Nouvelle édition du stage « Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (initiation) » 20-22 novembre 2018

Après le succès de l’édition 2017, la BIU Santé et l’Urfist de Paris proposeront les 20, 21 et 22 novembre 2018 une nouvelle édition du stage «Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (initiation)» à l’Université Paris Descartes.

Cette formation s’adresse prioritairement aux professionnels de l’information et de la documentation récemment affectés en bibliothèque de santé (universitaire et hospitalière notamment).

Elle a pour objectif de permettre aux nouveaux arrivants en bibliothèque de santé de maîtriser les outils et concepts indispensables pour exercer leurs fonctions : publics et cursus, contexte institutionnel, collections et services.

N’hésitez pas à consulter le programme et à vous inscrire à l’adresse suivante.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 septembre, mais ne tardez pas à vous manifester.

ATTENTION : Ce stage ne propose pas de formation pratique à l’utilisation de bases de données.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter le service formation de la BIU Santé.

Benjamin Macé

Debut: 11/20/2018
Fin: 11/22/2018
12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

 

Départ à la retraite de Guy Cobolet

Une page de l’histoire de la bibliothèque s’est tournée en avril 2018, avec le départ à la retraite de son directeur, Guy Cobolet.

Après des passages à la bibliothèque universitaire de Reims, l’université de Cincinnati, l’école nationale supérieure des bibliothèques et l’école française d’Athènes, M. Cobolet fut nommé directeur en 2000 de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine. En 2011, il devint le premier responsable de la BIU Santé, après la fusion de la BIUM et de la BIUP, décidée par Axel Kahn alors président de l’université Paris Descartes.

De nombreux chantiers d’envergure ont été menés sous sa direction : mise en place du premier plan de conservation partagée des périodiques, création de la bibliothèque numérique Medic@, participation au projet européen de numérisation EOD (Ebooks On Demand), dépôt des numérisations dans la Medical Heritage Library, lancement du service de questions-réponses Biuminfo (qui fête cette année ses 15 ans), nombreuses expositions virtuelles

Les partenariats noués pendant ces 18 ans ont été nombreux, à l’échelle nationale et internationale : avec la National Library of Medicine, la Bibliothèque nationale de France, OCLC, responsabilité du pôle Sciences de la vie et de la santé au sein du consortium Couperin, la bibliothèque de l’Académie de médecine, le musée de l’AP-HP, le musée Fragonard et l’école nationale vétérinaire d’Alfort (Enva), l’académie nationale de chirurgie, la Banque de données en santé publique,  Wikimédia France, et l’hébergement de sites de nombreuses sociétés savantes…

Photo. Christophe Apatie

Pendant cette période la BIU Santé a confirmé sa place au sein du réseau des bibliothèques médicales en France : organisation de stages pour les nouveaux collègues avec l’Urfist de Paris, soutien au projet national DocToBib, organisation des journées nationales des bibliothécaires et documentalistes en santé, ouvrages et éditions critiques en ligne, organisation d’événements scientifiques…

Toutes ces réalisations perdureront car Guy Cobolet ne travaillait pas pour lui-même mais pour la bibliothèque. Qu’il en soit remercié.

La carrière de Guy Cobolet en quelques dates

  • 1980-1982 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1983 : Fulbright scholar à l’Université de Cincinnati
  • 1984-1986 : conservateur à la Bibliothèque universitaire de Reims, section santé
  • 1987-1988 : professeur à l’École nationale supérieure des bibliothèques
  • 1989-1993 : directeur de la Bibliothèque universitaire de Reims
  • 1994-1999 : bibliothécaire de l’École française d’Athènes
  • 2000-2010 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine, Paris
  • 2007 : Fulbright Scholar à la National Library of Medicine (Bethesda, USA)
  • 2010-2018 : directeur de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé, Paris

Membre associé de l’UMR 8167 Orient et Méditerranée

Vice-président de la Société française d’histoire de la médecine

Publications

  • G. Cobolet, Le Sancerrois à l’époque gallo-romaine, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1979, n° spécial, 79 p.
  • Fauduet et G. Cobolet, À propos d’une boîte à sceau découverte à Saint-Satur (Cher), Revue archéologique du Centre, 1980, t. 19,  pp. 25-27
  • P. Bulot, G. Cobolet, Une épitaphe du haut Moyen Âge découverte à Saint-Satur (Cher), Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, 1980, t. 61, pp. 23-26
  • G. Cobolet, La bibliothèque de l’EFA, BCH, 1996, 120-1, pp. 345-353
  • Boudon-Millot et G. Cobolet (ed.), Lire les médecins grecs à la Renaissance Paris : De Boccard, 2004.- 337 p.
  • G. Cobolet (préf.), Duton : La lecture à l’hôpital : état stationnaire, critique ou convalescent ? Villeurbanne : Enssib, 2005.- 114 p.
  • G. Cobolet, La conservation partagée des périodiques médicaux en Île-de-France In : G. Barron .- Gérer les périodiques Villeurbanne : Enssib, 2008.- pp. 124-131
  • G. Cobolet, Histoire de la santé et contenus électroniques, la bibliothèque numérique de la BIUM (Paris), Bulletin des bibliothèques de France, 2011, n°1, pp. 42-44
  • Jouanna, V. Boudon-Millot, G. Cobolet (ed.), René Chartier (1572-1654) : éditeur et traducteur d’Hippocrate et de Galien Paris : De Boccard, 2012.- 342 p.
  • G. Cobolet, Providing online access to Graeco-Roman medicine: BIUM’s electronic corpus of ancient physicians, In : Medicine and Healing in the ancient Mediterranean world. Ed. by D. Michaelides Oxford : Oxbow Books, 2014. – pp. 40-42

Distinctions

Prix Plottel de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, avec V. Boudon-Millot (2008)

Chevalier de l’Ordre national du mérite

En savoir plus

Hommage complice à Guy Cobolet par Danielle Gourevitch, dans la revue Histoire des sciences médicales

Annonce du départ à la retraite de Guy Cobolet dans la revue Histoire des sciences médicales

Rencontre avec Guy Cobolet, directeur de la BIUM, Bibliothèque Interuniversitaire de Médecine (2011)

 

Les thèses d’Ancien Régime sortent des combles

Héritière de la bibliothèque de l’ancienne Faculté de médecine de Paris, la BIU Santé conserve en ses murs certains documents et archives produits par cette institution, témoins précieux de la vie et du fonctionnement d’une faculté depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à sa suppression à la Révolution française.

Parmi eux, la collection des thèses d’Ancien Régime est longtemps restée un trésor peu mis en valeur. Sa récente numérisation et sa mise en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ entendent remédier à cette anomalie.

Exceptionnelle, cette collection l’est entre autres par sa complétude. En effet, si on trouve des thèses d’Ancien Régime dans de nombreuses bibliothèques françaises[1], c’est, à notre connaissance, la seule collection qui comprend la suite ininterrompue de la production d’une seule et même faculté pendant près de trois siècles (début XVIsiècle – fin XVIIIe siècle). Les Commentaires de la Faculté de médecine[2] nous permettent de savoir qu’il se soutenait déjà des thèses en 1395. Sans doute cette pratique est-elle encore plus ancienne, la collection de la BIU Santé commence, elle, à la date (déjà très reculée) de 1539.

La plus ancienne thèse de médecine conservée à la BIU Santé, présidée par Jacques de Forment en 1539.

En fait de thèses, les documents parvenus jusqu’à nous peuvent paraître bien légers pour un œil contemporain : cinq paragraphes écrits en latins sur le recto d’une grande feuille ou plus tard sous la forme d’un livret de quatre ou huit pages (les thèses faisant plus d’une vingtaine de pages se comptent sur les doigts d’une main[3]). D’autres types de thèses ne faisaient pas du tout l’objet d’un texte imprimé et nous avons uniquement connaissance du sujet traité par l’intermédiaire de billets d’invitation conservés pour la période allant de 1730 à 1754, et par les mentions régulières faites de ces thèses dans les Commentaires à partir de 1576.

Il faut dire que l’exercice auquel les bacheliers étaient soumis – ou plutôt les exercices puisque un étudiant soutenait six ou sept thèses durant ces trois années en tant que bachelier à la Faculté – n’a rien à voir avec celui des thésards actuels. Pas de défense d’un travail personnel (les textes étaient souvent écrits par les présidents, parfois repris plus tard par d’autres bacheliers sous une autre présidence…), mais plutôt un exercice de rhétorique où durant plusieurs heures l’impétrant était soumis aux questions et contradictions des autres bacheliers et docteurs-régents de la Faculté. Dans de très rares cas, ces textes ont été traduits : on peut ainsi savoir, si «la situation de la colline de Meudon est aussi salutaire qu’elle est agréable» ou si «la méthode d’Hippocrate est le plus certaine, la plus seure & la plus excellente de toutes à guarir les maladies» sans nécessairement entendre le latin.

Portrait de Hyacinthe-Théodore Baron (1707-1787) ouvrant le premier volume de la collection des thèses

Aucun règlement n’imposait aux facultés de conserver ces documents, ce qui explique que bon nombre d’entre eux ait disparu. Si la BIU Santé conserve une collection aussi importante, c’est grâce à l’intérêt personnel de deux doyens de la Faculté de médecine, Hyacinthe Théodore Baron père (1686-1758) et fils (1707-1787) pour ces travaux[4]. Ils ont réuni les thèses qu’ils ont trouvées, ont fait recopier celles qui manquaient et ont organisé la collecte systématique des thèses sous leurs décanats. Un catalogue imprimé a été rédigé à la suite de cette collation. Leurs successeurs ont poursuivi cette collecte jusqu’en 1778. Les thèses les plus tardives ont été rassemblées par Noé Legrand, bibliothécaire de la faculté de médecine au début du XXe siècle, en un volume dans lequel ont été insérées des pages blanches pour représenter les thèses qu’il savait avoir été soutenues mais dont nous n’avions pas d’exemplaire. En 2015, un don de la bibliothèque de médecine et de pharmacie de Bordeaux nous a permis de compléter ces dernières lacunes.

Ce sont ainsi près de 4 000 thèses et billets d’invitation, de 1539 jusqu’en 1793, qui ont été regroupés, reliés en 26 volumes (9 volumes in-folio, 17 in-quarto). On trouve aussi dans la collection quelques thèses soutenues dans des facultés de province (Montpellier, Reims…), ainsi que des pièces relatives à la vie de la Faculté (des listes de docteurs-régents, statuts et décrets de la Faculté, arrêts de la cour du Parlement…).

4 000, le chiffre paraît imposant mais rapportée à la période couverte, la production est finalement assez modeste, une dizaine de thèses seulement étaient imprimées chaque année. Si l’on rajoute à cela le fait que les bacheliers soutenaient plusieurs thèses chacun, on se rend assez vite compte que le nombre de personnes réellement concernées par l’exercice et a fortiori membres de la Faculté de médecine (que ce soit en tant que bachelier, puis en tant que docteur-régent) est assez faible : en moyenne, au XVIIe siècle, sept nouveaux bacheliers intégraient la Faculté tous les deux ans…

Les premières thèses étaient donc des grands placards, écrits à la main sur papier ou parchemin. À partir de 1569, on voit apparaître les premières thèses imprimées[5]. En 1662, les thèses prennent systématiquement la forme de livret[6], même si les placards demeurent une pratique courante jusqu’en 1724, ainsi un grand nombre de thèses existent dans la collection Baron dans les deux formats :

Thèse cardinale de Claude Quiqueboeuf, soutenue en 1622, et présidée par Guillaume du Val : An aqua vino salubrior ?
Première page de cette même thèse, au format in-quarto

 

 

 

 

 

 

 

 

Si la plupart des thèses ont un aspect un peu austère, répliquant à l’infini la même présentation, utilisant les mêmes bois gravés pour les en-têtes, on voit apparaître au début du XVIIe siècle, accompagnant les dédicaces, des frontispices gravés qui vont prendre des proportions considérables à partir des années 1625-1630 : peu à peu, on fait appel à des graveurs de talent tels que Mellan, Roussel ou Firens. Les candidats peuvent ainsi dépenser une somme d’argent importante pour faire illustrer leurs thèses avec magnificence. Dans le courant du XVIIIe siècle, des critiques sur les dépenses somptuaires liées aux thèses et à la cérémonie de soutenance ont peu à peu fait décliner cette pratique.

Dédicace de la thèse de Claude Séguyn soutenue le 8 janvier 1643 à Claude Gallard, conseiller au parlement dessiné et gravé par Mellan. La Paix, Mars et la Justice entourent son écusson armorié.

Nous espérons que cette numérisation permettra de mieux faire connaître cet ensemble. En effet, les derniers travaux connus (de nous en tout cas) sur cette collection datent du début du XXe siècle lorsque Noé Legrand, bibliothécaire à la Faculté de médecine et Anna Delage, docteure en médecine, les ont étudiées pour rédiger l’un un catalogue, l’autre sa thèse de médecine. Or de nombreuses questions restent en suspens ou méritent d’être réétudiées : d’où venaient les bacheliers de la Faculté ? Quels ont été ou comment ont évolué les sujets des thèses au fil du temps ? Jusqu’à quel point des docteurs-régents prenaient-ils les thèses au sérieux ? Quel savoir se fabriquait-il à l’occasion de ces exercices et de ces publications ? Dans quelle mesure la thèse a-t-elle été un moyen de diffusion du savoir médical ? Ces questions ne sont bien sûr que des pistes de réflexion qui font écho aux questions que se sont posées les bibliothécaires lors du traitement de cette collection.

En croisant l’étude de cette collection avec celle des Commentaires de la Faculté de médecineautre collection exceptionnelle de la bibliothèque, un grand pan de l’histoire de la faculté reste à (ré)écrire…

Solenne Coutagne

Bibliographie partielle

Voir aussi, dans la même édition, les reproductions, textes intégraux et traductions commentées de deux thèses quodlibétaires écrites et présidées par Guy Patin : «Annexe. Une thèse de Guy Patin. ″L’homme n’est que maladie″ (1643)» () et «Annexe. Thomas Diafoirus et sa thèse».

  • Delage, Anna. Histoire de la thèse de doctorat en médecine d’après les thèses soutenues devant la Faculté de médecine de Paris. Thèse d’exercice de Médecine. Paris : Librairie de la Faculté de médecine Ollier-Henry, 1913
  • Legrand, Noé. La collection des Thèses de l’Ancienne Faculté de Médecine de Paris depuis 1539 et son Catalogue inédit jusqu’en 1793. Paris : Honoré Champion, 1913 (en ligne sur Medic@)
  • Meyer, Véronique. L’illustration des thèses à Paris dans la seconde moitié du XVIIe siècle : peintres, graveurs, éditeurs. préface de Bruno Neveu ; [sous la responsabilité de la] Commission des travaux historiques de la Ville de Paris. Paris : Paris Musées, 2002

 

[1] Pour n’en citer que quelques-unes, on en trouve à la Bibliothèque nationale de France, à la bibliothèque Sainte-Geneviève, à la bibliothèque Mazarine, à la BIU Cujas, à la bibliothèque de la Sorbonne. Plus spécifiquement, on trouve des thèses en médecine à la bibliothèque de la faculté de médecine de Montpellier, ou à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg par exemple.

[2] Histoire de la Faculté de 1395 jusqu’à 1786 écrite par 194 doyens contenus dans 25 volumes manuscrits : ils comprennent la liste des docteurs régents, les comptes rendus des assemblées et délibérations, les relations des cérémonies, l’énumération des examens subis, les thèses soutenues, l’indication des procès, les inventaires des biens… Ils n’ont été édités que pour les années 1395 à 1560 et 1777 à 1786.

[3] Nous citerons ici l’exemple exceptionnel de la thèse soutenue par Théophile de Bordeu le 25 février 1754, portant sur les eaux minérales d’Aquitaine, qui fait 74 pages !

[4] Une autre collection faite par un autre doyen, Thomas-Bernard Bertrand, est conservée à la bibliothèque (ms 2308-ms 2320). Moins complète que celle de H.-T. Baron, elle est réputée ne contenir aucune thèse qui ne se trouverait pas dans la collection Baron. Mais, en réalité, l’étude et le dépouillement de cette collection reste à faire.

[5] La première thèse imprimée est celle soutenue par Claude Bazin en 1563, présidée par Claude Bailly et dont le titre est : « An mas celerius foemina tardius conformatur ? »

[6] La collection des thèses in-quarto commence en 1597 mais la suite ininterrompue ne commence qu’à partir de 1662. Les thèses précédentes ne sont qu’une petite fraction de celles soutenues précédemment qui se trouvent toutes dans la collection in-folio. Ce sont d’ailleurs souvent des rééditions postérieures : par exemple la thèse de Jérôme Taquet, soutenue en 1597 porte la date de 1649 dans sa mention d’édition.

2e JNBDS : merci pour votre participation !

Le 12 juin 2018 a eu lieu la deuxième Journée nationale des bibliothécaires et documentalistes en santé (JNBDS).

Bravant les grèves SNCF, les orages et les coulées de boue, plus de 80 collègues de toute la France sont parvenus à atteindre la BIU Santé pour cet événement annuel, co-organisé cette année avec le Réseau national des documentalistes hospitaliers. Avec pour la première fois quelques professionnels étrangers, venus de Belgique et de Suisse.

Merci à vous tous, documentalistes et bibliothécaires, d’avoir donné vie à cette manifestation inédite, qui n’aurait pas été un succès sans votre implication.

D’ici quelques semaines, vous retrouverez sur notre site la page dédiée à cette journée, avec comme l’an passé tous les documents collectés (interventions, posters, comptes rendus des ateliers, etc. N’hésitez pas à nous les envoyer rapidement, si ce n’est déjà fait). En attendant, voici un premier retour sous forme de billet de blog.

Le mot d’accueil a été prononcé par Arnauld Sillet, co-directeur de la BIU Santé, et Armelle Martin, présidente du RNDH. S’en est suivi une présentation du projet Cochrane et de la médecine fondée sur les preuves par le professeur Isabelle Boutron, directrice adjointe de Cochrane France.

Catherine Weill et David Benoist, de la BIU Santé, ont ensuite décliné les premiers résultats de l’enquête nationale AccLiMed (Accès à la Littérature Médicale), réalisée début 2018. Enfin, Tomas Allen, de l’Organisation mondiale de la santé, nous a entretenu (avec un délicieux accent canadien) du coût des ressources électroniques et collaborations internationales.

Continuer la lecture de « 2e JNBDS : merci pour votre participation ! »

Fermetures de la BIU Santé en mai

Les pôles Médecine (12, rue de l’École-de-Médecine) et Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire) de la BIU Santé seront fermés le mardi 8, le jeudi 10 et le lundi 21 mai, jours fériés.

Attention, le pôle Pharmacie fermera exceptionnellement le vendredi 11 et le samedi 12 mai.

Drapeau tricolore de la libération, coll. ENVA, cote : 2006.0.00084

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits (dont est issue l’image ci-dessus) et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données, les revues en ligne et les livres électroniques.

Fermeture du 1er mai 2018

La BIU Santé sera fermée le mardi 1er mai 2018, jour férié.

Mais elle sera ouverte normalement le lundi 30 avril.

L’occasion de délaisser l’atmosphère studieuse de nos salles pour aller en forêt compléter vos herbiers (si le temps est clément).

Vous aurez peut-être la chance de ramasser quelques brins du fameux muguet – dans le cas contraire, vous pourrez toujours en trouver des spécimens dans notre banque d’images et portraits, accessible de partout, même par mauvais temps :

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits, et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données, les revues électroniques et les livres électroniques.

[Medical Heritage Library] 13 698 documents de la BIU Santé disponibles

Le 19 janvier dernier, nous vous annoncions que la BIU Santé allait «petit à petit» compléter l’impressionnante collection de la Medical Heritage Library (si vous ne savait pas de quoi il s’agit, vous pouvez relire ce billet de blog).

[Caricature] Le Professeur John Bland-Sutton (B. Moloch) – Chanteclair
Le projet a avancé beaucoup plus vite que ce que nous avions anticipé et, deux mois plus tard, ce n’est pas sans fierté que nous vous annonçons qu’il y a très exactement 13 698 documents provenant des fonds de la bibliothèque en ligne sur Internet Archive au sein de la collection «Medical Heritage Library» ! 13 698 documents qui correspondent à la totalité des documents de la bibliothèque numérisés depuis 2001 et tombés dans le domaine public.  13 698 documents qui sont désormais consultables avec des  fonctionnalités inédites (téléchargement des images en haute définition, reconnaissance de caractères, formats d’export variés, recherche plein texte, pour en citer quelques-unes).

La rapidité avec laquelle ce versement a été fait n’aurait pas été possible sans la collaboration efficace d’Internet Archive, nous les en remercions vivement !

Nous vous souhaitons de belles découvertes dans les collections d’ici et d’ailleurs !

Ps : Vous pouvez désormais retrouver certaines de nos numérisations mises en avant via le compte Facebook de la MHL.

La médecine judiciaire à la Cour de cassation

En mars 2017 la Cour de cassation organisait un colloque intitulé «La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés».

Les actes de ce colloque (sous la direction scientifique de Sylvie Humbert, Philippe Galanopoulos et Alexandre Lunel) sont désormais disponibles aux Éditions LEH. Ils sont également consultables et empruntables au pôle Pharmacie de la BIU Santé (et sur place au pôle Médecine – merci à Philippe Galanopoulos, l’un des auteurs, pour ce don !).

Une exposition sur le même thème avait été organisée par la bibliothèque de la Cour de cassation, à partir de ses documents. Vous pouvez maintenant la retrouver en ligne à cette adresse.

[Culture] La médecine judiciaire dans les collections de la bibliothèque de la Cour de cassation from Cour de cassation on Vimeo.

En savoir plus

La BIU Santé vous propose elle aussi des ressources propres à la médecine légale.

Retrouvez sur notre site l’ebook gratuit rédigé sous la direction du professeur Ivan Ricordel, directeur honoraire du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de Police de Paris : L’expertise en police scientifique.

Enfin, la BIU Santé a collaboré à certaines numérisations disponibles sur le blog Criminocorpus, sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles.

Retour sur le stage : Bibliothèque de santé, environnement et ressources documentaires (nov. 2017)

La sixième édition du stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) », conjointement organisé par la BIU Santé et l’Urfist de Paris depuis 2012, s’est déroulée au siège de l’université Paris Descartes les 21, 22 et 23 novembre 2017.

Ce stage répond clairement à une attente et aux besoins des professionnels de la documentation nouvellement affectés en bibliothèque de santé. Il est programmé en novembre, afin que les collègues arrivés en juillet ou en septembre aient le temps suffisant pour effectuer leur prise de poste et appréhender le contexte de leur établissement. Cette formation est complétée depuis 2015 par un stage dédié spécifiquement à l’utilisation des bases de données intitulé « Recherche documentaire en médecine : outils et ressources », dont une nouvelle édition est d’ores et déjà prévue en mars 2018. Un troisième stage, consacré aux acquisitions en santé, a été proposé pour la première fois en janvier 2017 et sera probablement programmé de façon bisannuelle.

Le stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) » a pour objectifs de faire connaître :

  • le contexte des bibliothèques de santé : institutions, concepts et outils
  • les publics, leurs cursus et leurs besoins en documentation
  • les collections et les services proposés

Il s’inscrit dans la mission nationale de la BIU Santé, membre du GIS CollEx-Persée et bibliothèque délégataire en sciences de la santé (dont la médecine, l’odontologie, la pharmacie-chimie et la cosmétologie). Il s’adresse à tous les professionnels de la documentation en santé qu’ils relèvent d’une structure universitaire ou d’un autre type d’organisme documentaire.

Nouveauté 2017

Les évaluations des sessions précédentes avaient souvent fait ressortir le manque de moments d’échanges entre stagiaires. Il a donc été proposé à tous les stagiaires, en amont de la formation, de se retrouver ensemble au restaurant pour le repas du premier midi. Cette proposition a été accueillie avec enthousiasme et les 20 participants ont plébiscité ce moment de partage.

Les stagiaires

Le groupe de stagiaires était composé de 9 personnels de catégorie A, 7 de catégorie B et 6 de catégorie C. Parmi ces stagiaires, 2 étaient ITRF et tous (à l’exception d’une) étaient des nouveaux arrivants en bibliothèques universitaires (ou assimilés) de Santé.

Ci-contre, le groupe en photo devant le pôle Médecine de la BIU Santé avec son directeur, Guy Cobolet.

Retours des stagiaires 

L’impression générale est très positive : les 22 stagiaires ont jugé la formation excellente ou bonne et tous la recommanderaient à leurs collègues. Les commentaires sont élogieux, l’expertise et la qualité des intervenants fait l’unanimité.

La grande majorité des stagiaires estime la durée de ce stage appropriée malgré le rythme soutenu et la densité des informations reçues.

Le contenu de la formation est plébiscité par la quasi-totalité des stagiaires, ils le jugent en adéquation avec leurs attentes. Tous les stagiaires ont jugé que les supports étaient bons ou excellents.

Il faut noter que les stagiaires ont été vivement intéressés par les interventions qui leur permettaient de se projeter directement dans leur poste

TOP 4 des interventions

  1. L’offre éditoriale et acquisitions en santé a été cette année la formation la plus appréciée
  2.  Le Guide de survie apparaît ensuite dans les interventions préférées
  3. Les présentations des Cursus en santé et l’immersion en Histoire de la Médecine sont les séquences qui sont ensuite les plus citées

Pour les prochaines éditions

Les stagiaires suggèrent de développer davantage les cursus et la documentation des formations paramédicales. Ce stage est ressenti comme très dense mais les participants ont conscience que les sujets abordés sont incontournables et impliquent une masse très importante d’informations. La visite de la BU Santé pôle Pharmacie est souhaitée.

Compte tenu du succès rencontré par cette sixième édition, nous renouvellerons ce stage, en collaboration avec l’Urfist de Paris, pour la septième année consécutive à l’automne 2018, puisqu’il répond manifestement à des besoins et à une attente de la profession, en cherchant à améliorer les séquences qui n’ont pas donné pleine satisfaction.

Nous remercions l’ensemble des intervenants qui ont prêté leur concours à cette manifestation ainsi que les collègues qui nous ont aidés à la mener à bien, en particulier Aline Bouchard qui est notre interlocutrice privilégiée à l’Urfist de Paris.

Catherine Tellaa

 

Breaking news : La BIU Santé rejoint la Medical Heritage Library !

En octobre 2017, la BIU Santé a intégré la liste des principaux contributeurs de la Medical Heritage Library. Ainsi rejoint-elle un certain nombre d’établissements prestigieux tels que  :

La Medical Heritage Library (MHL) est un consortium des plus grandes bibliothèques de médecine du monde. Son but principal est de promouvoir la libre diffusion des ressources historiques en médecine. Elle s’emploie donc à créer une collection thématique cohérente et la plus complète possible pour l’étude de l’histoire de la médecine et des disciplines affiliées.  Dans cette perspective, la MHL c’est avant tout une bibliothèque numérique (hébergée sur la plateforme Internet Archive) où vous pouvez chercher, consulter, télécharger les collections historiques numérisées d’une quarantaine de bibliothèques américaines, canadiennes, britanniques (et donc maintenant française).

Vous trouverez par exemple dans MHL un nombre important de publicités pour les cigarettes datant des années 60 : https://archive.org/details/tobacco_leo23e00

À ce jour, plus de 215 000 documents numérisés de toutes sortes (imprimés, manuscrits, collection iconographique, enregistrements audios, enregistrements vidéos…) du XIIIe au XXe siècle sont accessibles en ligne. La BIU Santé va, petit à petit, compléter cet impressionnant catalogue avec ses propres documents qui sont (et resteront) disponibles en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ et la banque d’images et de portraits. Plus de 15 000 documents viendront ainsi s’ajouter à la MHL. La collection de la BIU Santé, complétée et enrichie par les collections des autres bibliothèques participantes, gagnera ainsi considérablement en valeur et en visibilité.

Autres gains majeurs, nos lecteurs vont pouvoir bénéficier dans ce nouvel environnement de fonctionnalités très pratiques, utiles, parfois très attendues. Depuis la plateforme Internet Archive :

  • Toutes les images seront directement téléchargeables en haute définition. (NB : Étant placées sous licence ouverte – Etalab, elles sont toutes librement et gratuitement réutilisables à condition de mention de la source «BIU Santé (Paris)»).
  • Nos documents feront tous l’objet d’une océrisation ;
  • Ils seront exportables dans un grand nombre de formats (Text, Daisy, PDF, Epub, Kindle…) ;

Le site de la MHL propose de son côté d’autres outils qui pourraient s’avérer aussi très utiles pour les chercheurs qui voudront exploiter les données que nous mettons à disposition :

  • Un moteur de recherche plein texte dans la totalité du contenu des documents de la collection «Medical Heritage Library» ou dans n’importe quel sous-ensemble (il sera par exemple possible de restreindre la recherche aux documents de la BIU Santé) a été développé par l’université de Harvard ;
  • Via l’outil ArchiveSpark, l’extraction des données (pour des opérations de fouille de texte par exemple) est à l’étude.
Thèse de médecine de Jean Poisson, 1682

Un échantillon est déjà en ligne, en attendant un versement plus massif dans les mois qui viennent. On y trouve le Traité complet de l’anatomie de l’homme de Bourgery et Jacob, le Traité des accouchemens de Maygrier, des manuscrits (les statuts des épiciers apothicaires de Paris, traité de médecine du XVe s.), des dessins originaux (de Léveillé et de Reignier), des albums photographiques (album de l’internat, album des blessés de la face de la guerre de 1870), le Traité des drogues de Pomet, quelques placards contre la peste nouvellement acquis… Vous y trouverez aussi quelques thèses illustrant la collection exceptionnelle que nous conservons à la BIU Santé (toutes les thèses de médecine de Paris depuis 1539) dont la thèse de baccalauréat en médecine de Jean Poisson, soutenue en 1682, présidée par Nicolas Liénard, dessinée, gravée et éditée par Louis Cossin, exceptionnelle par la taille imposante et la finesse de l’illustration de sa dédicace.

Bonne balade !

Solenne Coutagne

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L’annonce en anglais sur le site de la MHL