Nouvelles pratiques en médecine légale : la personne, l’éthique et le corps

Les 20e journées scientifiques de la Société méditerranéenne de médecine légale se dérouleront lundi et mardi prochain, 24 et 25 février au 15, rue de l’École-de-Médecine 75006 Paris.

Le sujet central de ces journées est le rapport de la personne, de l’égalité homme/femme, en sa dignité et la violence quotidienne. La première journée est plus particulièrement consacrée à la personne humaine, à la maltraitance des personnes et à la violence. La deuxième journée recense comment le médecin de médecine légale participe dans l’autopsie, dans les nouvelles techniques de médecine légale en rapport avec la justice et la société.

Il est encore possible de s’inscrire à ces journées et notamment au dîner au restaurant au palais du Luxembourg, où se déroulera un dîner-débat sur ces thèmes de l’égalité hommes/femmes et de la dignité de la personne humaine.

Pour ce faire, vous devez vous connecter sur le lien suivant.

La Société française de médecine légale, la Société française et francophone d’éthique médicale, l’université Paris Descartes, la fondation MACSF et Isofroid sont les partenaires de ces journées.

Plus d’informations en cliquant sur ce lien.

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SPHM, appel à articles « Comment s’informe-t-on sur la santé ? »

La Société pour l’histoire des médias recherche des contributions pour un numéro de sa revue Le Temps des médias consacré au thème « Comment s’informe-t-on sur la santé ? »

Voici leur annonce diffusée sur leur site Internet, accessible en cliquant ici.

Appel à articles « Comment s’informe-t-on sur la santé ? », Le Temps des médias (n°23, automne 2014), 7 mars 2014.

De tous temps, les médias, du premier d’entre eux – le bouche à oreille – aux plus contemporains, ont parlé de maladies, mis en images le monde de la médecine et des soins. Comment se déploient ces discours, sous quelles contraintes et avec quels impacts sur les publics, que ceux-ci soient concernés par la maladie ou simplement curieux de s’informer ? Entre l’expertise des savants et celles des patients, les médias (sous toutes leurs formes, de la chanson à Internet, du manuscrit à la BD…) ajoutent un intermédiaire qui met en place ses propres définitions de la bonne santé et de la maladie, mais qui a aussi ses propres contraintes et ses propres règles.
Ce numéro du Temps des Médias s’intéressera aux discours produits sur la santé, mais aussi à leur circulation dans la population, à la manière dont ils agissent en retour sur les organismes et professionnels du soin. Toutes les périodes et tous les médias pourront être étudiés : presse, radio et télévision, mais aussi cinéma, affiches, photos, chanson, web, libelles…

De nombreux thèmes peuvent être abordés, par exemple :

  • Connaissances profanes des maladies et informations ;
  • Les rumeurs autour d’épidémie, de maladies ;
  • Carrière et formation des « spécialistes » santé dans les médias ;
  • Rôle des médias dans la propagation des peurs sanitaires ;
  • Monographie d’une émission ou d’un journal ;
  • Les contraintes économiques des informations sur la santé ;
  • Évolution du journalisme santé ;
  • L’intervention de la puissance publique ; les campagnes de prévention ;
  • Photographier la maladie ;
  • De la grippe espagnole au H1N1. Redéfinitions de la maladie ;
  • Les approches non savantes ou profanes de la santé ;
  • Les prétoires comme lieu de redéfinition de la santé mentale ;
  • Etc.

Proposition :
Les propositions ne doivent pas dépasser 5 000 caractères. Elles doivent être envoyées aux trois rapporteurs (pascale.mansier@cnrs.fr, cecile.meadel@mines-paristech.fr, claire.secail@cnrs.fr) au plus tard le 7 mars 2014.

Calendrier prévisionnel :
14 février 2014 : Diffusion de l’appel
7 mars 2014 : Date limite d’envoi des propositions
17 mars 2014 : Réponses aux auteurs
16 juin 2014 : Envoi des articles
7 juillet 2014 : Retour aux auteurs / Corrections
1er sept. 2014 : Envoi des versions définitives des articles
Automne 2014 : Parution du numéro 23 du Temps des médias

Coordination du numéro
Pascal MANSIER, INSERM / Laboratoire Communication et Politique (CNRS)
Cécile MÉADEL, Centre de Sociologie de l’Innovation (Mines ParisTech – CNRS)
Claire SÉCAIL, Laboratoire Communication et Politique (CNRS)

Voir normes de publication : http://www.histoiredesmedias.com/-Normes-de-publication-.html

Merci à la Revue du Praticien

Comme vous le savez déjà, la BIU Santé a dû interrompre cette année tous ses abonnements à des revues imprimées.

Pour mémoire, vous pouvez consulter ici les raisons de cette situation inédite dans l’histoire de la bibliothèque – la négociation nationale avec l’éditeur Elsevier ne constituant pas la seule contrainte.

Des collections de périodiques, complètes depuis l’origine, parfois uniques, ont ainsi été arrêtées brutalement début 2014. C’est le cas de titres de référence comme La Revue du Praticien, dont la BIU Santé possédait tous les numéros depuis sa fondation en 1951.

Jean Deleuze, rédacteur en chef de cette revue, a tenu à apporter son soutien à la BIU Santé : en attendant des jours meilleurs, La Revue du Praticien sera fournie gracieusement à la bibliothèque, pour assurer la continuité de la collection et l’information de ses lecteurs.

Vous pouvez lire ici l’intégralité du message envoyé par M. Deleuze.

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé le remercie pour ce geste, lui et toute l’équipe de la Revue du Praticien.

Henri Moissan : le film !

« Il faut placer son idéal si haut qu’on ne puisse l’atteindre », voilà une belle maxime. Elle est d’Henri Moissan (1852-1907), pharmacien et premier Français Prix Nobel de Chimie auquel le cinéaste Daniel Bour et le membre du Comité Moissan 2006 Jean Trouchaud, assistés par Louis Patard, viennent de consacrer un documentaire très instructif, auquel la BIU Santé a eu le plaisir de participer.

« Voilà plus de 100 ans que ce grand savant honora son pays par ses travaux qui furent solennellement reconnus par la communauté scientifique internationale et couronnés par l’Académie Royale des Sciences Suédoise. En plus de son exploit à isoler pour la première fois le fluor, il parvint, grâce aux perfectionnements qu’il apporta à ses fours à arc électrique, à obtenir des températures jusqu’à environ 3500°C. On ne compte plus les composés minéraux (dont le carbure de silicium qui reçut le nom de Moissanite) et les métaux que ce père de l’électrométallurgie fabriqua ou purifia. À quoi il faut ajouter ses expériences pour synthétiser le diamant pour lesquelles il imagina les moyens pour reproduire en laboratoire les hautes températures et les hautes pressions nécessaires. Ses travaux connaissent encore aujourd’hui une nouvelle vie avec nombre de découvertes et d’applications dans les domaines des sciences de la santé et de la chimie. Ce premier film à lui être consacré, tourné principalement à Paris et à Meaux où il vécut, se veut être, outre un devoir de mémoire, un ferment pour susciter de nouvelles vocations dans ces deux domaines essentiels. » (Texte aimablement communiqué par les auteurs du film)

Pour voir une version abrégée du film en français (19 mn)

« It has been more than a century since this great scientist did honour France as he was praised for his works by the international scientific community and awarded the Nobel Prize. As a matter of fact, he succeeded for the first time in isolating fluorine and in obtaining temperatures up to 3500°C thanks to the improvements he made to his electric arc furnaces.  He is also known to have synthesized and purified a great number of metals and mineral compounds, including silicon carbide which was to be called Moissanite as well as to have tried to make artificial diamonds when reproducing in his laboratory the necessary high temperatures and pressures. His works are still referred to nowadays in many discoveries and applications in the scope of health and chemical sciences. This film, the very first to be dedicated to him and mainly directed in Paris and Meaux where he used to live, is not only a duty of remembrance but also an incentive for young generations to participate to the development of such strategic areas. » (Traduction aimablement communiquée par les auteurs du film)

To watch an english abstract of the film (18 mn)


À propos du film :
La Société française de génie des procédés et A3V Studio présentent un film réalisé par Daniel Bour et Jean Trouchaud : Henri Moissan, pharmacien, premier Français Prix Nobel de Chimie (Copyright A3V Studio 2013)

Pour acheter un exemplaire du film, écrire à Daniel Bour : daniel.bourlevrai@free.fr
Pour consulter le film, communication possible à la BIU Santé – Pôle Pharmacie Biologie Cosmétologie.

Philippe Galanopoulos

Henri Moissan
Realise par : Bour, Daniel, Trouchaud, Jean

Les domestications de végétaux : colloque

Les 28 février et 1er mars 2014, la Société Botanique de France avec la Bibliothèque interuniversitaire de Santé organise à Paris un colloque sur les domestications de végétaux.

Ce colloque a une vocation pluridisciplinaire. Il permettra d’aborder les nombreuses facettes des domestications des végétaux incluant les thématiques suivantes :

  • Histoire des domestications – histoire de l’agriculture, archéologie/archéobotanique.
  • Ethnobotanique, interaction Plantes – Hommes.
  • Modifications morpho-anatomiques, génétiques et génomiques associées aux domestications.
  • Diversité des modalités de domestication selon les espèces.
  • Position phylogénétique des espèces domestiquées par rapport aux parents sauvages.
  • Diversité au sein des espèces domestiquées.
  • Écologie des espèces domestiquées et de leurs parents sauvages.
  • Interaction et coévolution avec les parasites et mutualistes.

Il s’adresse aux naturalistes, étudiants, enseignants, formateurs d’enseignants et à tous les curieux de science !

Nous espérons vous y voir nombreux. N’hésitez pas à faire circuler l’information autour de vous.

Plus d’information en téléchargeant ici le programme (PDF, 2 pages).

L’inscription est gratuite mais obligatoire : sbf.domestication@gmail.com

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Colloque Sciences et Patrimoine culturel (14 février 2014)

Le 14 février 2014 aura lieu le colloque Sciences et Patrimoine culturel :

Images, textes, matières et techniques.
Du site à l’objet : environnements, chronologies, savoirs techniques.
Patrimonialisation du savoir scientifique.

Cette manifestation se tiendra de 9h à 18h, amphithéâtre Durand (bâtiment Esclangon) et Tour Zamansky Campus Jussieu – 4, place Jussieu – 75005 Paris.

Comité d’organisation : Jean-Louis BATOZ (UTC), Ludovic BELLOT-GURLET (UPMC), Stephan DUGAST (MNHN), Christophe FALGUÈRES (MNHN),Thierry LAUGÉE (Paris Sorbonne), Sylvie LE BOMIN (MNHN), Dany SANDRON (Paris-Sorbonne), Charlotte RIBEYROL (Paris-Sorbonne), Philippe WALTER (UPMC).

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Pôle Pharmacie : fermeture de la salle Fialon

Au pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie (4, avenue de l’Observatoire) la salle Fialon sera fermée du mardi 11 au vendredi 14 février 2013 inclus, pour cause d’examens.

La salle Dorveaux (salle de lecture principale) demeure ouverte normalement, vous pouvez donc venir travailler au pôle Pharmacie.

La salle Fialon rouvrira normalement à 9h lundi 17 février 2014.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Du soin à l’addiction : une histoire politique et culturelle de l’opium

L’émission Concordance des temps, animée par l’historien Jean-Noël Jeanneney, était consacrée samedi 1er février à l’histoire de l’opium. Son invité, Xavier Paulès, maître de conférence à l’EHESS, est spécialiste de l’opium en Chine, auquel il a consacré deux ouvrages :
L’opium. Une passion chinoise (1750-1950), Histoire Payot, 2011.
Histoire d’une drogue en sursis : l’opium à Canton 1906-1936, Éditions de l’EHESS, 2010. (disponible au pôle Médecine cote HM Mag. SPE drog. 07)

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de France culture.

Voici une occasion supplémentaire de se replonger dans les fonds de la BIU Santé, riches sur les questions de l’opium.

Bulletin des sciences pharmacologiques : organe scientifique et professionnel, 1904, p. 323 (BIU Santé Pharmacie cote P 31249)

L’opium est déjà utilisé par les Sumériens qui l’appellent la « plante de joie ». On lui prête des vertus thérapeutiques jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On doit notamment à Thomas Sydenham (1624-1689) la mise au point du Laudanum, puissant analgésique à base d’opium qui est utilisé pour soulager la douleur dans un grand nombre de cas pathologiques. Plante des Romantiques, Alfred de Musset traduit en 1828 L’anglais Mangeur d’opium, un récit autobiographique de Thomas de Quincey racontant l’expérience d’un fumeur d’opium : ses effets, son addiction et ses difficultés à se sevrer. Ce texte illustre le passage de l’usage thérapeutique de l’opium à l’usage récréatif qui marque profondément l’histoire des arts et de la littérature, tout en ayant des conséquences dramatiques sur la santé des populations qui la consomment. À la fin du XIXe siècle, les États prennent conscience des risques que l’opium représente pour la salubrité publique.

En 1924-1925 est organisée à Genève la conférence de l’opium, visant à ratifier une convention internationale pour contrôler la circulation de l’opium à travers le monde, par un système de certificats d’importation et d’autorisations d’exportations. Pour la France, le pharmacien Émile Perrot est délégué national : la BIU Santé pharmacie conserve une partie des documents préparatoires à ses interventions, des discours des autres conférenciers et des notes manuscrites. Ce fonds constitue un ensemble de documents précieux pour qui s’intéresse à l’histoire politique de l’opium. Ils sont consultables au pôle Pharmacie aux cotes 432, 435, 436, et 438 à 446.

Pour aller plus loin, deux références sur l’histoire de l’opium disponibles à la BIU Santé :
L’opium : histoire d’une fascination / Paul Butel, 1995 (Pharmacie, salle Dorveaux, cote Histoire 615.323 3509 BUT).
Opium: a history /Martin Booth, 1998 (Pharmacie, salle Dorveaux, cote Histoire 615.323 3509 BOO).

Philippe Galanopoulos et Jeremy Schreiber

Salle Landouzy fermée vendredi matin

Attention, vendredi prochain 7 février 2014, la salle Landouzy (au pôle médecine-odontologie) demeurera fermée jusqu’à 12h. Certaines ressources imprimées en odontologie seront donc inaccessibles pendant quelques heures.

La grande salle sera ouverte comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Salle Landouzy

Contraintes budgétaires et désabonnements 2014

[Billet original publié le 7 janvier 2014]

En raison des restrictions budgétaires 2014, nous sommes contraints d’interrompre un grand nombre d’abonnements (ressources électroniques et imprimées).

Certains droits réservés capl@washjeff.edu

Vous trouverez dans les fichiers ci-dessous la liste des accès concernés :

Toutes les ressources concernées, électroniques et imprimées (PDF, 175 Ko) ;

Revues imprimées concernées  (PDF, 500 Ko).

Certains accès ont déjà été interrompus (par ex. Conf+, que nous aurions dû prolonger en 2014), les autres devraient l’être progressivement dans les semaines qui viennent.

Grâce à la générosité de certains éditeurs, certaines ressources ont pu être maintenues, sous forme papier ou électronique (cliquez ici pour le détail des accès concernés).

En cas de besoin nous vous proposons, à titre provisoire, la solution du Prêt Entre Bibliothèques (PEB / cliquez sur ce lien).

Nous sommes désolés de ne plus pouvoir assurer un service adapté à vos besoins.

Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter.

Vous pouvez aussi nous faire part de vos réactions ou poser vos questions dans les commentaires ci-dessous.

[Mise à jour par Guy Cobolet, directeur de la BIU Santé]

Le 15 janvier 2014,

Pour répondre à certains des commentaires postés sur ce blog, je puis apporter les éléments d’information suivants :

1. les difficultés résultent de plusieurs facteurs, qui se combinent :

* un problème structurel, lié au modèle économique de l’information électronique adopté par les éditeurs à la fin des années 90. Modèle fondé depuis toujours sur le chiffre d’affaires papier. Notre bibliothèque, très ancienne, possédant la collection de revues la plus importante de toutes les universités françaises, paie donc les ressources électroniques deux ou trois fois plus cher que la plupart des établissements comparables.

* par ailleurs, étant CADIST, la bibliothèque doit (c’est l’une de ses missions nationales parmi d’autres) continuer d’acquérir des revues imprimées, les diffuser et les conserver, de manière à ce que les autres établissements soient exemptés de cette tâche et qu’il existe, dans le pays, une collection de référence et de sauvegarde.

* comme vous le savez, l’inflation annuelle du coût de la littérature scientifique varie entre 5 et 15% selon les titres, les disciplines, les pays de publication. Avec un budget stagnant depuis des années et en diminution depuis 2013 (-5%), il est bien évident qu’un jour le système ne fonctionne plus.

De 2007 à 2013, nous avions, pour maintenir l’essentiel, dû résilier 650 abonnements à des revues, et avons donc supprimé les titres les moins importants, les moins consultés.

Aujourd’hui, vu les contraintes budgétaires, c’est le cœur de la collection qui est atteint, car il constitue la seule variable d’ajustement possible qui reste (pour préserver l’offre documentaire, tous les autres postes budgétaires ont été déjà rognés dans le passé : informatique, matériels, papier photocopie, travaux, déplacements, fournitures…).

Dans ce cœur de collection, figurent des titres que la bibliothèque possédait depuis le n°1 du 19e siècle : Jama (1883), New England Journal of Medicine (1928), PNAS (1915), Nature (1869), l’Année psychologique (1895) et des centaines d’autres. Des titres complets depuis leur origine, qui constituent un patrimoine scientifique unique en France.

* enfin, pour le budget primitif 2014, l’ Université Paris Descartes fait face à des contraintes budgétaires très fortes et doit faire 22 M€ d’économies. Le budget primitif de la BIU a été réduit de 800.000€, celui du Service commun de la documentation de 500.000€, et c’est donc 1,3 M€ de ressources qu’il fallait supprimer au 1er janvier 2014 (24% du budget demandé, qui reconduisait le budget 2013).

2. Les critères de suppression :

* ont dû être conservés des bouquets de titres pour lesquels on s’était engagé dans le cadre de contrats pluri-annuels : Springer, Elsevier, CAS-ACS pour un total de 1,47 M€. Les deux revues mineures citées par M. Warlin font partie de ces bouquets.

* le solde disponible (70.000€, une fois pourvus tous les autres postes budgétaires incompressibles) a ensuite été consacré à l’acquisition de quelques ressources (revues et bases de données) dans les domaines couverts par la bibliothèque (médecine, pharmacie et odontologie en priorité, mais aussi psychologie, soins infirmiers et paramédical), en conservant aussi quelques ressources pour les étudiants, qui seront les chercheurs ou les praticiens de demain. Et l’on a tenté de préserver un certain niveau d’achat d’ouvrages.

3. À la lumière de ces faits qui, espérons-le, ne sont pas irréversibles et peuvent être amendés, la vraie question que l’on peut se poser, me semble-t-il, est la suivante :

Quelle est la place de l’information scientifique, de la documentation et des bibliothèques dans l’université, ici comme ailleurs ? Relèvent-elles du potentiel de recherche, et/ou du potentiel pédagogique, ou d’autres secteurs plus ou moins nécessaires ?

Des réponses apportées à ces questions découlent les financements.

Guy Cobolet, directeur

[Mise à jour par Guy Cobolet, directeur de la BIU Santé]

[Voir ci-dessus pour le billet original sur les désabonnements en cours]

Le 30 janvier 2014,

Quelques autres éléments d’information :

À la suite des messages reçus et publiés sur ce blog depuis le 15 janvier [voir ci-dessous], il me semble nécessaire d’apporter des précisions complémentaires sur les points suivants :

1. L’Open Access : tout le monde en parle, et la question a été abordée sur le blog de la bibliothèque.

Nous en avons présenté très rapidement l’économie générale, en effleurant la question des coûts, qui pourtant est bien réelle, car l’édition a un coût.
La formule Gold, où le chercheur paie pour être publié (1.000, 2.000, 3.000 euros l’article) et qui se développe à grands pas depuis quelque temps, mérite d’être étudiée sérieusement.
Vous l’avez compris : aujourd’hui, une revue est financée par deux sources principales : les abonnements annuels (souscrits par les particuliers et surtout par les institutions, notamment les bibliothèques) et les chercheurs/laboratoires.

Pour appréhender ce que représente en totalité le poste budgétaire de la documentation et de l’information scientifique, il me semble utile et nécessaire que l’université connaisse toutes les dépenses des uns et des autres, si elle veut se doter d’une politique efficiente en la matière. Avec le Gold Open Access, des transferts de charges (ou des additions de charges ?) sont en cours, mais personne ne connaît exactement le total des sommes consacrées à l’acte de publication. C’est bien dommage, et il est temps de se doter des outils indispensables et pertinents pour mesurer la chose.

2. Le temps est aussi venu, je crois, de revoir la politique d’achat qui prévaut en France (et ailleurs) depuis 15 ans, celle des « big deals », où l’on achète des bouquets de titres (en général tous les titres électroniques d’un éditeur, vendus en bloc), quel que soit leur contenu, au motif (avéré, mais uniquement fondé sur des pratiques commerciales discutables) qu’un big deal est moins coûteux que l’achat sélectif des quelques titres pertinents qui correspondent aux recherches et formations dispensées dans l’institution.
Un exemple, pris parmi d’autres : à Paris Descartes (comme partout ailleurs), nous sommes abonnés au bouquet Science Direct d’Elsevier, qui donne accès à 2.000 revues.

Voici les statistiques d’usage de ce portefeuille dans notre université :

  • 96 revues font l’objet de 50% de toutes les consultations ;
  • 264 revues font l’objet de 75% de toutes les consultations ;
  • 519 revues font l’objet de 90% de toutes les consultations.

Et je pourrais multiplier les exemples…
Faut-il continuer ainsi ? Stop ou encore ?

3. Je crois, pour en finir, que la seule solution n’est pas la révolution, mais ne pourra procéder que d’un partage d’idées, d’un vrai débat dans la communauté académique et d’une action conjuguée entre tous les acteurs concernés au sein des universités et de la nôtre, qui tous jouent un rôle déterminant en la matière : les chercheurs qui publient et/ou participent aux comités de lecture, les bibliothécaires qui gèrent les acquisitions et les accès, en fonction d’une politique à long terme, les usagers qui ont des besoins et leur mot à dire, et les décideurs qui doivent définir une politique fondée sur des bases solides, justifiées, adaptées et pertinentes.

Lisez le message du directeur général des bibliothèques de l’université de Montréal, qui s’est ému des suppressions d’abonnements que nous avons opérées en janvier et dont je partage entièrement la philosophie.

Lisez aussi cette interview de Paul Thirion, directeur général du réseau des bibliothèques de l’université de Liège – université qui a été l’une des premières à imposer le dépôt en Open Access pour tous les articles rédigés par ses membres.

Guy Cobolet, directeur

N’hésitez pas à faire part de vos réactions ou poser vos questions dans les commentaires ci-dessous.