La médecine judiciaire à la Cour de cassation

En mars 2017 la Cour de cassation organisait un colloque intitulé «La médecine judiciaire d’hier à aujourd’hui : Regards croisés».

Les actes de ce colloque (sous la direction scientifique de Sylvie Humbert, Philippe Galanopoulos et Alexandre Lunel) sont désormais disponibles aux Éditions LEH. Ils sont également consultables et empruntables au pôle Pharmacie de la BIU Santé (et sur place au pôle Médecine – merci à Philippe Galanopoulos, l’un des auteurs, pour ce don !).

Une exposition sur le même thème avait été organisée par la bibliothèque de la Cour de cassation, à partir de ses documents. Vous pouvez maintenant la retrouver en ligne à cette adresse.

[Culture] La médecine judiciaire dans les collections de la bibliothèque de la Cour de cassation from Cour de cassation on Vimeo.

En savoir plus

La BIU Santé vous propose elle aussi des ressources propres à la médecine légale.

Retrouvez sur notre site l’ebook gratuit rédigé sous la direction du professeur Ivan Ricordel, directeur honoraire du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de Police de Paris : L’expertise en police scientifique.

Enfin, la BIU Santé a collaboré à certaines numérisations disponibles sur le blog Criminocorpus, sur l’histoire de la justice, des crimes et des peines dans le domaine de la recherche, de l’édition et des manifestations culturelles.

Musée Virtuel de l’Art Dentaire : une exposition qui a du mordant

Le Musée Virtuel de l’Art Dentaire (MVAD), dont la BIU Santé est partenaire, voit le jour en 2013, après la vente de l’Hôtel de Miramion qui abritait les collections de l’ancien musée Pierre Fauchard. Ces collections, issues de nombreux dons, sont désormais stockées à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre où elles ne sont plus visibles.

Scène dentaire extérieure. Le patient est assis sur un banc entouré de ceux qui attendent leur tour. L’arracheur de dents. Hans Weiditz (1495-1537). École allemande, gravure, 1531, tirée d’une série intitulée « Frost spiegel » de Pétrarque (Pennsylvania Academy of Fine Arts)

C’est ainsi que Guy Robert, président de l’Union des Chirurgiens-Dentistes Retraités (UCDR), eut l’idée, en collaboration avec les membres de la Société Française d’Histoire de l’Art Dentaire (SFHAD), de créer un musée virtuel afin de proposer un accès visuel à ce riche patrimoine.

Lime rectangulaire, tout métal, manche doré, travaillé, XVIIe s.

Illustré par des photos en haute définition, ce musée retrace l’histoire des instruments utilisés par les dentistes, du XVe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Les expositions se présentent de façon chronologique, selon l’ordre d’apparition des instruments dans les ouvrages.

 

Ouverture d’une nouvelle salle

Cinq instruments, provenant d’un coffret, manches en ivoire, XVIIIe s.

Une nouvelle salle d’exposition virtuelle vient d’ouvrir : elle est consacrée à la petite instrumentation pour l’excision des caries. Vous y trouverez de nombreuses photos et illustrations, ainsi que des commentaires issus d’ouvrages, sur l’utilisation  des différents instruments.

Venez découvrir la passionnante histoire des scies, limes, sondes, ou autres grattoirs en cliquant ici.

En savoir plus sur l’association

L’Association du Musée Virtuel de l’Art Dentaire (MVAD) regroupe l’Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD), l’Académie nationale de chirurgie dentaire (ANCD), la Société française d’histoire de l’art dentaire (SFHAD), l’Association Dentaire Française (ADF), la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et l’Union des chirurgiens-dentistes retraités (UCDR).

Avec d’autres donateurs, ces institutions soutiennent financièrement l’association. Cette dernière fonctionne également en partenariat avec la BIU Santé , l’Association de sauvegarde du patrimoine de l’art dentaire (ASPAD), le musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et le Musée dentaire de Lyon (MDL).

En savoir plus

Interview de Guy Robert, président de l’association du Musée Virtuel de l’Art Dentaire ;

La page Facebook du musée ;

– Pour des renseignements plus précis, écrivez à : mvad2014@gmail.com

Fabien LAFAGE

« Un système plus intégré pour gérer les enjeux numériques de l’ESRI »

Le site News Tank vient de publier une analyse de Jean-Pierre Finance sur le remembrement nécessaire des opérateurs de l’IST en France.

Jean-Pierre Finance sait de quoi il parle : après avoir été président de l’université de Lorraine et de la CPU, il est désormais président du consortium Couperin et du groupe d’experts sur l’open science de l’European University Association.

« Pas de politique ambitieuse de la donnée numérique sans réorganisation des opérateurs »

Si le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche a bien pris en compte, selon lui, la «révolution numérique», le dispositif national demeure complexe. Les structures travaillant sur ces questions sont multiples : Abes, Inist, Hal, Couperin, Persée, CollEx, Renater, Genci, Amue, Fun, etc. Leurs rôles respectifs sont mis en évidence dans l’article de News Tank.

Tous les aspects du développement du numérique sont ainsi pris en compte, mais ce « morcellement » peut également être source d’incertitudes.

Un système plus intégré n’est pas une utopie.

Le JISC britannique est cité en exemple, comme opérateur unique pour tous ces sujets.

Jean-Pierre Finance pointe également l’urgence d’assurer l’interopérabilité des systèmes d’information, de fournir des infrastructures de stockage et de mettre en place une stratégie nationale en matière de publications scientifiques.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site News Tank.

En savoir plus

La récente intervention de Jean-Pierre Finance aux 7e journées Science ouverte organisées par Couperin en janvier 2018

 

Venez colorier nos collections !

Du 5 au 9 février 2018, la BIU Santé est heureuse de participer pour la deuxième année consécutive à l’opération #ColorOurCollections (en français : coloriez nos collections).

Elle est organisée tous les ans par la New York Academy of Medicine.

Des institutions culturelles du monde entier (bibliothèques, musées, archives…) s’associent pour proposer des planches à colorier réalisées à partir de leurs collections. De quoi occuper les enfants de votre entourage pendant les vacances de février.

captureLes 12 illustrations proposées par la BIU Santé sont téléchargeables en format PDF. Retrouvez-les également sur nos comptes Pinterest, Instagram (une nouveauté 2018 !) et Facebook. Elles sont issues des fonds historiques des pôles Médecine et Pharmacie – la plupart peuvent se retrouver dans Medic@, notre bibliothèque numérique (4 millions de pages en libre accès).

La rubrique Médecine vous propose cette année une belle sélection d’écorchés, avec un niveau de difficulté croissant.

En pharmacie, quelques végétaux tirés de la numérisation récente d’un grand classique, le Traité général des drogues… de Pomet.

À vous de les imprimer et de les colorier suivant votre inspiration. Et partagez avec nous vos plus belles créations, nous les publierons !

Pour vous inspirer, voici à gauche le travail de mise en couleur réalisé pour une publication du 19e s. sur une des gravures (l’écorché niveau « expert ») que nous vous proposons.

Et retrouvez ici et ci-dessous les coloriages que nous avons reçus l’an passé !

Merci à Catherine Blum, Solenne Coutagne et Estelle Lambert  pour la sélection des images.

En savoir plus

Retrouvez toutes les contributions sur Twitter, sous le hashtag #ColorOurCollections

Le site officiel de #ColorOurCollections

Les planches à colorier de la BIU Santé

Debut: 02/05/2018
Fin: 02/09/2018

Accès modifiés au pôle Médecine (5/2)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié le lundi 5 février 2018 :

Laccès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

Si la porte est fermée, SONNEZ pour qu’on vous ouvre !

85bsg

Les salles de lecture seront ouvertes comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine. La bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Nudité, santé, beauté pour les Dievx de février

Bénédicte Prot a soutenu en juin 2017 une thèse de doctorat en littérature sur La représentation de la nudité dans la littérature du XVIIIe siècle sous la direction de Catriona Seth (Université de Lorraine) et Alexandre Wenger (Université de Fribourg). Elle est aujourd’hui assistante-docteure de la chaire Médecine et société de l’Université de Fribourg et s’intéresse notamment aux liens qui unissent la médecine à la littérature.

Nous avons eu le plaisir de la rencontrer lors du colloque Habillage du texte aux XVIIe et XVIIIe qui s’est tenu à Metz en septembre 2017. Son intervention portait sur «Nudité et habillage du texte dans L’Ami des femmes (1804) du docteur P. J. Marie de Saint-Ursin» [1]. L’occasion était trop belle et nous n’avons pas résisté à l’envie de la solliciter pour notre rendez-vous mensuel. Nous la remercions infiniment d’avoir bien voulu nous faire l’amitié de se prêter à l’exercice et lui cédons la tribune sans plus tarder.

Chloé Perrot

[1] La publication des actes est prévue courant 2018.

L’Ami des femmes

En ce mois de février, les amoureux de médecine et de littérature seront ravis de découvrir L’Ami des femmes du méconnu docteur P.-J. Marie de Saint-Ursin (1763-1818).

Télécharger le calendrier de février 2018.

Publié en 1804, réédité l’année suivante, le texte est dédié à l’impératrice Joséphine et se présente comme les lettres d’un médecin concernant l’influence de l’habillement des femmes sur leurs mœurs et leur santé, et la nécessité de l’usage habituel des bains en conservant leur costume actuel, avec un Appendix contenant des recettes cosmétiques et curatives.

C’est non sans ironie que le médecin-accoucheur Jean-François Sacombe (1750 (1755 ?)-1822) observe que son contemporain a «mis à contribution tous les arts, la poésie, la gravure, la typographie, et jusqu’au prestige d’un grand nom, pour mieux s’assurer le succès de son ouvrage[1]», étant entendu que la majorité des lecteurs «ne jug[e] du mérite d’une production littéraire que sur l’étiquette du sac[2]».

Au-delà de son caractère péjoratif, cette remarque attire notre attention sur les éléments composant ce qu’on appelle aujourd’hui le paratexte. Titre, épigraphe et frontispice sont autant de seuils de lecture où se manifeste la double appartenance au littéraire et au médical de L’Ami des femmes.

Par la mince frontière sémantique qui sépare l’ami de l’amant, L’Ami des femmes affiche d’entrée de jeu l’ambivalence de la figure du médecin. Cet ouvrage d’hygiène féminine sur la conservation de la beauté et de la santé s’inscrit en cela dans la continuité des textes médico-littéraires, en particulier du roman médical d’Antoine Le Camus (1722-1772) Abdecker, ou l’art de conserver la beauté (1754) – à consulter gratuitement dans notre bibliothèque numérique Medic@.

L’Ami des femmes comprend un frontispice allégorique réalisé sous la direction du célèbre graveur et dessinateur Nicolas Ponce (1746-1831). Le bain et l’habillement y sont respectivement suggérés par la nudité de la figure de la Beauté et par les petits génies tenant des plumes de paon symboles des modes changeantes. Les éléments de végétation et d’architecture antique ne permettent pas de déterminer précisément le lieu de cette scène mythologique. Cette dernière se déroule-t-elle dans le temple de la déesse Hygie entourée de rayons célestes ? Sommes-nous plutôt dans le sanctuaire de la Beauté, qui ne se distingue de Vénus que par la guirlande fleurie qui lui sert d’attribut[3] ? Les deux figures féminines font ici l’objet d’un culte commun, se faisant les incarnations d’un discours qui entremêle l’art de préserver ses charmes à celui d’entretenir sa santé.

On peut s’étonner de l’absence de toute figuration picturale du médecin à l’orée d’un texte qui, par son titre, lui accorde une place prépondérante. La légende de la gravure, l’imposant livre posé sur les genoux de la Beauté ainsi que la théâtralité qui préside à cette scène – voyez le rideau au bord supérieur du cadre – indiquent que le sujet de l’image est avant tout la mise en scène de l’écriture. C’est à travers cette représentation de l’acte d’écrire que la figure du médecin apparaît, et plus spécialement celle du médecin-écrivain mettant sa plume et les beautés du langage au service du discours hygiéniste.

S’éloignant du ton prescriptif du traité, le docteur et auteur cherche tout autant à séduire qu’à instruire les dames. Son style est parfois salué et souvent critiqué. La mise en place d’un contexte sans doute fictif destine les lettres qui composent L’Ami des femmes à une mère de famille en vue de l’éducation de ses filles. Le choix de la lettre n’est pas sans rappeler les correspondances entretenues entre patients et médecins (comme par exemple Samuel-Auguste Tissot). Il s’agit également de cibler le lectorat en se basant sur l’idée selon laquelle l’épistolaire serait un genre littéraire féminin. Les lettres sont en outre agrémentées de vignettes et de reproductions de médailles représentant différentes figures de Vénus. Tirées pour la plupart de la Dissertation sur les attributs de Vénus (1776) de l’abbé de La Chau, ces illustrations font de la déesse un modèle pour les lectrices et contribuent à faire de L’Ami des femmes un livre dont la matérialité tout autant que le propos doit demeurer plaisant.

Portons enfin notre attention sur l’épigraphe située en bas du frontispice et qui place d’emblée le texte sous le patronage de Jean-François Guichard (1731-1811), dramaturge et auteur de contes et de fables légères. Par son rythme et sa construction, l’alexandrin «La pudeur le demande et la santé l’exige» rapproche sur un même plan les deux notions. Le sens de ce vers à valeur de maxime joue de la quasi-synonymie et des nuances entre les verbes demander et exiger, la pudeur étant du côté du côté du souhait et la santé relevant d’un impératif. Le vers de Guichard fait référence aux critiques que suscitent les tenues vestimentaires féminines du début du XIXe siècle, jugées trop découvertes et trop légères par bien des médecins. Saint-Ursin est de ceux qui y voient un péril pour la santé et pour les mœurs, au point de considérer l’habillement des femmes à la mode comme un «appareil plus séduisant que la nudité[4]».

Les seuils de lecture en disent long sur la nature de cet ouvrage entre médecine et littérature galante. L’auteur se verra satisfait s’il «rencontre quelque fois [L’Ami des femmes] sur leur toilette, se glissant entre Gentil Bernard, Dumoustier, Bertin et Legouvé[5]». Ce souhait convie non seulement à de bien réjouissantes lectures mais témoigne encore de manière concrète de l’ambivalence d’un livre médical qui circule aisément de la bibliothèque à la toilette des dames.

Bénédicte PROT, Université de Fribourg

[1] Jean-François Sacombe, « L’ami des femmes », Lucine française, ou Recueil d’Observations médicales, chirurgicales, pharmaceutiques, historiques, critiques et littéraires, relatives à la Science des Accouchements, t. II, à Paris, Au bureau de la Lucine française, Chez Lefebvre, imprimeur, Ier. Vendémiaire An XII [1804], p. 438.

[2] Ibid.

[3] « Beauté », Iconologie par Figures, ou Traité complet des Allégories, Emblèmes, etc. Ouvrage utile aux Artistes, aux Amateurs, et pouvant servir à l’éducation des jeunes personnes, par MM. Gravelot et Cochin, Chez Le Pan, s.d., t. II, pp. 81-82.

[4] P. J. Marie de Saint-Ursin, L’Ami des femmes, ou lettres d’un médecin concernant l’influence de l’habillement des femmes sur leurs mœurs et leur santé, et la nécessité de l’usage habituel des bains en conservant leur costume actuel, avec un Appendix contenant des recettes cosmétiques et curatives, à Paris, chez Barba, 1804, p. 62.

[5] Ibid., p. xii.

Colloque « Le Jardin des Plantes de Paris (1618-2018) » (20-21 avril 2018)

Jardin des Plantes, ancien Muséum. Source : Banque d’images et de portraits Medic@

Les 20 et 21 avril 2018, se tiendra un colloque intitulé « Le Jardin des Plantes de Paris (1618-2018) : médecins, apothicaires et botanistes » et organisé conjointement par la Société Française d’Histoire de la Médecine, la Société d’Histoire de la Pharmacie et la Société Botanique de France.

Retrouvez ici le programme du colloque et le coupon d’inscription pour les visites du vendredi 20 avril.

Programme

Vendredi 20 avril : au Muséum National d’Histoire Naturelle

14h-15h : accueil à l’Amphithéâtre de la Grande Galerie.

Jardin des Plantes : l’amphithéâtre. Source : Banque d’images et de portraits Medic@

15h-16h30 : visites sur inscription préalable (pour les 60 premiers inscrits) à choisir entre ces trois propositions :
visite de l’Herbier (2 groupes de 15 personnes) ;
visite du Jardin écologique (1 groupe de 15 personnes) ;
visite de la Grande Serre (1 groupe de 15 personnes).

Samedi 21 avril : à l’amphithéâtre de la Société Nationale d’Horticulture de France

Au 84, rue de Grenelle dans le VIIe arrondissement à Paris [métro Bac, ligne 12]

9h30 : ouverture de la journée.

1. Dans les coulisses du Jardin des Plantes (exposés généraux)

10h : Du Jardin des simples aux Jardins Botaniques, par Michel BOTINEAU.

Nouvelles expériences sur la vipère de Moyse Charas. Source : Medic@

10h30 : L’inventaire du jardin entre nomenclature et pédagogie, par Marie-Elisabeth BOUTROUE.

11h : Se procurer des vipères vivantes : un souci permanent de Moyse Charas, par Olivier LAFONT.

11h30 : Apothicaires et pharmaciens du Muséum, par Philippe JAUSSAUD.

Pause déjeuner

2. Du Jardin du Roy au Muséum de Paris (exposés chronologiques)

14h : De l’anatomie des plantes à l’anatomie de l’homme au Jardin Royal (1618-1718), par Jacqueline VONS.

14h30 : Des apothicaires du Jardin du Roy, pionniers de l’analyse de l’eau, par Bruno BONNEMAIN.

Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708). Source : Académie nationale de médecine

15h : Pause.

15h15 : Botanique, thérapeutique et politique : le cas Pitton de Tournefort (1656-1708), par Stanis PEREZ.

15h45 : Un personnage méconnu : Pierre Daubenton (1703-1776), par Anne ALLIMENT-VERDILLON.

16h15 : Constant Duméril (1774-1860), un médecin académicien au Muséum. Regards sur son œuvre, par Francis TRÉPARDOUX.

16h45 : Clôture.

Debut: 04/20/2018 02:30 pm
Fin: 04/21/2018
Paris
FR

DocToBib à Caen, et la nouvelle bibliothèque Madeleine-Brès

En décembre 2017 se sont tenus à Caen les 4e États généraux de la formation et de la recherche médicales.

Cette manifestation a lieu tous les deux ans. Elle est organisée par les conférences des doyens de médecine, de pharmacie et d’odontologie, la coordination nationale des collèges d’enseignants en médecine (CNCEM), et cette fois-ci par  l’UFR Santé de l’université Caen Normandie.

Pendant deux jours, tous les acteurs de la formation et de la recherche en santé (professionnels de santé, enseignants, chercheurs, étudiants…) étaient réunis pour des conférences, ateliers et tables rondes.

Les équipes de la BIU Santé ont eu l’occasion d’y participer pour présenter sur un stand le projet DocToBib. Pour mémoire, il s’agit d’une chaîne gratuite sur YouTube où sont regroupés de courts tutoriels vidéos sur la recherche documentaire en santé. À destination des étudiants et des professionnels, ils permettent de s’autoformer aux grands outils classiques que sont PubMed, Zotero, LiSSa, BDSP, Kinédoc, SantéPsy, etc. Ces vidéos sont produites de manière collaborative par des bibliothèques universitaires et de centres de documentation répartis sur toute la France.

L’occasion également de découvrir la nouvelle bibliothèque de santé de l’université Caen Normandie. Ce superbe bâtiment a ouvert ses portes en 2014 au cœur du pôle de formation et de recherche en santé (PFRS). La BU Santé est également présente sur Twitter, avec un fil d’actualités très utile pour la veille en santé.

Elle a justement été baptisée le 12 décembre 2017 du nom de Madeleine Brès (1842-1921). Cette pionnière, bien connue à la BIU Santé, a été la première femme française à obtenir le diplôme de docteur en médecine (en 1875).

Merci à la BU Santé et à l’UFR de Santé de Caen pour leur accueil !

En savoir plus

La présentation du projet DocToBib

Madeleine Brès dans les collections de la BIU Santé

La page Wikipédia sur Madeline Brès

2 Rue des Rochambelles
Caen, Normandie
14000
FR

Breaking news : La BIU Santé rejoint la Medical Heritage Library !

En octobre 2017, la BIU Santé a intégré la liste des principaux contributeurs de la Medical Heritage Library. Ainsi rejoint-elle un certain nombre d’établissements prestigieux tels que  :

La Medical Heritage Library (MHL) est un consortium des plus grandes bibliothèques de médecine du monde. Son but principal est de promouvoir la libre diffusion des ressources historiques en médecine. Elle s’emploie donc à créer une collection thématique cohérente et la plus complète possible pour l’étude de l’histoire de la médecine et des disciplines affiliées.  Dans cette perspective, la MHL c’est avant tout une bibliothèque numérique (hébergée sur la plateforme Internet Archive) où vous pouvez chercher, consulter, télécharger les collections historiques numérisées d’une quarantaine de bibliothèques américaines, canadiennes, britanniques (et donc maintenant française).

Vous trouverez par exemple dans MHL un nombre important de publicités pour les cigarettes datant des années 60 : https://archive.org/details/tobacco_leo23e00

À ce jour, plus de 215 000 documents numérisés de toutes sortes (imprimés, manuscrits, collection iconographique, enregistrements audios, enregistrements vidéos…) du XIIIe au XXe siècle sont accessibles en ligne. La BIU Santé va, petit à petit, compléter cet impressionnant catalogue avec ses propres documents qui sont (et resteront) disponibles en ligne dans la bibliothèque numérique Medic@ et la banque d’images et de portraits. Plus de 15 000 documents viendront ainsi s’ajouter à la MHL. La collection de la BIU Santé, complétée et enrichie par les collections des autres bibliothèques participantes, gagnera ainsi considérablement en valeur et en visibilité.

Autres gains majeurs, nos lecteurs vont pouvoir bénéficier dans ce nouvel environnement de fonctionnalités très pratiques, utiles, parfois très attendues. Depuis la plateforme Internet Archive :

  • Toutes les images seront directement téléchargeables en haute définition. (NB : Étant placées sous licence ouverte – Etalab, elles sont toutes librement et gratuitement réutilisables à condition de mention de la source «BIU Santé (Paris)»).
  • Nos documents feront tous l’objet d’une océrisation ;
  • Ils seront exportables dans un grand nombre de formats (Text, Daisy, PDF, Epub, Kindle…) ;

Le site de la MHL propose de son côté d’autres outils qui pourraient s’avérer aussi très utiles pour les chercheurs qui voudront exploiter les données que nous mettons à disposition :

  • Un moteur de recherche plein texte dans la totalité du contenu des documents de la collection «Medical Heritage Library» ou dans n’importe quel sous-ensemble (il sera par exemple possible de restreindre la recherche aux documents de la BIU Santé) a été développé par l’université de Harvard ;
  • Via l’outil ArchiveSpark, l’extraction des données (pour des opérations de fouille de texte par exemple) est à l’étude.
Thèse de médecine de Jean Poisson, 1682

Un échantillon est déjà en ligne, en attendant un versement plus massif dans les mois qui viennent. On y trouve le Traité complet de l’anatomie de l’homme de Bourgery et Jacob, le Traité des accouchemens de Maygrier, des manuscrits (les statuts des épiciers apothicaires de Paris, traité de médecine du XVe s.), des dessins originaux (de Léveillé et de Reignier), des albums photographiques (album de l’internat, album des blessés de la face de la guerre de 1870), le Traité des drogues de Pomet, quelques placards contre la peste nouvellement acquis… Vous y trouverez aussi quelques thèses illustrant la collection exceptionnelle que nous conservons à la BIU Santé (toutes les thèses de médecine de Paris depuis 1539) dont la thèse de baccalauréat en médecine de Jean Poisson, soutenue en 1682, présidée par Nicolas Liénard, dessinée, gravée et éditée par Louis Cossin, exceptionnelle par la taille imposante et la finesse de l’illustration de sa dédicace.

Bonne balade !

Solenne Coutagne

En savoir plus

L’annonce en anglais sur le site de la MHL

Accès modifiés au pôle Médecine (18-19 + 22/1)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié en janvier 2018 aux dates suivantes :

  • à partir du jeudi 18 janvier à 18h et le vendredi 19 janvier ;
  • le lundi 22 janvier.

Laccès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

Si la porte est fermée, SONNEZ pour qu’on vous ouvre !

85bsg

Les salles de lecture seront ouvertes comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine. La bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.