Fermeture de la salle Fialon (le 14/02)

Au pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie (4, avenue de l’Observatoire) la salle Fialon sera fermée le mardi 14 février 2017, pour cause d’examens.

La salle Dorveaux (salle de lecture principale) demeure ouverte, vous pouvez donc venir travailler au pôle Pharmacie, de 9h à 20h en semaine et de 9h à 18h30 le samedi.

La salle Fialon rouvrira normalement à 9h, mercredi 15 février 2017.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Renouveler ses prêts soi-même, c’est possible !

Renouveler ses prêts soi-même, à domicile et sans avoir besoin de téléphoner aux bibliothécaires, est désormais possible sur le site de la Bibliothèque Interuniversitaire de Santé, grâce à votre «Compte lecteur» !

Vous pouvez consulter le tutoriel ci-dessous, afin de connaître la procédure à suivre. (rappel : les prêts ne sont possibles qu’au pôle Pharmacie, la consultation s’effectuant uniquement sur place au pôle Médecine)

Tutoriel

Tout d’abord, cliquez sur « Notre catalogue », à partir du site internet de la BIU Santé : ici. Vous arrivez sur la page ci-dessous :

opac2Ensuite, vous allez devoir vous identifier en cliquant sur « Connexion », en haut à droite du catalogue : Connexion

Vous pouvez rentrer votre numéro d’étudiant de Paris Descartes ou le code à barres qui est indiqué sur votre carte de bibliothèque, ainsi le serveur vous reconnaîtra.

Une fois connecté et identifié, cliquez sur l’onglet «Compte lecteur» en haut dans la barre jaune-beige. Vous arriverez sur la page ci-après, «Votre dossier (en bref)» :

Compte lecteurDans la rubrique «Prêts en cours», vous verrez le nombre de documents empruntés, ainsi que les éventuels retards. Vous pouvez cliquer sur cette rubrique, cochez les documents que vous souhaitez renouveler et la page vous indiquera la prochaine date de retour !

RenouvelerSidonie Vicet

EMEA Regional Council Conference (21 et 22/02/17)

La huitième EMEA (Europe Middle East & Africa) Regional Council Conference de l’OCLC (Online Computer Library Center) se tiendra à Berlin, le 21 et le 22 février 2017.

Les participants aborderont le thème «Les bibliothèques à la croisée des chemins : résoudre les identités».

EMEAL’événement est ouvert aux personnels des bibliothèques, des musées et des archives qui travaillent en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Cette conférence est l’occasion pour les bibliothécaires de partager leurs expériences et d’explorer les tendances qui façonneront l’avenir des bibliothèques.

En savoir plus

Vous trouverez des informations utiles sur le site de l’OCLC

Le programme des ces deux journées

Sidonie Vicet

Debut: 02/21/2017
Fin: 02/22/2017
Berlin
DE

Découvrez la faculté de médecine Paris Descartes

Pour bien commencer l’année, la faculté de médecine Paris Descartes a mis en ligne sur sa chaîne YouTube une vidéo intitulée «Enseigner et comprendre. Pour soigner, prévenir et guérir».

La première partie de ce clip débute justement par quelques images de la grande salle de lecture du pôle Médecine de la BIU Santé (entre 0.14 et 0.25).

Vous y découvrirez également les statistiques les plus marquantes pour la faculté : 2500 chercheurs, 73 laboratoires, 330 PU-PH, 150 MCU-PH, 212 services hospitaliers, 7 instituts et centres de recherche, les innovations pédagogiques emblématiques comme iLumens

Retrouvez également sur cette chaîne les vœux du doyen, les conférences ayant eu lieu à la faculté, etc.

Fin 2016, la faculté de médecine Paris Descartes avait déjà été mise en valeur dans l’émission de Stéphane Bern, Visites privées (avec encore de belles images et quelques mots sur l’histoire de la BIU Santé) :

La BIU Santé sur Twitter et les autres réseaux

Comme tous les ans, le blog Insula (de la bibliothèque des Sciences de l’Antiquité de Lille3) a étudié la présence des BU françaises sur Twitter.

Et pour la première fois, le compte de la BIU Santé apparaît dans le top 5 (en nombre d’abonnés), plus précisément à la 4e place. Il est également 5e en nombre de tweets pour 2016. Merci à tous les twittos qui nous ont accordé leur confiance en s’abonnant à notre fil.

insulaC’est sur Twitter (entre autres) que nous partageons les actualités propres à la BIU Santé (déjà publiées sur notre blog). Vous y découvrirez aussi la veille quotidienne menée par plusieurs collègues (et lecteurs) dans le domaine de la santé et de la documentation médicale.

La BIU Santé joue d’ailleurs la carte de l’éclectisme, puisqu’elle est aussi présente sur d’autres réseaux, pour multiplier les canaux de communication avec ses lecteurs, confirmés ou potentiels. Depuis 2012, vous pouvez ainsi nous retrouver sur Facebook, Google+, LinkedIn et Viadéo.

Image Jason Howie
Image Jason Howie

D’autres expérimentations sont également conduites sur Pinterest, SlideShare (pour diffuser les supports de formations) et maintenant Periscope.

Cette présence en ligne, qui aide à un meilleur référencement du site web « classique », prend beaucoup de temps. À la BIU Santé, une quinzaine de collègues participe à ce travail, à des degrés divers. Qu’ils soient ici remerciés pour cette tâche quotidienne, qui vient s’ajouter aux missions plus traditionnelles.

Et n’oubliez pas : le pôle Médecine ferme ce soir vendredi 23 décembre à 20h. Il rouvrira comme l’ensemble de la bibliothèque à 9h le mardi 3 janvier 2017. Bonnes fêtes à tous et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures.

En savoir plus

Le billet original sur le blog Insula

La BIU Santé Pharmacie ouvre jusqu’à 20h !

dorveaux-2016À partir du 1er décembre 2016, ouverture du lundi au samedi, de 9h à 20h*, du pôle Pharmacie de la Bibliothèque Interuniversitaire de Santé (Salle Dorveaux – 4, avenue de l’Observatoire 75006 Paris), grâce au plan «Bibliothèques ouvertes» du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

fialon-2016*Attention : les samedis 3 et 10 décembre 2016, la salle Dorveaux sera ouverte de 9h à 18h !

La faculté de Pharmacie sera fermée du 17 décembre 2016 au 2 janvier 2017 (inclus).

Visites privées à la BIU Santé

Jeudi 10 novembre 2016, l’émission Visites privées (France 2, 15h40), animée par Stéphane Bern s’intéressera aux «aventuriers de la médecine».

bernL’invité principal sera  Stanis Perez (historien de la médecine).

À cette occasion, plusieurs sites de l’université Paris Descartes seront mis en valeur, et notamment le pôle Médecine de la Bibliothèque interuniversitaire de Santé.

Les salles de lecture, les magasins de la bibliothèque et leurs agrandissements successifs seront rapidement évoqués.

pare-accueilJean-Pierre Poirier, médecin auteur d’une biographie d’Ambroise Paré, y présentera ce pionnier de la chirurgie – dans la réserve de la bibliothèque, avec nos collections anciennes. Ambroise Paré qui est aussi le sujet principal d’une des expositions virtuelles de la BIU Santé.

En savoir plus

Le site de l’émission Visites privées, avec un lien vers le replay

L’exposition virtuelle de la BIU Santé sur Ambroise Paré

 

Un inventaire de nos catalogues (et réciproquement)

twitterL’année dernière s’est tenue l’exposition «De l’argile au nuage : une archéologie des catalogues», à la bibliothèque Mazarine puis à la bibliothèque de Genève. Il y a été question, entre autres, du fichier rotatif Columbia de la BIU Santé – qui attise toujours la curiosité de nos visiteurs, mais qui est loin d’être notre premier catalogue.

Le plus ancien inventaire des collections de ce qui deviendra le pôle Médecine remonte à 1395. Les quelques livres qui la constituent appartiennent à la faculté de médecine, située rue de la Bûcherie. C’est dans le plus ancien des volumes conservés des Commentaires de la faculté (en cours de numérisation dans Medic@), qu’il est fait mention de treize ouvrages, dont plus un seul ne subsiste aujourd’hui.

Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la faculté de médecine se dote d’une bibliothèque.

Sous l’Ancien Régime, plusieurs inventaires et catalogues sont réalisés et nous sont parvenus, pour deux des bibliothèques qui seront réunies en 1795 pour former la bibliothèque de l’École de santé, l’ancêtre directe de la BIU Santé : celle de la Faculté de médecine, et celle des chirurgiens.

  • l’inventaire de la donation Picoté de Belestre et d’autres donations qui ont constitué le fondement de la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris (cote BIU Santé Ms 2009 ; disponible en ligne sur Medic@) ;
  • le catalogue de la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris de J.-L. Livin Baude de la Cloye, Catalogus librorum omnium… qui pertinent ad bibliothecam facultatis medicinae Parisiensis (1745), conservé aujourd’hui à la Bibliothèque Mazarine ;
  • le catalogue de la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris de Edme-Claude Bourru, Catalogus librorum qui in bibliothecam Facultatis saluberrimae Parisiensis asservantur (1771 ; cote BIU Santé Ms 35 et 36) ;
  • Le catalogue de la bibliothèque des chirurgiens jurés de Paris proprement dite (1739 ; cote Ms 2094) ; et l’inventaire des livres de François de la Peyronie, légués à la bibliothèque des chirurgiens jurés de Paris en 1747 (Ms 2010) ;

Ces deux bibliothèques importantes furent attribuées à l’École de santé, parmi plusieurs autres ensembles. Elles comptaient à elles deux environ 10 000 volumes à la veille de la Révolution.

La bibliothèque de l’École de santé ouvrit ses portes en octobre 1795, et changea deux fois de nom en ce début du XIXe siècle : bibliothèque de l’École de médecine dès 1796, puis – comme avant la Révolution – bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris en 1808. Sa production d’inventaires et catalogues partiels est importante en nombre. Faire la liste de ces dizaines d’outils de travail serait très fastidieux : nous en avons recensé environ 80 !

Le grand catalogue du début du XIXe siècle est celui qui a été commencé sous la direction de Moreau de la Sarthe (bibliothécaire de 1808 à 1823), et qui continua de servir jusqu’aux années 1880 (cote BIU Santé  Ms 31 à 34). On ne peut omettre de mentionner à ses côtés les Tables annuelles des thèses soutenues à l’École de médecine, puis à la Faculté de médecine de Paris, qui, de 1798 à 1975, outil d’accès indispensable aujourd’hui encore si l’on veut exploiter à fond les dizaines de milliers de thèses parisiennes qui sont conservées à la BIU Santé (accessibles en ligne dans Medic@). Ni le catalogue imprimé des manuscrits, qui parut en 1908 dans un des volumes de l’immense Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Mais bien d’autres inventaires et catalogues partiels ont été réalisés, ou parfois seulement entrepris avant d’échouer sous le poids de la quantité toujours croissante. Parmi les succès relativement récents, on doit mentionner deux catalogues imprimés très importants : le Catalogue des congrès, colloques et symposia (1963-1969) et le Catalogue des périodiques français et étrangers depuis le XVIIe siècle (1976).

Car la croissance de la bibliothèque fut rapide. De 20 ou 30 000 volumes en 1800, elle passa à 120 000 vers 1895 et 200 000 en 1908, 400 000 environ en 1945, selon des statistiques du temps. Énorme effort de rangement, et énorme effort catalographique, réalisés avec un personnel fort limité en nombre.

La bibliothèque dut appliquer la circulaire du 4 mai 1878 sur les bibliothèques universitaires. Ce texte très important conduisit à réorganiser entièrement la cotation des ouvrages : les cotes que nous connaissons encore datent de cette période, et correspondent à une organisation purement numérique, avec des tranches par types et formats : de 1 à 4999 pour monographies de très grands formats, de 5000 à 10 000 pour les grands formats (petits in-folio et in-quarto), de 20 000 à 30 000 pour la taille inférieure (in-octavo), 90000 pour les périodiques in-octavo, etc.

À cette réorganisation physique devait se joindre la réalisation de registres d’entrée-inventaire (qui sont toujours en usage aujourd’hui pour la gestion quotidienne de la collection), et de deux catalogues : celui par nom d’auteur et titres des périodiques, que l’on voit toujours en partie derrière le «bureau central» ; et celui par matière, qu’il fut impossible de réaliser avant la fin du XIXe siècle, et qui ne concerna jamais que la partie postérieure de la collection, et pas son fonds plus ancien.

Le catalogue par nom d’auteur et titres des périodiques sur fiches fut entretenu à l’usage des seuls bibliothécaires jusqu’en 1952. Signalons qu’on peut le consulter aujourd’hui tout entier (à des fins de vérifications ou pour des recherches très spécifiques) sous le nom de «Catalogue ancien» sur notre site www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/ancien-catalogue/. Les amateurs de nostalgie catalographique en goûteront les vieilles écritures… Les plus aventureux sauront même trouver des astuces qui leur permettront de faire, dans cette version numérisée qui a rendu de grands services, certaines recherches difficiles à réussir dans le catalogue général actuel.

Ce fichier du «bureau central» donna lieu à des publications reprographiées, comme on en a fait assez souvent dans la deuxième moitié du XXe siècle : on fit ainsi une extraction des fiches des ouvrages antérieurs à 1501 pour obtenir par photocopie de ces fiches placées côte à côte un Catalogue des incunables, puis un Catalogue des livres du XVIe siècle. Et on avait entrepris une photocopie complète du fichier, qui aurait permis de le consulter sans avoir à être présent dans la grande salle de lecture : elle ne fut pas achevée.

À la toute fin du XIXe siècle, on entreprit de fournir aux lecteurs un catalogue qu’ils puissent manipuler eux-mêmes. Dans des tiroirs d’abord, puis dans le spectaculaire catalogue à roues (le fameux Columbia), il fut doublé d’un catalogue par matière. Pour les ouvrages entrés avant cette date, il fallait s’adresser au «bureau des bibliothécaires», et l’accès par matière devait se faire (et doit encore se faire aujourd’hui, d’ailleurs !) à l’aide d’autres outils bibliographiques.

Le grand fichier à roues remplaça un meuble à tiroirs en 1951. La société Columbia était spécialisée, entre autres, dans la fabrication de fichiers rotatifs – dont voici deux exemples, plus récents et plus… modestes ! Voir notre ancien billet de blog pour en savoir davantage…

columbia

1952 est une date importante pour nos catalogues : c’est celle de l’adoption du format de fiches international horizontal 12,5 x 7,5. Considérable changement, bien aussi lourd de conséquences qu’un changement de format informatique majeur aujourd’hui, et qui imposa une rupture de la continuité du catalogue, puisqu’il était réalisé jusqu’alors sur des fiches verticales. Il fallut donc changer de mobilier, comme on le voit encore dans la grande salle de lecture aujourd’hui, et cela compliqua la recherche qui devait se faire dans les deux fichiers successivement – avant et après 1952.

La grande étape suivante est celle de l’informatisation des catalogues. Le catalogage est informatisé dès 1986, mais les fichiers papier continuèrent à être alimentés jusqu’en 1989.

La rétroconversion des fichiers papier, qui a débuté en 1995 par les fichiers les plus récents, n’est à peu près achevée que depuis peu. Désormais, la plupart des recherches peuvent commencer par l’exploitation du Catalogue général.

Il ne s’agit pas toutefois d’une rétroconversion intégrale, puisque certains types de documents (certains mélanges, certains tirés à part) n’ont pas été pris en compte. La rétroconversion des catalogues de thèses progresse rapidement, mais son résultat n’est pas encore intégralement consultable dans le Catalogue général de la bibliothèque. C’est pourquoi les bibliothécaires ne sauraient, aujourd’hui, faire l’économie des catalogues sur fiches, dont l’usage s’avère parfois précieux. Et c’est pourquoi les lecteurs, lorsqu’ils ne trouvent pas une référence, ne doivent pas hésiter à solliciter les bibliothécaires !

catalogueFaut-il rappeler d’ailleurs qu’un catalogue de bibliothèque ne recense pas le détail de tout ce qui s’y trouve ? Bien souvent, nombreux sont les outils bibliographiques qui sont nécessaires pour mener à son terme une recherche.

Quant aux catalogues de la bibliothèque de pharmacie, il s’agit d’une autre histoire, qui commence à peine à être racontée

 

La bibliothèque du collège de pharmacie (1570-1789) en ligne !

Dans le cadre du projet «Bibliothèque Scientifique Numérique» (BSN5) financé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la BIU Santé a procédé ces trois dernières années à l’identification, puis à la numérisation, l’indexation et la mise en ligne des ouvrages qui constituaient, à la veille de la Révolution française, la bibliothèque du collège de pharmacie de Paris.

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Intérieur du collège de pharmacie, rue de l’Arbalète. Gravure de la Bibliothèque Nationale due à Auguste Guillaumot (1815-1892) d’après un dessin de E. Rouyer (1827-1901), extraite de l’ouvrage La salle des actes de la faculté de pharmacie-Paris V.

Cette bibliothèque, créée en 1570 à partir d’un don princeps de sept volumes, a d’abord connu une croissance lente de ses collections. Les maîtres apothicaires et épiciers ayant la charge de leur communauté prirent, dès la fin du XVIe siècle, l’habitude de laisser quelques volumes à la bibliothèque en souvenir de leur passage à la jurande. Ainsi, sur près de deux cents ans, seulement quelques dizaines de volumes vinrent compléter et accroître le fonds initial. C’est surtout à partir du milieu du XVIIIe siècle, à la faveur de dons plus importants, que la bibliothèque commune des maîtres apothicaires et épiciers de la ville de Paris put résolument changer d’échelle : des centaines de livres se trouvèrent désormais disposés sur les tablettes des trois armoires principales situées dans le «bureau» de la communauté, au premier étage d’un bâtiment acquis rue de l’Arbalète.

Lorsqu’en 1777 fut institué par ordonnance royale le collège de pharmacie de Paris, l’assemblée des maîtres apothicaires, séparés définitivement des maîtres épiciers, décida de procéder à l’inventaire des biens de la communauté. Il parut alors nécessaire de dresser le catalogue de la bibliothèque. Cette entreprise fut confiée aux prévôts René Tassart et Jean-François Hérissant. Commencé en 1780, ce catalogue fut achevé au terme de sept années de travail, puis transmis à l’écrivain-déchiffreur Saintotte qui le mit au propre. Il fut alors complété par un «État de la bibliothèque mise en ordre en 1787» et une «Table alphabétique des livres décrits ci-devant ….» ajoutée en 1788. Ce catalogue semble avoir été augmenté des nouvelles acquisitions au moins jusqu’en 1789. À cette date, la bibliothèque rassemblait déjà près de 500 volumes.

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Première page du catalogue dressé par René Tassart, copié par Saintotte

Précieusement conservé dans les collections du pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie de la BIU Santé, ce catalogue a pu servir de base à la reconstitution virtuelle de la bibliothèque du collège de pharmacie. Le travail d’identification et de localisation des exemplaires a montré qu’une grande partie des volumes se trouvait toujours conservée dans les collections de la bibliothèque de la faculté de pharmacie de Paris. Quelques exemplaires ont également pu être retrouvés à la faculté de pharmacie et de médecine de Toulouse (SICD Toulouse) qui a eu l’amabilité de les numériser pour aider la BIU Santé dans son projet de reconstitution.

Aujourd’hui, c’est un ensemble de 388 volumes qui est accessible dans la bibliothèque numérique Medic@, ce qui représente un taux de reconstitution d’environ 80%.

Ce projet de numérisation devrait permettre d’apporter un éclairage nouveau sur l’environnement intellectuel et matériel d’une communauté d’Ancien Régime : celle des apothicaires et épiciers parisiens. Dans cette perspective, la BIU Santé a établi plusieurs partenariats de recherche visant à promouvoir et valoriser un ensemble documentaire unique. Ces partenaires sont la Société d’histoire de la pharmacie, le club Histoire de la chimie (Société chimique de France) et le Laboratoire S2HEP (Sciences et Sociétés : Historicité, Éducation et Pratiques) de l’université Claude-Bernard Lyon 1.

college-pharmacieÀ la suite de la numérisation de cet ensemble, un site a été élaboré par deux étudiants du master «Technologies numériques appliquées à l’histoire» (École nationale des chartes) dans le cadre de leur stage proposant une recherche simple et avancée au sein de ce corpus ainsi qu’une reconstitution virtuelle de la bibliothèque.

Solenne Coutagne & Philippe Galanopoulos

 

Vélorution et (BIU) santé

logo-cb-wl2-289x300Cycling for libraries (dans sa version française Cyclo-biblio) est une initiative finlandaise, importée en France depuis 2014 : des bibliothécairesou des amoureux de bibliothèques – se retrouvent pendant une semaine pour parcourir les routes de France à vélo et débattre de leur métier en pédalant. Ils en profitent pour découvrir les bibliothèques jalonnant leur parcours, échanger avec d’autres professionnels et aller à la rencontre du public.

EmmanuellePrevostChaque année un thème. En 2016, il s’agissait des bibliothèques participatives, avec un itinéraire entre Toulouse et Bordeaux.

Emmanuelle Prevost, de la BIU Santé, y a participé, ainsi qu’Élisabeth Collin-Canto, du SCD Paris Descartes – avec une  cinquantaine d’autres volontaires.

Retrouvez sur le compte Facebook de la BIU Santé les images glanées par Emmanuelle Prevost au gré du chemin et des visites.

CISA1073Des bicyclettes, il y en a aussi qui se cachent dans les collections de la BIU Santé. Tout d’abord dans le catalogue, avec de nombreux ouvrages sur cyclisme et santé, ou sur la bicyclette.

Retrouvez également des documents patrimoniaux sur la petite reine dans notre bibliothèque numérique Medic@, ainsi que dans notre banque d’images.

Par exemple, cette discussion sur les intérêts du vélo, à l’Académie de médecine en 1894, par Étienne-Jules Marey.

En savoir plus

Le site de Cyclo-biblio

Interview d’Emmanuelle Prevost et Elisabeth Collin-Canto sur le site de Paris Descartes

La page Facebook de Cyclo-biblio

Des articles de Livres Hebdo sur Cyclo-biblio

Et pour finir, un reportage audio sur cette aventure :