Open Access Café le 23/10 au pôle Pharmacie

La 10e édition de la semaine internationale du Libre accès aura lieu cette année du 23 au 29 octobre 2017.

Le thème de l’édition 2016 est : “Open in order to…

« Cet événement mondial permet à la communauté scientifique d’en savoir plus sur les bénéfices du libre accès, de partager ses connaissances et ses expériences entre collègues, et de contribuer à la promotion du libre accès. » En France, la manifestation est coordonnée par le consortium Couperin, en partenariat avec les URFIST.

Dans ce cadre, le pôle Pharmacie (4, avenue de l’Observatoire, 75006 Paris) vous propose une rencontre informelle le lundi 23 octobre 2017, de 12h à 14h (salle Houël, à droite au rez-de-chaussée, entrée libre, café et badges offerts comme tous les ans).

Les bibliothécaires du pôle Pharmacie de la BIU Santé vous parleront rapidement des enjeux de l’Open Access et répondront aux questions que vous vous posez :

Open lock / Jisc and Matt Lincoln / CC BY-NC-ND

– Qu’est-ce que l’Open Access, quel intérêt pour les chercheurs ?

– Où et comment déposer ses publications ?

– Gérer son identité numérique, pour quoi faire ?

… et à toutes vos autres interrogations, qu’elles concernent l’OA ou non ! Problèmes d’accès aux ressources électroniques, recherches documentaires, etc.

Venez avec vos articles sur une clef USB, nous vous aiderons à leur rendre leur liberté.

Dans la salle Houel sera également projeté à 12h le documentaire de 2014 «The Internet’s Own Boy: The Story of Aaron Swartz», de Brian Knappenberger. Il retrace la vie et les actions d’Aaron Swartz, militant de l’Internet libre, mort en 2013.

Pour ceux qui ne pourront pas venir, ce documentaire est consultable librement en ligne :

En savoir plus

Open Access Café à la BIU Santé
Dans le cadre de l'OA Week 2017, échanges autour de l'Open Access avec les chercheurs de la faculté de Pharmacie de Paris.
Debut: 10/23/2017 12:00 pm
4, avenue de l'Observatoire
Paris, Île-de-France
75006
FR

Table ronde sur les besoins documentaires en santé (édition 2016)

En novembre 2016, comme tous les ans, une table ronde a été organisée par la BIU Santé et l’Urfist de Paris sur le thème des besoins documentaires en santé.

Étudiants, enseignants et professionnels de la santé et de la documentation ont été invités à parler de leurs besoins et pratiques documentaires. Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de ces échanges (rédigé avec l’aide des intervenants, merci encore à eux pour leur participation).

Étaient présents :

Trois thèmes ont été abordés au cours de cette table ronde :

  1. Quels sont les usages et besoins pour la documentation en santé ?
  2. Quels sont les outils utilisés par les professionnels de santé pour accéder à la documentation, ont-ils reçu une formation spécifique à ces outils ?
  3. Comment accède-t-on aux documents, dans un contexte budgétaire contraint ?

Des besoins variés

Yves Boucher commence par rappeler qu’il existe plusieurs types de besoins. Les enseignants veulent trouver des documents pour leurs recherches et leurs cours. Les étudiants cherchent de quoi les aider à apprendre leurs cours, progresser dans leurs études et, à terme, rendre une thèse. Ceux de 1er et 2e cycle ont besoin de références variées pour assimiler les connaissances de base. Ils utiliseront ensuite la bibliothèque d’une autre manière quand ils passeront leur thèse, puisqu’ils produisent alors eux-mêmes un document. Une fois inscrits en 3e cycle, l’apprentissage devient plus spécifique, nécessitant parfois des articles très pointus. Plus tard, l’obtention éventuelle d’un DU ou d’un master passe par l’apprentissage de questions très précises,  essentiellement dans des livres ou des revues.

Il existe ensuite plusieurs degrés d’urgence. Quand l’enseignant écrit un papier, il a besoin d’articles scientifiques, tout de suite. En ce qui le concerne, Yves Boucher a alors recours au réseau Inserm. Si on ne trouve pas dans ces bases, on se tourne vers les universités, la sienne ou d’autres. Les étudiants ont des besoins moins urgents, qui peuvent attendre quelques jours, quand ils travaillent sur leur thèse.

Michaël Thy précise que les internes en médecine ont peu de temps. Malgré tout, ils doivent parfois réaliser des recherches d’articles sur des thèmes donnés. Son association, l’AJAR, travaille avec la BIU Santé pour proposer à ses membres des formations à la recherche dans PubMed et à la mise en forme de bibliographies avec Zotero. Avec l’Evidence-Based Medicine (EBM) on doit s’appuyer sur des données scientifiques. Cela fait partie de la médecine actuelle, il faut justifier la prise de décision. Quant à la thèse ou aux mémoires, le défi est de produire quelque chose dans un laps de temps limité.

Au début des études de médecine on travaille sur des ouvrages de référence et des sujets à apprendre par cœur. On a alors moins besoin de documents. Ensuite on doit de plus en plus approfondir, ce qui ouvre des perspectives sur la documentation, de plus en plus ciblée.

Dans la plupart des facultés, les étudiants sont désormais sensibilisés à la lecture critique d’article (LCA), c’est la tendance avec l’EBM depuis de nombreuses années. Ils doivent savoir critiquer les articles et éventuellement les utiliser pour leur pratique – car les recommandations se basent elles-mêmes sur des articles. Les pratiques évoluent vite en médecine, il faut se tenir au courant avec la formation continue, qui est indispensable.

Ce besoin de documentation pour prendre la bonne décision est spécifique aux disciplines de santé. Nicole Mesnil confirme qu’apprendre à réaliser une recherche bibliographique est aussi important pour les sages-femmes. Les deux premières années, les étudiants utilisent des ouvrages de base, en obstétrique, pédiatrie, gynécologie… Souvent très chers (50 à 150 euros), la plupart des étudiants ne peuvent se les acheter (ou alors à plusieurs, quand ils s’entendent bien !). En plus, ces ouvrages doivent être renouvelés régulièrement.

Pour les sages-femmes, on constate une «montée en puissance» jusqu’à la production du mémoire, avec une préparation en méthodologie de recherche. Les étudiants sont soutenus par les enseignants, à l’aide d’entretiens, de grilles de notation. Des exposés doivent être réalisés à partir d’articles ou de résumés de textes. En 3e année, il y a le projet d’éducation à la santé, qui prend beaucoup de temps. Une des spécificités des sages-femmes, c’est qu’il y a toujours deux sujets, la femme et le nouveau-né. Il y a donc le développement du fœtus et la grossesse, la naissance (avec la néonatologie et la pédiatrie), et le côté environnement de la femme (par exemple, la précarité des femmes, fréquente dans les maternités parisiennes). C’est une littérature qui concerne à la fois la médecine et les sciences humaines, la santé publique, les recommandations, le parcours de soins… Les étudiants doivent aussi constituer des portfolios, avec une méthodologie de recherche, une analyse des pratiques, de manière individuelle ou en groupe (3e et 4e année). Les retours de stage sont aussi exploités, on leur donne à cette occasion des sources bibliographiques. C’est un aspect de formation continue, on part de la clinique et on réfléchit à ce qui s’est passé. Sur les questions de précarité, on trouve aussi beaucoup de choses bien faites sur le site du ministère, des enquêtes nationales, beaucoup plus que par le passé.

Continuer la lecture de « Table ronde sur les besoins documentaires en santé (édition 2016) »

Perturbations le mardi 10 octobre 2017

Attention, en raison de divers appels à la grève, l’ouverture et les services de la BIU Santé (pôles Médecine et Pharmacie) risquent d’être perturbés le mardi 10 octobre 2017.

Au pôle Médecine, la bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h, mais le bureau de renseignements (bureau central) ne sera ouvert que de 11h à 17h.

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Des informations plus détaillées seront publiées ici dès que possible.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Les poisons à la Faculté de pharmacie

Si vous avez raté les Journées du patrimoine organisées à la Faculté de pharmacie de Paris le 16 septembre dernier, le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous donne une chance de vous rattraper ce mois-ci avec une sélection d’ouvrages anciens illustrant l’histoire des poisons présentés en salle Dorveaux jusqu’au 3 novembre 2017. Une sélection d’ouvrages contemporains empruntables en salle de lecture complète cette présentation. Vous pouvez également poursuivre vos pérégrinations dans notre Banque d’images et de portraits et dans la bibliothèque numérique Medic@, sur les traces de Mathieu Orfila, père de la toxicologie moderne, ou en parcourant les planches de nos flores médicales et herbiers.

Gautier d’Agoty. Planche représentant la jusquiame noire

Catherine Blum

Les poisons, arme du crime et remède
Debut: 09/01/2017
Fin: 11/03/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

77 nouveaux ebooks Wiley

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Ebooks Wiley
Pharmaceutical Sciences Encyclopedia: Drug Discovery, Development, and Manufacturing

La BIU Santé vient d’acheter 77 ebooks de l’éditeur Wiley.
Ces titres couvrent plusieurs disciplines : cardiologie, endocrinologie, hématologie, microbiologie et virologie, neurologie, odontologie, pharmacie et psychiatrie.

Ebooks Wiley
The Orthodontics Mini Implant Clinical Handbook

Consulter les 77 ebooks Wiley achetés par la BIU Santé

Pour accéder à distance à ces ressources depuis ce billet, il est nécessaire de disposer de codes ENT Paris Descartes. Ces ebooks sont par ailleurs accessibles à tous depuis les postes publics de la BIU Santé.

Thomas Violet

Zotero 5 : le nouveau support est en ligne !

Catherine, duchesse de Cambridge / cc Ricky Wilson

Avec la nouvelle grossesse de la duchesse de Cambridge, c’est LA nouvelle qui n’a pas pu vous échapper cet été : Zotero 5, la nouvelle version de Zotero est sortie !

Zotero, logiciel de gestion de références bibliographiques

Rappelons à ceux qui ne le connaissent pas encore que Zotero est un logiciel libre et gratuit qui vous permet de collecter des références depuis des catalogues et des bases de données et de créer en quelques clics des bibliographies formatées dans les règles de l’art. Zotero est ainsi l’outil indispensable à toute personne s’engageant dans la rédaction d’un mémoire, d’une thèse ou d’un article. Il se murmure même que certains le détournent de son utilisation académique pour gérer leurs recettes de cuisine ou leur dévédéthèque (mais chut ! nous tairons les noms).

Zotero 5 : les principales nouveautés

La principale nouveauté de la version 5 est l’abandon de la version « Zotero for Firefox », qui intégrait le logiciel dans le navigateur lui-même. Ainsi, tous les utilisateurs de Zotero, qu’ils travaillent avec Firefox, Chrome, Safari ou Opera, utilisent désormais Zotero dans une fenêtre distincte de celle du navigateur (« Zotero standalone » dans les précédentes versions).

Conseil : afin de naviguer aisément entre les deux fenêtres, celle du navigateur et celle de Zotero, pensez à épingler ce dernier dans la barre des tâches. Vous verrez que votre travail en sera grandement facilité !

Deux autres nouveautés de Zotero 5 méritent d’être signalées :

  • L’intégration dans Zotero d’un gestionnaire de flux RSS, qui ajoute au logiciel une précieuse fonction de veille à celles de collecte des références et de création de bibliographie.
  • L’apparition d’un dossier « Mes publications », qui permet de valoriser vos travaux sur votre profil zotero.org.

Zotero 5 à la BIU Santé

À la BIU Santé, l’ensemble des postes publics des salles de lecture, au pôle Médecine comme au pôle Pharmacie, sont désormais équipés de la version 5 de Zotero.

Il en est de même pour les postes des deux salles de formation. Dès les prochaines formations, prévues le 19 septembre, les bibliothécaires initieront les usagers à la nouvelle version de Zotero.

Nouvelle version, nouveau support

Les bibliothécaires de la BIU Santé ont travaillé d’arrache-pied tout l’été pour que le support de formation prenne en compte les nouvelles fonctionnalités de la version 5 de Zotero. Le fruit de leurs efforts est d’ores et déjà disponible sur le site de la BIU Santé.

Le support à jour intègre la nouvelle façon d’installer Zotero, ainsi que deux nouveaux chapitres dédiés à la gestion des flux RSS et au dossier « Mes publications« . Dans la mesure où le changement de version a suscité des modifications importantes, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques pour aider à l’améliorer en nous écrivant à formation@biusante.parisdescartes.fr.

Vous voulez en savoir plus ? Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à une de nos formations gratuites. Des dates sont disponibles jusqu’à la fin de l’année 2017. Quant aux vidéos de la chaîne DocToBib, elles seront progressivement mises à jour.

Zoteroesquement vôtre,

Le service formation de la BIU Santé

 

 

 

Conférence « Poisons versus remèdes » le 21/09

« Morsure de serpent ou contact cutané avec une plante peuvent nous intoxiquer mais suscitent également l’attention des chercheurs pour toutes sortes d’applications médicales. Qu’en est-il des « poisons » qui guérissent ? »

Source : Inserm

Dans le cadre du cycle de conférences citoyennes « Santé en questions », une présentation autour des applications médicales des substances toxiques produites par les animaux et les plantes est coorganisée le jeudi 21 septembre 2017, de 19h à 20h30, à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris et au Musée des Confluences à Lyon, par l’Inserm et Universcience.

Continuer la lecture de « Conférence « Poisons versus remèdes » le 21/09 »

Ebooks CollEx Wiley 2016 : Merci à tous pour votre participation !

Dernier acte du processus CollEx 2016 pour les ebooks Wiley : 85 titres achetés

Ebooks Collex Wiley

La BIU Santé vient d’acquérir définitivement les 85 ebooks les plus consultés par la communauté universitaire médicale parmi les 900 titres proposés en test pendant 6 mois depuis janvier 2017.

Merci à tous les lecteurs de la BIU Santé et de la communauté médicale universitaire française pour leur participation qui a guidé nos choix d’achat.

Au total, les lecteurs de 42 bibliothèques de santé pourront consulter et télécharger sans limite ces 85 ouvrages.

Consulter et télécharger les 85 titres achetés définitivement

Pour accéder à ces ressources depuis ce billet, il est nécessaire de disposer de codes ENT Paris Descartes. Chacune des 42 autres bibliothèques concernées propose son accès particulier à ces ebooks.

Thomas Violet

Journées du patrimoine 2017 : les poisons, arme du crime et remède

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Faculté de pharmacie de Paris vous ouvre ses portes le samedi 16 septembre prochain. Au programme et au choix : visite de la salle des Actes et de la Galerie des pots, visite du Jardin botanique et visite du Musée François Tillequin, où sont conservées les collections de matière médicale de la Faculté. Au cours de cette visite vous seront présentées les collections patrimoniales du Musée et de la Bibliothèque du Pôle pharmacie de la BIU Santé consacrées au thème des poisons.

 

Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison.

Paracelse (1493-1541), médecin et philosophe suisse. Sieben defensiones. Bâle : Samuel Apiarius, 1574.

Si le Dictionnaire usuel des sciences médicales annonce d’emblée en 1885 qu’« une définition précise de ce mot est impossible », c’est bien que l’étymologie même du mot poison renvoie à des notions apparemment antagonistes. En effet, le terme poison a un sens proche de celui de potion. Ils partagent tous deux la même origine latine, à savoir potio, qui signifie breuvage. À l’origine, sa définition est d’ailleurs similaire à celle du médicament : « elle convient à toutes les substances médicamenteuses ; venenum s’est d’ailleurs entendu, chez les Latins, du simple médicament, et, quand il a pris le nom de poison, il s’est presque toujours appliqué aux drogues dangereuses. » Le terme venenum est lui-même un équivalent latin du mot grec pharmakon, qui peut désigner à la fois le poison, drogue malfaisante, et le médicament, drogue bienfaisante. Progressivement, à partir du XIVe siècle, un glissement sémantique s’opère et c’est la première définition qui s’impose.

Charas, Moyse. Nouvelles experiences sur la vipere. Paris, l’Auteur et Olivier de Varennes, 1669

Alors que dans l’imaginaire collectif, le poison rejoint peu à peu le cabinet de l’empoisonneur, du criminel ou de la sorcière, les textes scientifiques peinent à aborder le sujet frontalement. Mettre par écrit les principes actifs et les effets sur le corps humain des substances toxiques, qu’elles soient d’origine végétale, minérale ou animale, n’est-ce pas se risquer sur le territoire de l’empoisonneur ? N’est-ce pas donner des idées aux êtres mal intentionnés ? Au contraire, selon certains scientifiques, dont le médecin et poète français Jacques Grévin, il convient de connaître les effets de ces substances toxiques pour déceler les remèdes et antidotes qui préserveront la santé du patient, « matières autant nécessaires en ce temps que les malices des hommes sont augmentées » (dédicace à la reine Élizabeth Ire d’Angleterre pour son Livre des venins, 1568). Les traités sur les poisons fleurissent dès le XIIIe siècle, tandis que les tentatives d’encadrer et réglementer la distribution des substances toxiques se succèdent au fil des époques. L’officine de l’apothicaire puis du pharmacien est un lieu sous haute surveillance : la délivrance de drogues sans ordonnance est proscrite, les substances dangereuses doivent être mises sous clef et le nom des personnes autorisées à se procurer ces substances doit être consigné dans un registre.

À travers une sélection de livres et objets datant du XVe au XXe siècle issus des collections du Musée et de la Bibliothèque, la visite vous permettra de mieux comprendre l’évolution du discours scientifique sur le poison, ainsi que sa place dans la société et dans le monde médical. En complément, une présentation d’ouvrages récents, empruntables à la bibliothèque de pharmacie, proposera une approche contemporaine du sujet.

Plus d’infos pratiques ici.

Catherine Blum

Debut: 09/16/2017 10:00 am
Fin: 09/16/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Atelier Wikipédia pour les sages-femmes

Photo D. Benoist

Voilà un an que la BIU Santé est liée par convention à l’association Wikimédia France, dans le cadre d’un projet de versement d’images sur Wikimedia Commons.

C’est aussi dans le cadre de ce partenariat qu’a été organisé en mai 2017 un premier atelier Wikipédia, à destination des étudiant(e)s sages-femmes.

Depuis 2009, les bibliothécaires de la BIU Santé et des BU Paris Descartes interviennent en effet dans les formations de ces étudiant(e)s, en 2e et en 3e année. Il est question dans ces cours de recherche documentaire, d’EBM, de Zotero… et aussi de validation de l’information trouvée sur Internet.

Les choses évoluent d’année en année : en 2014 beaucoup d’étudiants se laissaient encore prendre à l’article du Gorafi présenté en début de session. Ce n’est désormais plus le cas, plus de la moitié des stagiaires déclarent connaître ce site parodique.

Wikipédia est aussi présentée à l’occasion de ces formations. Car si les étudiants utilisent beaucoup l’encyclopédie en ligne (comme tout le monde), peu d’entre eux connaissent l’histoire de ce site et surtout son fonctionnement. Notamment les indices à prendre en compte pour savoir si l’article qu’on lit est de qualité.

Le même exemple est repris tous les ans jusqu’à présent, celui du co-dodo. L’article sur ce sujet polémique est depuis plusieurs années à l’état d’ébauche, avec trois bandeaux d’avertissement.

Pour remédier à cet état de fait, une UE optionnelle a pour la première fois été proposée aux futur(e)s sages-femmes. Elle a consisté en deux sessions de trois heures :

  • Photo D. Benoist

    Le premier volet présentait le site Wikipédia dans son ensemble. Deux bénévoles de l’association, Gilles Chagnon et Manuel Fauveau, avaient fait le déplacement (merci à eux !). Ainsi qu’une sage-femme déjà en exercice à la maternité d’Orsay, Clotilde Jamet, qui a pu faire part de sa pratique du métier. Il a d’abord été question de l’histoire de l’encyclopédie en ligne, de son fonctionnement, et de sa modération. Les wikipédiens présents ont effectué une démonstration live de « patrouille » et de chasse aux trolls, sur des pages en cours de vandalisation. La validation de l’information et la qualité des articles a été au cœur de la démonstration. Seuls trois étudiants s’étaient inscrits, mais très curieux et actifs. Beaucoup de questions pertinentes ont été posées, et les échanges ont été très vivants. Parmi les trois étudiants inscrits, deux étudiants et une étudiantE, alors que les garçons sont très minoritaires dans les promos de sages-femmes.

  • La deuxième séance était consacrée aux travaux pratiques. Une liste d’une centaine d’articles Wikipédia avait été pré-sélectionnée, en rapport avec la maïeutique, avec les bénévoles et les enseignants. Nécessitant chacun des améliorations à différents niveaux : cela allait de simples coquilles ou formulations à corriger, à des problèmes plus complexes : absence de sources, internationalisation requise, wikification, neutralité, recyclages, etc. Entre les deux cours, les étudiants devaient choisir quelques articles et commencer à les retravailler. Tâche qui a été continuée en classe, avec notamment de nombreux ajouts de références dans plusieurs articles (et l’enlèvement de sources publicitaires cachées dans des liens externes).

Au sortir de cette UE, les étudiants connaissaient beaucoup mieux Wikipédia, et ses usages les plus courants. De quoi désinhiber pour de futures corrections en ligne – car si on croise parfois des erreurs sur l’encyclopédie, rares sont les internautes qui osent les corriger. Et dans le domaine de la maïeutique, de nombreuses améliorations peuvent encore être apportées aux pages Wikipédia. Une affaire à suivre ? Peut-être l’an prochain, avec une nouvelle promotion d’élèves sages-femmes ?

Pour finir, notons qu’une récente thèse d’exercice en médecine a démontré la relative fiabilité de Wikipédia en matière médicale (mais sur un panel d’articles très limité, 5 seulement, parmi les plus consultés néanmoins).

David Benoist