Nudité, santé, beauté pour les Dievx de février

Bénédicte Prot a soutenu en juin 2017 une thèse de doctorat en littérature sur La représentation de la nudité dans la littérature du XVIIIe siècle sous la direction de Catriona Seth (Université de Lorraine) et Alexandre Wenger (Université de Fribourg). Elle est aujourd’hui assistante-docteure de la chaire Médecine et société de l’Université de Fribourg et s’intéresse notamment aux liens qui unissent la médecine à la littérature.

Nous avons eu le plaisir de la rencontrer lors du colloque Habillage du texte aux XVIIe et XVIIIe qui s’est tenu à Metz en septembre 2017. Son intervention portait sur «Nudité et habillage du texte dans L’Ami des femmes (1804) du docteur P. J. Marie de Saint-Ursin» [1]. L’occasion était trop belle et nous n’avons pas résisté à l’envie de la solliciter pour notre rendez-vous mensuel. Nous la remercions infiniment d’avoir bien voulu nous faire l’amitié de se prêter à l’exercice et lui cédons la tribune sans plus tarder.

Chloé Perrot

[1] La publication des actes est prévue courant 2018.

L’Ami des femmes

En ce mois de février, les amoureux de médecine et de littérature seront ravis de découvrir L’Ami des femmes du méconnu docteur P.-J. Marie de Saint-Ursin (1763-1818).

Télécharger le calendrier de février 2018.

Publié en 1804, réédité l’année suivante, le texte est dédié à l’impératrice Joséphine et se présente comme les lettres d’un médecin concernant l’influence de l’habillement des femmes sur leurs mœurs et leur santé, et la nécessité de l’usage habituel des bains en conservant leur costume actuel, avec un Appendix contenant des recettes cosmétiques et curatives.

C’est non sans ironie que le médecin-accoucheur Jean-François Sacombe (1750 (1755 ?)-1822) observe que son contemporain a «mis à contribution tous les arts, la poésie, la gravure, la typographie, et jusqu’au prestige d’un grand nom, pour mieux s’assurer le succès de son ouvrage[1]», étant entendu que la majorité des lecteurs «ne jug[e] du mérite d’une production littéraire que sur l’étiquette du sac[2]».

Au-delà de son caractère péjoratif, cette remarque attire notre attention sur les éléments composant ce qu’on appelle aujourd’hui le paratexte. Titre, épigraphe et frontispice sont autant de seuils de lecture où se manifeste la double appartenance au littéraire et au médical de L’Ami des femmes.

Par la mince frontière sémantique qui sépare l’ami de l’amant, L’Ami des femmes affiche d’entrée de jeu l’ambivalence de la figure du médecin. Cet ouvrage d’hygiène féminine sur la conservation de la beauté et de la santé s’inscrit en cela dans la continuité des textes médico-littéraires, en particulier du roman médical d’Antoine Le Camus (1722-1772) Abdecker, ou l’art de conserver la beauté (1754) – à consulter gratuitement dans notre bibliothèque numérique Medic@.

L’Ami des femmes comprend un frontispice allégorique réalisé sous la direction du célèbre graveur et dessinateur Nicolas Ponce (1746-1831). Le bain et l’habillement y sont respectivement suggérés par la nudité de la figure de la Beauté et par les petits génies tenant des plumes de paon symboles des modes changeantes. Les éléments de végétation et d’architecture antique ne permettent pas de déterminer précisément le lieu de cette scène mythologique. Cette dernière se déroule-t-elle dans le temple de la déesse Hygie entourée de rayons célestes ? Sommes-nous plutôt dans le sanctuaire de la Beauté, qui ne se distingue de Vénus que par la guirlande fleurie qui lui sert d’attribut[3] ? Les deux figures féminines font ici l’objet d’un culte commun, se faisant les incarnations d’un discours qui entremêle l’art de préserver ses charmes à celui d’entretenir sa santé.

On peut s’étonner de l’absence de toute figuration picturale du médecin à l’orée d’un texte qui, par son titre, lui accorde une place prépondérante. La légende de la gravure, l’imposant livre posé sur les genoux de la Beauté ainsi que la théâtralité qui préside à cette scène – voyez le rideau au bord supérieur du cadre – indiquent que le sujet de l’image est avant tout la mise en scène de l’écriture. C’est à travers cette représentation de l’acte d’écrire que la figure du médecin apparaît, et plus spécialement celle du médecin-écrivain mettant sa plume et les beautés du langage au service du discours hygiéniste.

S’éloignant du ton prescriptif du traité, le docteur et auteur cherche tout autant à séduire qu’à instruire les dames. Son style est parfois salué et souvent critiqué. La mise en place d’un contexte sans doute fictif destine les lettres qui composent L’Ami des femmes à une mère de famille en vue de l’éducation de ses filles. Le choix de la lettre n’est pas sans rappeler les correspondances entretenues entre patients et médecins (comme par exemple Samuel-Auguste Tissot). Il s’agit également de cibler le lectorat en se basant sur l’idée selon laquelle l’épistolaire serait un genre littéraire féminin. Les lettres sont en outre agrémentées de vignettes et de reproductions de médailles représentant différentes figures de Vénus. Tirées pour la plupart de la Dissertation sur les attributs de Vénus (1776) de l’abbé de La Chau, ces illustrations font de la déesse un modèle pour les lectrices et contribuent à faire de L’Ami des femmes un livre dont la matérialité tout autant que le propos doit demeurer plaisant.

Portons enfin notre attention sur l’épigraphe située en bas du frontispice et qui place d’emblée le texte sous le patronage de Jean-François Guichard (1731-1811), dramaturge et auteur de contes et de fables légères. Par son rythme et sa construction, l’alexandrin «La pudeur le demande et la santé l’exige» rapproche sur un même plan les deux notions. Le sens de ce vers à valeur de maxime joue de la quasi-synonymie et des nuances entre les verbes demander et exiger, la pudeur étant du côté du côté du souhait et la santé relevant d’un impératif. Le vers de Guichard fait référence aux critiques que suscitent les tenues vestimentaires féminines du début du XIXe siècle, jugées trop découvertes et trop légères par bien des médecins. Saint-Ursin est de ceux qui y voient un péril pour la santé et pour les mœurs, au point de considérer l’habillement des femmes à la mode comme un «appareil plus séduisant que la nudité[4]».

Les seuils de lecture en disent long sur la nature de cet ouvrage entre médecine et littérature galante. L’auteur se verra satisfait s’il «rencontre quelque fois [L’Ami des femmes] sur leur toilette, se glissant entre Gentil Bernard, Dumoustier, Bertin et Legouvé[5]». Ce souhait convie non seulement à de bien réjouissantes lectures mais témoigne encore de manière concrète de l’ambivalence d’un livre médical qui circule aisément de la bibliothèque à la toilette des dames.

Bénédicte PROT, Université de Fribourg

[1] Jean-François Sacombe, « L’ami des femmes », Lucine française, ou Recueil d’Observations médicales, chirurgicales, pharmaceutiques, historiques, critiques et littéraires, relatives à la Science des Accouchements, t. II, à Paris, Au bureau de la Lucine française, Chez Lefebvre, imprimeur, Ier. Vendémiaire An XII [1804], p. 438.

[2] Ibid.

[3] « Beauté », Iconologie par Figures, ou Traité complet des Allégories, Emblèmes, etc. Ouvrage utile aux Artistes, aux Amateurs, et pouvant servir à l’éducation des jeunes personnes, par MM. Gravelot et Cochin, Chez Le Pan, s.d., t. II, pp. 81-82.

[4] P. J. Marie de Saint-Ursin, L’Ami des femmes, ou lettres d’un médecin concernant l’influence de l’habillement des femmes sur leurs mœurs et leur santé, et la nécessité de l’usage habituel des bains en conservant leur costume actuel, avec un Appendix contenant des recettes cosmétiques et curatives, à Paris, chez Barba, 1804, p. 62.

[5] Ibid., p. xii.

Accueil des publics malvoyants à la BIU Santé

Le pôle Médecine de la BIU Santé compte parmi ses lecteurs des étudiants en kinésithérapie dont certains sont déficients visuels.

Les personnels sont très attachés au fait de pouvoir leur fournir nos ressources ainsi que nos services dans les meilleures conditions. Dans un premier temps nous avons organisé, d’une manière un peu artisanale, des rendez-vous individuels. Cela nous a permis de mieux identifier les besoins et les difficultés de ces publics spécifiques. Après avoir pris contact avec différentes écoles de kinésithérapie, la responsable du service public s’est rapprochée de l’une d’entre elles, l’Institut Paul-Guinot de Villejuif. Un contact s’est noué avec la documentaliste de ce centre qui forme des personnes handicapées visuelles en vue d’une intégration professionnelle en milieu ordinaire de travail, et ce, dans plusieurs disciplines dont la kinésithérapie. Petit à petit, une procédure a vu le jour, initiée par la collaboration entre la documentaliste et la bibliothécaire. Cette dernière a été invitée aux journées portes ouvertes de l’Institut et a pu ainsi rencontrer des professeurs et des élèves.

Les instituts d’aveugles : une leçon de géographie à l’école Braille. Cote Cote : CISC0137.

Depuis maintenant trois ans, les élèves kinésithérapeutes de l’Institut Guinot, dès la seconde année, se rendent dans nos locaux durant une demi-journée, généralement en avril-mai, en compagnie de leur documentaliste et parfois aussi d’un professeur. Ils sont reçus par la responsable du service public qui leur fait visiter la bibliothèque et leur en explique le fonctionnement général.

En amont, il leur a été préparé une carte de lecteur de six entrées ainsi qu’un compte Wifi. En effet, ces étudiants viennent souvent avec leur propre matériel, même si nous disposons dans notre salle de lecture d’un téléagrandisseur Vocatex et son écran 32 pouces ainsi que d’un ordinateur équipé de Windows 7 avec un écran 27 pouces et un clavier gros caractères, sur lequel sont installés les logiciels suivants : ZoomText (zoom sur l’écran), Jaws (synthèse vocale), Dragon Naturally Speaking (commande vocale).

Nous nous rendons ensuite dans notre salle de formation où les élèves peuvent se familiariser avec nos divers catalogues, nos revues électroniques, bases de données et livres électroniques. Ils s’exercent à la recherche et peuvent poser toutes les questions qu’ils désirent à la bibliothécaire qui les informe également de la procédure d’accueil qui leur est dédiée. Ils repartent généralement avec une belle moisson d’articles dans leurs clés USB et très motivés pour revenir à la bibliothèque.

La procédure d’accueil des publics déficients visuels est disponible sur notre site à la rubrique « Accès et conditions d’inscription ».

Il s’agit de faire gagner du temps aux lecteurs. Dans un premier temps ils peuvent poser des questions sur Biuminfo afin d’orienter leurs recherches. Le service répond sous 48h par une série de références présentes dans notre bibliothèque, parmi lesquelles l’usager opère sa sélection. Ce dernier prend ensuite contact par mail avec la responsable du service public. Un rendez-vous est fixé afin qu’elle accueille la personne en ayant préparé en amont les ressources concernées : documents imprimés à consulter avec le téléagrandisseur, photocopies (gratuites pour ce public) ou fichiers PDF. Le lecteur repartira avec ses reproductions et/ou sa clé USB bien remplie et parfois restera pour continuer à travailler sur place. Nous espérons que d’autres usagers concernés par cette procédure viendront également profiter de ce dispositif.

Carol Coutin

Pharmacopée européenne 2018

La Pharmacopée européenne 2018 est en ligne !

Les versions 9.3 à 9.5 de la Pharmacopée européenne (valables à partir du 1er janvier 2018) sont maintenant accessibles, toujours en version bilingue français et anglais, et toujours uniquement sur le site de la Faculté de pharmacie de Paris (pas d’accès distant).

Rendez-vous sur le site Internet de la BIU Santé, dans la rubrique Articles et Bases de données.

Nous remercions ici l’éditeur, EDQM (European Directorate for the Quality of Medicines & Healthcare) qui nous a accordé gracieusement cet accès pour l’année 2018, comme il le fait depuis 2014. La version papier est consultable à l’accueil de la BIU Santé pôle Pharmacie, jusqu’à la version 9.4 cote (P 50138).

Didier Partouche

Colloque « Le Jardin des Plantes de Paris (1618-2018) » (20-21 avril 2018)

Jardin des Plantes, ancien Muséum. Source : Banque d’images et de portraits Medic@

Les 20 et 21 avril 2018, se tiendra un colloque intitulé « Le Jardin des Plantes de Paris (1618-2018) : médecins, apothicaires et botanistes » et organisé conjointement par la Société Française d’Histoire de la Médecine, la Société d’Histoire de la Pharmacie et la Société Botanique de France.

Retrouvez ici le programme du colloque et le coupon d’inscription pour les visites du vendredi 20 avril.

Programme

Vendredi 20 avril : au Muséum National d’Histoire Naturelle

14h-15h : accueil à l’Amphithéâtre de la Grande Galerie.

Jardin des Plantes : l’amphithéâtre. Source : Banque d’images et de portraits Medic@

15h-16h30 : visites sur inscription préalable (pour les 60 premiers inscrits) à choisir entre ces trois propositions :
visite de l’Herbier (2 groupes de 15 personnes) ;
visite du Jardin écologique (1 groupe de 15 personnes) ;
visite de la Grande Serre (1 groupe de 15 personnes).

Samedi 21 avril : à l’amphithéâtre de la Société Nationale d’Horticulture de France

Au 84, rue de Grenelle dans le VIIe arrondissement à Paris [métro Bac, ligne 12]

9h30 : ouverture de la journée.

1. Dans les coulisses du Jardin des Plantes (exposés généraux)

10h : Du Jardin des simples aux Jardins Botaniques, par Michel BOTINEAU.

Nouvelles expériences sur la vipère de Moyse Charas. Source : Medic@

10h30 : L’inventaire du jardin entre nomenclature et pédagogie, par Marie-Elisabeth BOUTROUE.

11h : Se procurer des vipères vivantes : un souci permanent de Moyse Charas, par Olivier LAFONT.

11h30 : Apothicaires et pharmaciens du Muséum, par Philippe JAUSSAUD.

Pause déjeuner

2. Du Jardin du Roy au Muséum de Paris (exposés chronologiques)

14h : De l’anatomie des plantes à l’anatomie de l’homme au Jardin Royal (1618-1718), par Jacqueline VONS.

14h30 : Des apothicaires du Jardin du Roy, pionniers de l’analyse de l’eau, par Bruno BONNEMAIN.

Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708). Source : Académie nationale de médecine

15h : Pause.

15h15 : Botanique, thérapeutique et politique : le cas Pitton de Tournefort (1656-1708), par Stanis PEREZ.

15h45 : Un personnage méconnu : Pierre Daubenton (1703-1776), par Anne ALLIMENT-VERDILLON.

16h15 : Constant Duméril (1774-1860), un médecin académicien au Muséum. Regards sur son œuvre, par Francis TRÉPARDOUX.

16h45 : Clôture.

Debut: 04/20/2018 02:30 pm
Fin: 04/21/2018
Paris
FR

DocToBib à Caen, et la nouvelle bibliothèque Madeleine-Brès

En décembre 2017 se sont tenus à Caen les 4e États généraux de la formation et de la recherche médicales.

Cette manifestation a lieu tous les deux ans. Elle est organisée par les conférences des doyens de médecine, de pharmacie et d’odontologie, la coordination nationale des collèges d’enseignants en médecine (CNCEM), et cette fois-ci par  l’UFR Santé de l’université Caen Normandie.

Pendant deux jours, tous les acteurs de la formation et de la recherche en santé (professionnels de santé, enseignants, chercheurs, étudiants…) étaient réunis pour des conférences, ateliers et tables rondes.

Les équipes de la BIU Santé ont eu l’occasion d’y participer pour présenter sur un stand le projet DocToBib. Pour mémoire, il s’agit d’une chaîne gratuite sur YouTube où sont regroupés de courts tutoriels vidéos sur la recherche documentaire en santé. À destination des étudiants et des professionnels, ils permettent de s’autoformer aux grands outils classiques que sont PubMed, Zotero, LiSSa, BDSP, Kinédoc, SantéPsy, etc. Ces vidéos sont produites de manière collaborative par des bibliothèques universitaires et de centres de documentation répartis sur toute la France.

L’occasion également de découvrir la nouvelle bibliothèque de santé de l’université Caen Normandie. Ce superbe bâtiment a ouvert ses portes en 2014 au cœur du pôle de formation et de recherche en santé (PFRS). La BU Santé est également présente sur Twitter, avec un fil d’actualités très utile pour la veille en santé.

Elle a justement été baptisée le 12 décembre 2017 du nom de Madeleine Brès (1842-1921). Cette pionnière, bien connue à la BIU Santé, a été la première femme française à obtenir le diplôme de docteur en médecine (en 1875).

Merci à la BU Santé et à l’UFR de Santé de Caen pour leur accueil !

En savoir plus

La présentation du projet DocToBib

Madeleine Brès dans les collections de la BIU Santé

La page Wikipédia sur Madeline Brès

2 Rue des Rochambelles
Caen, Normandie
14000
FR

Breaking news : La BIU Santé rejoint la Medical Heritage Library !

En octobre 2017, la BIU Santé a intégré la liste des principaux contributeurs de la Medical Heritage Library. Ainsi rejoint-elle un certain nombre d’établissements prestigieux tels que  :

La Medical Heritage Library (MHL) est un consortium des plus grandes bibliothèques de médecine du monde. Son but principal est de promouvoir la libre diffusion des ressources historiques en médecine. Elle s’emploie donc à créer une collection thématique cohérente et la plus complète possible pour l’étude de l’histoire de la médecine et des disciplines affiliées.  Dans cette perspective, la MHL c’est avant tout une bibliothèque numérique (hébergée sur la plateforme Internet Archive) où vous pouvez chercher, consulter, télécharger les collections historiques numérisées d’une quarantaine de bibliothèques américaines, canadiennes, britanniques (et donc maintenant française).

Vous trouverez par exemple dans MHL un nombre important de publicités pour les cigarettes datant des années 60 : https://archive.org/details/tobacco_leo23e00

À ce jour, plus de 215 000 documents numérisés de toutes sortes (imprimés, manuscrits, collection iconographique, enregistrements audios, enregistrements vidéos…) du XIIIe au XXe siècle sont accessibles en ligne. La BIU Santé va, petit à petit, compléter cet impressionnant catalogue avec ses propres documents qui sont (et resteront) disponibles en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ et la banque d’images et de portraits. Plus de 15 000 documents viendront ainsi s’ajouter à la MHL. La collection de la BIU Santé, complétée et enrichie par les collections des autres bibliothèques participantes, gagnera ainsi considérablement en valeur et en visibilité.

Autres gains majeurs, nos lecteurs vont pouvoir bénéficier dans ce nouvel environnement de fonctionnalités très pratiques, utiles, parfois très attendues. Depuis la plateforme Internet Archive :

  • Toutes les images seront directement téléchargeables en haute définition. (NB : Étant placées sous licence ouverte – Etalab, elles sont toutes librement et gratuitement réutilisables à condition de mention de la source «BIU Santé (Paris)»).
  • Nos documents feront tous l’objet d’une océrisation ;
  • Ils seront exportables dans un grand nombre de formats (Text, Daisy, PDF, Epub, Kindle…) ;

Le site de la MHL propose de son côté d’autres outils qui pourraient s’avérer aussi très utiles pour les chercheurs qui voudront exploiter les données que nous mettons à disposition :

  • Un moteur de recherche plein texte dans la totalité du contenu des documents de la collection «Medical Heritage Library» ou dans n’importe quel sous-ensemble (il sera par exemple possible de restreindre la recherche aux documents de la BIU Santé) a été développé par l’université de Harvard ;
  • Via l’outil ArchiveSpark, l’extraction des données (pour des opérations de fouille de texte par exemple) est à l’étude.
Thèse de médecine de Jean Poisson, 1682

Un échantillon est déjà en ligne, en attendant un versement plus massif dans les mois qui viennent. On y trouve le Traité complet de l’anatomie de l’homme de Bourgery et Jacob, le Traité des accouchemens de Maygrier, des manuscrits (les statuts des épiciers apothicaires de Paris, traité de médecine du XVe s.), des dessins originaux (de Léveillé et de Reignier), des albums photographiques (album de l’internat, album des blessés de la face de la guerre de 1870), le Traité des drogues de Pomet, quelques placards contre la peste nouvellement acquis… Vous y trouverez aussi quelques thèses illustrant la collection exceptionnelle que nous conservons à la BIU Santé (toutes les thèses de médecine de Paris depuis 1539) dont la thèse de baccalauréat en médecine de Jean Poisson, soutenue en 1682, présidée par Nicolas Liénard, dessinée, gravée et éditée par Louis Cossin, exceptionnelle par la taille imposante et la finesse de l’illustration de sa dédicace.

Bonne balade !

Solenne Coutagne

En savoir plus

L’annonce en anglais sur le site de la MHL

Accès modifiés au pôle Médecine (18-19 + 22/1)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié en janvier 2018 aux dates suivantes :

  • à partir du jeudi 18 janvier à 18h et le vendredi 19 janvier ;
  • le lundi 22 janvier.

Laccès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

Si la porte est fermée, SONNEZ pour qu’on vous ouvre !

85bsg

Les salles de lecture seront ouvertes comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine. La bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Salle Fialon fermée (le 18/01)

Au pôle Pharmacie-Biologie-Cosmétologie (4, avenue de l’Observatoire) la salle Fialon sera fermée le jeudi 18 janvier 2018, en raison d’un tournage.

La salle Dorveaux (salle de lecture principale) demeure ouverte, vous pouvez donc venir travailler au pôle Pharmacie, de 9h à 20h en semaine et de 9h à 18h30 le samedi.

La salle Fialon rouvrira normalement à 9h, vendredi 19 janvier 2018.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Colloque « Assistance, prévoyance, assurance… » (17-18/1)

Les 17 et 18 janvier 2018 aura lieu un colloque intitulé «Assistance, prévoyance, assurance au prisme de la Grande Guerre et d’un changement de paradigme (fin XIXe-années 1920)».

Il se tiendra à l’Institut national d’histoire de l’Art et ses actes seront ensuite publiés. Plusieurs communications intéresseront les spécialistes de l’histoire de la santé durant la Grande Guerre.

Le colloque se déroule sur deux journées autour des quatre grands axes suivants :

  • Quel paradigme ? L’État social et la culture juridique à l’épreuve de la guerre
  • État et organisation privée face aux risques et réparations : entre paix et guerre
  • Statistique mathématique et actuariat au service d’un changement de paradigme
  • Prévision et régulation face à la question sociale : de l’État-nation aux organisations internationales

Le programme complet est disponible en téléchargement.

Pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire auprès de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne (ISJPS-CNRS)(01 44 78 33 61).

En savoir plus

Programme complet du colloque

Argumentaire scientifique

Institut National de l’Histoire de l’Art (INHA) Salle Vasari- 1er étage 6, rue des Petits-Champs
Paris, Île-de-France
75002
FR

 

Nursing Reference Center Plus : une aide pour les soins infirmiers

La BIU Santé vient de s’abonner à Nursing Reference Center Plus.  Cet outil en ligne en anglais est destiné aux professionnels du secteur infirmier. Il offre des réponses précises à des questions d’ordre clinique.

Video NRC
Video – Procedure : Inserting a Small-Bore Feeding Tube

Directement lié aux compétences professionnelles mises en œuvre sur le terrain clinique, NRC+ propose des fiches récapitulatives, des programmes de soins, des schémas et même des vidéos de démonstration ainsi que des bibliographies.

Pour tout renseignement sur le fonctionnement de cet outil, vous pouvez vous adresser au bureau de renseignement ou poser une question en ligne à Biuminfo.

Pour accéder à distance à Nursing Reference Center Plus depuis ce billet, il est nécessaire de disposer de codes ENT Paris Descartes. NRC+ est par ailleurs accessible à tous depuis les postes publics de la BIU Santé.

Thomas Violet