DocToBib, les nouveautés 2017

La récente journée des bibliothécaires et documentalistes en santé a donné lieu à une exposition de posters. L’un d’entre eux faisait le point sur le projet DocToBib, la chaîne YouTube de tutoriels vidéo sur la recherche documentaire en santé. Les nouveautés 2017 sont en effet nombreuses.

Pour mémoire, DocToBib est une chaîne gratuite regroupant depuis 2014 plus de 50 mini vidéos (pas plus de 3 mn) abordant tous les aspects de la recherche documentaire en santé. Ces petits films sont destinés aux étudiants et professionnels de santé, de tous niveaux, qui n’ont pas le loisir de se rendre dans une bibliothèque ou un centre de documentation. Les formateurs et bibliothécaires peuvent également les utiliser comme matériel pédagogique.

L’ensemble est géré par plus d’une dizaine de bibliothèques (ou réseaux de centres de documentation) à travers la France :

Les vidéos sont regroupées en playlists sur des sujets divers, notamment un parcours pédagogique PubMed, la star des bases de données en santé. Et beaucoup de nouveaux films ont été mis en ligne ces derniers mois :

Près de 450 internautes sont abonnés à cette chaîne. L’audience est internationale. Si 70% des visiteurs sont français, on trouve aussi beaucoup de spectateurs chez les Européens francophones (Belgique, Suisse) et au Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie). Depuis 2014, plus de 30.000 vidéos ont été visionnées (pour plus de 60.000 minutes cumulées).

Ce projet est ouvert aux nouveaux participants, n’hésitez pas à nous rejoindre, pour mutualiser nos tutoriels vidéos. La charge de travail est modulable en fonction des forces vives disponibles dans chaque établissement.

Retrouvez DocToBib tous les mois sur le site du magazine What’s Up Doc, ainsi que sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook)

En savoir plus

La chaîne DocToBib sur YouTube

Article présentant le projet sur sup-numerique.gouv.fr

Calendrier des formations du second semestre 2017

Il est déjà temps de se former à la version 5 de Zotero

Il est déjà temps de préparer la rentrée et de s’inscrire aux formations du second semestre. Le calendrier est d’ailleurs en ligne sur le site de la BIU Santé.

Au programme au pôle Médecine, de septembre à janvier :

  • Des séances PubMed 1, pour tout savoir sur le MeSH, et PubMed 2, pour aller plus loin et maîtriser la recherche en langage libre.
  • Une session consacrée à Embase, une base de données de référence, complémentaire de PubMed, rarement proposée par les bibliothèques, que vous pouvez interroger à la BIU Santé.
  • Une séance pour se familiariser avec le concept d’Evidence-Based Medicine (EBM) et maîtriser la Cochrane Library, la plus populaire des bases EBM.
  • Et toujours des formations à Zotero, le logiciel libre et gratuit qui permet de gérer ses références bibliographiques efficacement et qui deviendra vite indispensable pour la rédaction de vos thèses, mémoires et articles. La version 5 vient de sortir, c’est le moment de le (re)découvrir !

Au programme au pôle Pharmacie :

  • Des séances compactes mais complètes dédiées à PubMed pour vous aider à trouver les références dont vous avez besoin pour vos travaux universitaires.
  • Des formations à Zotero pour gérer efficacement vos références bibliographiques : savoir les collecter à partir de différentes sources d’information, créer votre bibliographie, pour votre thèse, un mémoire, un article…

Les formations sont gratuites. Il n’est pas nécessaire d’être inscrit à la bibliothèque pour y participer.

Au pôle Médecine, elles s’adressent à tous les professionnels de santé et étudiants en médecine, odontologie et sciences paramédicales, à partir de la troisième année d’étude.

Au pôle Pharmacie, elles s’adressent aux étudiants et aux enseignants en pharmacie.

L’inscription aux séances se fait directement en ligne pour les lecteurs déjà inscrits à la bibliothèque, et par courriel à l’adresse suivante pour ceux qui ne le sont pas encore.

À bientôt dans nos formations, et bonnes vacances à tous !

Le service formation de la BIU Santé

Les tisanes : des « boissons innocentes » en ligne dans la Banque d’images

Tisane de santé Bernardo, dite tisane des cent vertus

La BIU Santé met en ligne dans sa Banque d’images et de portraits un corpus composé d’une soixantaine de boîtes de tisanes et documents d’accompagnement (publicités, lettres, brochures). Ces objets et documents témoignent de la production, de la vente et de la consommation de tisanes et boissons à base de plantes à visée thérapeutique ou de bien-être dans la première moitié du XXe siècle.

Un médicament ?

À l’origine, la tisane, ou ptisane, est un mot dérivé du grec qui désigne une décoction d’orge pilée bouillie dans de l’eau. Hippocrate, dans son livre Du régime dans les maladies aiguës, préconisait déjà l’usage de cette boisson pour soigner et alimenter les malades. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie entend par tisane « tout liquide médicamenteux qui, contenant peu de parties actives, est destiné à former la boisson ordinaire d’un malade ». Elles constituent ainsi la base de la médecine domestique. Selon Guillaume-François Rouelle (1703-1770), maître-apothicaire à Paris et démonstrateur de chimie au Jardin du roy, « le malade en fait sa boisson ordinaire, c’est pourquoi il faut qu’elle soit agréable et qu’elle ne dégoûte point autant que la vue de la curation le permet ». Le célèbre chimiste et apothicaire Nicolas Lémery, dans sa Pharmacopée universelle publiée en 1697, disait de la tisane « quelle n’est pas si chargée en drogues, car comme elle est employée pour le boire ordinaire, on la rend le moins désagréable qu’on peut ».

Tisane feuilles d’oranger bigarade

Au XIXe siècle, les tisanes figurent en bonne place dans la Pharmacopée française, le Dorvault, ainsi que dans de nombreux formulaires et ouvrages de référence pharmaceutiques. L’édition de 1818 de la Pharmacopée française prend cependant soin de préciser que les tisanes « ne doivent leurs vertus qu’à une très petite quantité de médicaments qu’elles tiennent en dissolution » et que « ces boissons doivent être légères, et le moins désagréables possible, pour que le malade ne s’en dégoûte pas, puisqu’il est obligé d’y revenir souvent ».

Malgré toutes ces précautions d’usage, les tisanes connaissent un tel succès en France que des voix s’élèvent pour en réguler l’usage et en relativiser l’intérêt thérapeutique. Ainsi Jean Buisson, dans ses Observations sur le code pharmaceutique en 1830, indique que l’« on n’établit pas de règles assez sûres et assez précises pour la préparation de ces médicaments. Ainsi par exemple, on ne différencie presque pas les racines, les écorces et les bois qui doivent supporter l’ébullition d’avance ceux qui peuvent la supporter sans altération […]. Les doses ne sont pas assez précisées dans cet ouvrage […]. » Quelques décennies plus tard, le médecin Adolphe Burggraeve (1806-1902) s’exprime ainsi : « Quand on visite les hôpitaux on est frappé du luxe des tisaneries et des innombrables bouteilles, qui de là se répartissent dans les diverses salles, au point que chaque malade a la sienne – quelquefois deux. Les malades non alités trouvent le moyen de les vider autre part que dans leur estomac ; mais pour ceux que la fièvre tient au lit, impossible de leur échapper. »

Zoom sur les tisanes de la Banque d’images et de portraits
Thé mexicain du Dr Jawas

Les boîtes de tisanes et documents d’accompagnement numérisés et disponibles dans la Banque d’images et de portraits forment un ensemble de près de 60 pièces, datant de la première moitié du XXe siècle. On y trouve une grande variété d’informations : famille de tisane, symptômes traités, posologie, formulation, circuit de distribution, prix, timbre ou visas des organismes chargés du contrôle des médicaments, poids, date de fabrication…

Certaines de ces tisanes sont citées dans des formulaires et ouvrages de référence contemporains. Ainsi le Thé mexicain du Dr Jawas contre l’obésite figure dans le Formulaire des principales spécialités de parfumerie et de pharmacie de René Cerbelaud, pharmacien chimiste (Paris, 1905). Les tisanes Dausse sont quant à elles présentées de manière fort élogieuse dans l’édition de 1927 du Dictionnaire des spécialités pharmaceutiques, plus connu sous le nom de Dictionnaire Vidal, comme offrant « le maximum d’activité thérapeutique ». Précisons tout de même que le Vidal laissait à l’époque la description des spécialités à la discrétion du fabricant…

Tisane Sanifer

Nous retrouvons ce même vocabulaire flatteur sur les boîtes de tisanes. Vendues en officine, dans un format parfois insolite, elles se parent de mille propriétés thérapeutiques : purgatives, laxatives, anti-épileptiques, antiseptiques, calmantes, rafraîchissantes, toniques… La liste des vertus que leur bel emballage leur attribue est sans fin. On note également une attention particulière portée au soin de l’appareil digestif dans l’argumentaire commercial. Toute référence au monde clérical est un gage supplémentaire de l’efficacité et de l’authenticité de la préparation (« Thé dépuratif du frère Basile », « Tisane des Chartreux de Durbon », « Tisane de santé de Sœur Ynès », etc.). Enfin, certaines posologies laissent les patients modernes que nous sommes songeurs. Ainsi une boîte entière de tisane des Pères Augustins est « à macérer 4 jours dans un litre de bon vin blanc » tandis qu’un petit verre de cognac peut être ajouté au litre de vin blanc nécessaire à la préparation de la tisane du Curé de Deuil.

Il est ainsi possible d’extraire de ce corpus une grande quantité d’informations. Elles mériteraient très certainement une étude systématique et approfondie, qui nous renseignerait sur la place des tisanes dans l’arsenal thérapeutique du début du XXe siècle, les techniques commerciales employées par les fabricants pour vendre leur produit ainsi que sur la médecine domestique.

Catherine Blum

Cyclo-biblio, version 2017 : « Le Léman »

Comme l’an passé, 70 bibliothécaires, français et francophones, se sont rejoints fin juin à Genève pour une 4ème édition française de Cyclo-biblio, autour du lac Léman. Emmanuelle Prevost, de la BIU Santé, et Élisabeth Collin-Canto, du SCD Paris Descartes étaient à nouveau de la partie.

À la différence des congrès traditionnels, Cyclo-biblio est une conférence de bibliothécaires à vélo, qui sortent de leurs bureaux et s’engagent concrètement, en partageant une semaine de vie commune, pour échanger sur leurs pratiques et problématiques professionnelles, visitant les bibliothèques qui jalonnent leur parcours,  prenant contact avec les élus, les media, le public… En un mot, une campagne d’ «advocacy», qui vise à mieux faire connaître et promouvoir le rôle, toujours révolutionnaire, des bibliothèques dans la société, les missions, services et ressources qu’elles proposent, et les menaces ou tensions qui pèsent sur elles.

Le parcours fut enchanteur (de Genève à Genève, le tour du lac) et la canicule quotidienne ! L’usage du vélo, mode de déplacement alternatif, attire les sympathies, crée l’évènement et assure au mouvement une visibilité.

Continuer la lecture de « Cyclo-biblio, version 2017 : « Le Léman » »

Inscrivez-vous au DU d’histoire de la pharmacie !

La salle des actes de la Faculté de pharmacie de Paris, vers 1904

Les inscriptions au DU d’histoire de la pharmacie proposé par l’université Paris Descartes sont ouvertes. Vous trouverez tous les détails concernant le diplôme et les modalités d’inscription ici.

Pour la deuxième année consécutive, l’université Paris Descartes propose ainsi un enseignement en histoire de la pharmacie, soit 100 heures réparties en 16 jours de décembre 2017 à juin 2018, à raison de 2 jours consécutifs par mois. Au cours de cette formation sont évoqués les thèmes principaux de la discipline, de l’histoire des apothicaires à la naissance de l’industrie pharmaceutique, en passant par le portrait de pharmaciens célèbres. Cet enseignement permet de sa familiariser avec les sources de l’histoire de la pharmacie et de découvrir des lieux emblématiques du patrimoine pharmaceutique, notamment la Salle des Actes de la faculté de pharmacie, le musée de Matière médicale François-Tillequin, sans oublier la bibliothèque de la Faculté de pharmacie.

Extrait du catalogue Ménier, 1877

Cette formation est ouverte à toute personne intéressée par l’histoire du médicament et de la pharmacie, désireuse d’effectuer des recherches dans ce domaine.

Vous pouvez adresser toutes vos questions au département Formation Continue de la Faculté de Pharmacie de Paris (par mail à formation.continue@pharmacie.parisdescartes.fr ou par téléphone au 01 53 73 99 10).

Fermeture du pôle Médecine à 18h (15/7)

Attention, aujourd’hui samedi 15 juillet 2017, en raison d’un manque de personnel, le pôle Médecine de la bibliothèque (12, rue de l’École-de-Médecine) fermera exceptionnellement à 18h au lieu de 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Fermeture du 14 juillet

La BIU Santé sera fermée le vendredi 14 juillet 2017, jour férié (fête nationale).

Mais le pôle Médecine de la bibliothèque sera ouvert normalement le samedi 15 juillet – de 9h à 20h (le pôle Pharmacie n’est pas ouvert le samedi en juillet-août).

Délivrance d’un prisonnier de la Bastille, par Huyot.

L’occasion de (re)découvrir nos services en ligne, disponibles 7 jours sur 7 et 24h/24 :

Pour les historiens, en accès libre : la bibliothèque numérique Medic@, la Banque d’images et de portraits (dont est issue l’image ci-dessus) et pourquoi pas une petite visite du côté des expositions virtuelles.

Pour les lecteurs de Paris Descartes, les bases de données, les revues en ligne et les livres électroniques.

Formations 2017-2018 pour les bibliothécaires de santé

La Bibliothèque interuniversitaire de Santé et l’URFIST de Paris proposent des stages en 2017-2018 à destination des collègues en poste en bibliothèque de santé (universitaire, hospitalière et autre établissement de documentation).

« Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) »

21, 22 et 23 novembre 2017

Une nouvelle édition du stage « Bibliothèque de santé : environnement et ressources documentaires (initiation) » se tiendra du 21 au 23 novembre 2017, à l’université Paris Descartes.

Cette formation s’adresse prioritairement aux professionnels de l’information et de la documentation récemment affectés en bibliothèque de santé (universitaire et hospitalière notamment).

Elle a pour objectif de permettre aux nouveaux arrivants en bibliothèque de santé de maîtriser les outils et concepts indispensables pour exercer leurs fonctions : publics et cursus, contexte institutionnel, collections et services.

N’hésitez pas à consulter le programme et à vous inscrire à l’adresse suivante.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 29 septembre, mais ne tardez pas à vous manifester.

ATTENTION : Ce stage ne propose pas de formation pratique à l’utilisation de bases de données. Une session sur ce thème sera organisée sur 2 jours en mars 2018 (voir ci-dessous).

« Recherche documentaire en médecine : outils et ressources »

15 et 16 mars 2018

Une nouvelle édition de ce stage de 2 jours dédié spécifiquement à la manipulation des principales bases de données en médecine (PubMed, Cochrane Library, BDSP, LiSSa, EM-Premium…) est d’ores et déjà programmée en mars 2018.

Les modalités d’inscription seront annoncées ultérieurement.

Alexandre Boutet, Benjamin Macé et Catherine Tellaa

12, rue de l'Ecole-de-Médecine
Paris, Île-de-France
75006
FR

1re JNBDS, enfin les photos !

Le 19 juin 2017 a eu lieu la première Journée nationale des bibliothécaires et documentalistes en santé (JNBDS). Vous avez été nombreux à vous y inscrire, plus d’une centaine de collègues de toute la France. Merci à vous tous, documentalistes et bibliothécaires, d’avoir donné vie à cette manifestation inédite, qui n’aurait pas été un succès sans votre implication.

Vous retrouverez prochainement sur notre site une page dédiée à cette journée, avec tous les documents collectés (interventions, posters, comptes rendus des ateliers, etc. N’hésitez pas à nous les envoyer rapidement, si ce n’est déjà fait). En attendant, voici un premier retour sous forme de billet de blog.

Après un mot d’accueil par Sabine Labare, directrice adjointe de la BIU Santé, les deux interventions de la matinée ont porté sur les licences nationales et la conservation partagée, avec Jean-Louis Baraggioli (CTLes) et Emeline Dalsorg (BIU Santé). La pause fut suivie d’une table ronde très animée, qui portait sur la manière de toucher nos différents publics et sur les services à leur proposer.

Une photo de famille fut improvisée, puis nous avons pu profiter d’un buffet copieux. Merci à vous d’avoir apporté toutes ces victuailles. Sans oublier un petit tour pour regarder les posters avant de se disperser à nouveau.

Et pour l’après-midi, 12 ateliers différents (dont vous retrouverez les thèmes dans le programme), sous une chaleur redoutable.

Gaétan Kerdelhué (CHU Rouen / CISMeF) a conclu cette journée, en évoquant le récent congrès de l’EAHIL et les suites à donner pour la France.

Remerciements

Merci à tous les participants, dont vous retrouverez la liste et les coordonnées ici, pour ne pas perdre contact.

Merci aux différents intervenants et aux 24 co-animateurs des ateliers de l’après-midi.

Merci aux twittos qui ont joué le jeu du live-tweet (à retrouver déjà dans ce Storify).

Et merci pour… vos remerciements (voir photo ci-dessus, sur les badges rendus) !

 

En savoir plus

Retours en sketchnotes sur la JNBDS par Magalie Le Gall (merci à elle pour ce gros travail)

Services limités les 3 et 4/7

bunny-154507_960_720En raison d’une maintenance informatique dans toute l’université Paris Descartes, la plupart de nos services en ligne seront indisponibles du lundi 3 juillet 14h au mardi 4 juillet après-midi.

Cela inclut notamment l’accès au site Web de la BIU Santé, ainsi que les connexions à Internet, le Wifi, et l’accès aux ressources en ligne (revues électroniques, ebooks, Medic@, etc.).

En cas de question, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.