Les médecines parallèles ou médecines douces (homéopathie, aromathérapie, naturothérapie…) sont matière à débat et restent ouvertes à de nouvelles interprétations.

Études contemporaines sur les guérisseurs, les envoûteurs et les exorcistes

AURAY, Christophe. Remèdes traditionnels de paysans : enquête sur l’usage des plantes médicinales en milieu rural. Rennes : éd. Ouest-France, 2014. Consultable au pôle Pharmacie de la BIU Santé : cote 615.321 0944 AUR.

Continuer la lecture de « Guérisseurs, envoûteurs et exorcistes. Reflets contemporains (colloque 10/9) »

Lectures de vacances : une invitation au voyage

À l’approche de l’été et avant que vous ne vous envoliez vers d’autres cieux (pensez à nous ramener des photos d’officines !), le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous invite à découvrir dans sa salle de lecture à la faculté de pharmacie une sélection d’ouvrages anciens et contemporains sur le thème de la botanique et du récit de voyage.

Source : Internet Archive
Source : Internet Archive

Qu’ils soient animés par des visées civilisatrices et éducatives ou par «le seul désir de satisfaire la curiosité des personnes qui aiment à entendre parler des pays éloignés», les naturalistes et voyageurs de la sélection rapportent de leur expédition descriptions et croquis qui enchantent le lecteur contemporain. Certains s’attardent exclusivement sur la description de la faune et de la flore des régions qu’ils visitent, d’autres s’attachent également à décrire les sociétés autochtones.

Si les premiers récits de voyage remontent au Moyen-Âge, le plus ancien ouvrage présenté ici date de 1648. Historiae naturalis Brasilae de Willem Piso (1611-1678) relate le voyage effectué au Brésil en 1637 par ce médecin et naturaliste néerlandais, accompagné par une équipe de scientifiques. La faune et la flore, ainsi que les maladies tropicales et leurs remèdes locaux y sont décrits avec minutie.

Lullier-Lagaudiers (16..-17..) est un voyageur français surtout connu pour son Nouveau voyage aux grandes Indes publié en 1726. Il agrémente son récit d’un exposé sur les pratiques commerciales à l’œuvre dans cette région du globe.

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Source : gallica.bnf.fr
À la fois dessinateur et naturaliste, Pierre Sonnerat (1748-1814) voyage aux Philippines et aux Moluques en 1771-1772. Voyage à la Nouvelle Guinée est le récit de cette expédition. Richement illustré, l’ouvrage dépeint plantes et oiseaux croisés lors de ce voyage, dont certains étaient encore inconnus en Europe à l’époque.

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Voyage dans les quatre principales îles des mers d’Afrique décrit le périple qu’effectua Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846), officier militaire et naturaliste, dans le cadre de l’expédition Baudin en octobre 1800. L’ouvrage permit au lecteur de l’époque de découvrir de nouvelles espèces marines ainsi que terrestres.

Les deux autres ouvrages exposés sont la Collection des Orchidées les plus remarquables de l’Archipel Indien et du Japon de Carl Ludwig Blume (Amsterdam, C. G. Sulpke : 1858-[1859) et les Voyages de M. P. S. Pallas en différentes provinces de l’empire de Russie, et dans l’Asie septentrionale (Maradan Paris, sn : 1789-1793).

Catherine Blum

Debut: 06/20/2016
Fin: 07/22/2016
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Les pollinisations : colloque les 15 et 16 avril 2016

Un colloque sur «Les pollinisations» aura lieu à Paris, les vendredi 15 avril et samedi 16 avril 2016.

Il est organisé sous les auspices de la Société botanique de France, la Société française d’écologie, la Société entomologique de France, la Société nationale d’horticulture de France, l’Observatoire des abeilles et la Bibliothèque interuniversitaire de Santé, avec le soutien de la revue Espèces.

Il se déroulera dans le grand amphithéâtre de l’université Paris Descartes, 12, rue de l’École-de-Médecine, Paris 6e (métro Odéon).

pollinisations«Ce colloque pluridisciplinaire permettra d’aborder sous de nombreuses facettes la diversité des pollinisations en incluant (selon la disponibilité des intervenants) les thématiques suivantes :

  • L’importance agronomique des pollinisateurs ;
  • Les perturbations environnementales : changement climatique, fragmentation des habitats et urbanisation, importance des éléments semi-naturels, impacts des produits phytosanitaires, causes possibles de l’hypermortalité des abeilles domestiques, … ;
  • L’interaction plantes–pollinisateurs : approche morphologique et adaptations de la fleur, coévolution, médiation chimique, phénologie de la production de nectar ;
  • La diversité des pollinisateurs et la compétition entre espèces ;
  • Les communautés végétales en interaction avec les pollinisateurs : lien entre leur stabilité et la diversité des pollinisateurs, flore mellifère et flore apicole, …

Le colloque accueillera 15 interventions sur deux jours. Le public attendu sera constitué de non-spécialistes ayant déjà une culture ou une curiosité scientifique (naturaliste, entomologique et botanique en particulier). Le thème du colloque s’inscrit en particulier dans le cadre des nouveaux programmes de collège et lycée (les interactions entre espèces, les perturbations  environnementales, la vie de la plante, etc.) et s’adressera notamment à un public d’enseignants, de formateurs d’enseignant, étudiants et curieux de science.»

Inscription gratuite mais obligatoire à coll.soc.bot.fr.2016@orange.fr – un programme détaillé sera diffusé sous un mois (en particulier aux inscrits).

Retours sur le colloque 2015 sur l’agroforesterie

En attendant le colloque 2016 annoncé ci-dessus, il est désormais possible de consulter les communications et vidéos du colloque 2015 dont le thème était : « Des arbres en agriculture. L’agroforesterie, au cœur des enjeux contemporains. »

Pour mémoire, il était organisé par la Société botanique de France et l’Association française d’agroforesterie, les 20 et 21 mars 2015.

Debut: 04/15/2016
Fin: 04/16/2016
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

Agroforesterie : Des arbres en agriculture (colloque, 20-21 mars)

La Société botanique de France, l’Association française d’agroforesterie et la Bibliothèque interuniversitaire de Santé organisent un colloque les 20 et 21 mars prochain sur le thème :

Agroforesterie : des arbres en agriculture

Il se tiendra à Paris, dans le grand amphithéâtre de l’université Paris Descartes (12, rue de l’École-de-Médecine).

Ce colloque pluridisciplinaire permettra d’aborder les nombreuses facettes de l’agroforesterie :

  • La diversité des approches agroforestières en climat tempéré : grandes cultures, maraîchage, arboricultures, élevage, …
  • L’agroforesterie en région tropicale : forêt jardinée, culture du café et du cacao, maïsiculture, rotation culturale forestière, …
  • Écologie agroforestière : importance paysagère, biodiversité, pollinisateurs, auxiliaires, flux de matière, …
  • Approche ethnologique des pratiques agroforestières

Le public attendu sera constitué de non-spécialistes ayant déjà une culture scientifique (naturaliste et botanique notamment).

Le thème du colloque s’inscrit en particulier dans le cadre des nouveaux programmes de lycée (‘Nourrir l’humanité‘ en seconde et en première, ‘La vie de la plante‘ en terminale S) et s’adressera à un public d’enseignants, de formateurs d’enseignants, étudiants et curieux de science.

Contact : Samuel REBULARD, co-responsable de la Préparation à l’agrégation Sciences de la Vie, de la Terre et de l’Univers. Université Paris-Sud 11, Bâtiment 460, 91405 ORSAY Cedex 01 69 15 72 09.

Inscription (gratuite mais obligatoire) dans la limite des places disponibles : colloque.af.2015@orange.fr

En savoir plus

L’annonce du colloque sur le site de la Société française d’écologie

Présentation et programme (PDF)

Le site de la Société botanique de France est hébergé sur les serveurs de la BIU Santé

Debut: 03/20/2015
Fin: 02/21/2015
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

Vies d’herbier, par Pierre Zanzucchi

De la science à l’art

À l’occasion de la 31e édition des Journées européennes du patrimoine organisée cette année sur le thème « Patrimoine culturel / Patrimoine naturel », la BIU Santé a présenté Vies d’herbier : l’esprit de la trace, un ensemble de 16 planches réalisées par le peintre et sculpteur Pierre Zanzucchi.

Tout a commencé au mois de janvier 2013 lorsque Michel Paris, membre de l’Académie nationale de pharmacie, a donné à la bibliothèque un herbier ancien. Très rapidement, il est apparu qu’il serait aussi difficile de conserver que de valoriser ces trois ou quatre mille échantillons de plantes en voie de décomposition.

La rencontre fortuite avec le peintre et sculpteur Pierre Zanzucchi nous a permis d’entrevoir une possibilité de valorisation, non pas scientifique mais artistique. Avec l’accord du donateur, quelques-unes des planches de cet herbier ont été confiées à l’artiste parisien. Avec son regard, son expérience de peintre et de sculpteur, en retravaillant sur les planches mêmes de l’herbier, Pierre Zanzucchi a su trouver les moyens de faire surgir le « fantôme des herbes disparues » …

Force est de reconnaître que le résultat est en tout point étonnant. La poésie qui s’en dégage nous ramène à l’origine même de l’art, quand nos ancêtres disposaient des pigments colorés, du bout des doigts, à la surface de la roche. Vies d’herbier prolonge les recherches antérieures de l’artiste sur le thème du végétal et du minéral et, plus encore, de la trace. C’est à un double voyage que nous invite aujourd’hui Pierre Zanzucchi : l’un sur le versant poétique de l’échange ; l’autre sur le versant scientifique du dialogue, ce dialogue plus nécessaire que jamais entre l’art et la science.

Philippe Galanopoulos

En savoir plus

Des fleurs et des hommes : le jardin botanique rouvre ses portes

Avec le printemps, les jardins botaniques reprennent des couleurs.

Le jardin botanique de la Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques de Paris rouvre justement ses portes au public dès cette semaine. Le jardinier propose une visite guidée sur rendez-vous le jeudi de 14h à 16h.

Cliché Olivier Thomas

Pour mieux préparer votre visite, rendez-vous sur le site Internet la Faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques.

Cliché Olivier Thomas

 

 

L’académicien Léon Guignard (1852-1938), dont le buste domine le jardin botanique, a publié plusieurs éditions de son Guide de l’étudiant au jardin botanique de 1890 à sa mort, disponibles à la BIU Santé Pharmacie. La description méticuleuse des familles de plantes, que le futur pharmacien pouvait y observer, était accompagnée d’un plan.

 

 

 

 

 

Quelques références bibliographiques pour accompagner votre visite du jardin :

– Le livre du centenaire de l’École supérieure de pharmacie contient un article sur le jardin botanique et des illustrations : Guignard, Léon, Dorveaux, Paul, Centenaire de l’École supérieure de pharmacie de l’Université de Paris, 1803-1903, Paris : A. Joanin et cie, 1904 [BIU Santé Pharmacie cote 6465]. Disponible sur Medic@.

– Guignard, Léon, Le jardin botanique de la Faculté de pharmacie, Toulouse : Marqueste, 1922. 3e édition. [BIU Santé Pharmacie cote 37740] Disponible en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@

– Chaigneau, Marcel, « Du jardin des apothicaires à la pépinière du Luxembourg », in Dillemann, Georges (dir.), La faculté de pharmacie de Paris : 1882-1982, Saint-Cloud, Cormarco, 1982, pp. 11-16 [BIU Santé Pharmacie cote 119735 ; Médecine cote 260797]

– Bournique, C.-P., Guide du jardin botanique de la Faculté de pharmacie de Paris, Paris, Laboratoire de botanique de la Faculté de pharmacie, 1986 [BIU Santé Pharmacie cote 116517 et 116518]

– Loiseau, Agnès, Le jardin botanique de la Faculté de pharmacie de Paris : origines historiques et aménagements récents, Thèse de doctorat, Paris 5, 1986 [BIU Santé Pharmacie cote TPHA 2810]

Association des jardins botaniques de France et des pays francophones, Guide des jardins botaniques de France et des pays francophones, Paris, Le Carrousel, Belin, 2000 [BIU Santé Pharmacie Fonds Histoire cote 580.734 4 JBF]

– Allain, Yves-Marie, Une histoire des jardins botaniques : entre science et art paysager, Versailles, Éd. Quae, 2012 [BIU Santé Pharmacie Fonds Histoire cote 580.730 9 ALL]

N’oubliez pas non plus la série documentaire sur l’herbier du Muséum national d’histoire naturelle dont nous vous parlions en novembre 2013 !

Jeremy Schreiber, avec la participation d’Alain Delaforge & Philippe Galanopoulos