Exposition Champignons au pôle Pharmacie

Le jeudi 9 novembre prochain a lieu la désormais traditionnelle « Exposition Champignons » organisée par les étudiants de l’UELC « Exposition Champignons » et les mycologues du service de Pharmacognosie et Biologie Végétale de la Faculté de pharmacie de Paris. À cette occasion, le pôle Pharmacie de la BIU Santé présente une sélection d’ouvrages et objets anciens et contemporains consacrés à la mycologie en salle Dorveaux, du lundi 6 novembre au vendredi 22 décembre 2017.

Les ouvrages issus du fonds patrimonial du pôle Pharmacie de la BIU Santé vous offrent un aperçu de l’évolution de la représentation et de la classification des champignons à travers l’histoire, tandis que les ouvrages récents apportent un éclairage contemporain sur le sujet.

  • Agaric. Mattioli, Les Commentaires sur les six livres de Pedacius Dioscoride…. Lyon, 1627

    MATTIOLI, Pierandrea. Commentaires de M. P. André Matthiolus, medecin senois, sur les six livres de Pedacius Dioscoride Anazarbeen de la matiere medecinale… A Lyon, a l’Escu de Milan, par la Vefve de feu Gabriel Cotier, 1572. Cote : RES 110565

  • LETELLIER, Jean-Baptiste. Figures de champignons servant de supplément aux planches de Bulliard, peintes d’après nature et lithographiées. Paris : Meilhac, 1838. Cote : 458
  • MICHELI, Pier Antonio. Nova plantarum genera iuxta Tournefortii methodum… Florence, Typis Bernardi Paperinii, 1729. Cote : 5433
  • CLUB PHARMACEUTIQUE D’EDUCATION POUR LA SANTE. Les informations de la santé. N°67, 1983. MS 201 (3)
  • KIOSQUE EDUPHARMA. Les champignons [brochure]. Fin du XXe siècle. Cote : MS 201 (3)

Des moulages en résine de champignons (années 1960) sont également présentés à cette occasion. Ils nous ont été aimablement prêtés par François-Hugues Porée, maître de Conférences au laboratoire de Pharmacognosie.

Si les champignons ont une place de choix dans le cursus des étudiants de pharmacie (cours de mycologie des 3e année, des 5e et 6e année de la filière Officine, sorties pédagogiques en forêts avec les enseignants) et dans les collections de la bibliothèque, c’est non seulement en raison de leur intérêt pour la recherche et la pharmacognosie, mais aussi pour les propriétés toxiques de nombre d’entre eux. Les appels à la vigilance des autorités sanitaires sont d’ailleurs récurrents et abondamment relayés en cette période de l’année propice aux balades en forêt. Une augmentation des cas d’intoxication est malheureusement constatée cette année, ainsi que l’indique une publication récente du Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens (CNOP).

En complément de la sélection d’ouvrages actuellement présentée en salle de lecture, nous vous renvoyons également à une bibliographie réalisée à l’occasion de l’exposition l’année dernière.

Enfin, pour bien faire le tri après votre cueillette, vous pouvez consulter la formation en ligne (MOOC) proposée par l’Université de Rouen et vous rendre bien sûr dans la pharmacie la plus proche de chez vous.

Catherine Blum

Exposition Champignons
Debut: 11/06/2017
Fin: 12/22/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Les poisons à la Faculté de pharmacie

Si vous avez raté les Journées du patrimoine organisées à la Faculté de pharmacie de Paris le 16 septembre dernier, le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous donne une chance de vous rattraper ce mois-ci avec une sélection d’ouvrages anciens illustrant l’histoire des poisons présentés en salle Dorveaux jusqu’au 3 novembre 2017. Une sélection d’ouvrages contemporains empruntables en salle de lecture complète cette présentation. Vous pouvez également poursuivre vos pérégrinations dans notre Banque d’images et de portraits et dans la bibliothèque numérique Medic@, sur les traces de Mathieu Orfila, père de la toxicologie moderne, ou en parcourant les planches de nos flores médicales et herbiers.

Gautier d’Agoty. Planche représentant la jusquiame noire

Catherine Blum

Les poisons, arme du crime et remède
Debut: 09/01/2017
Fin: 11/03/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006
FR

Journées du patrimoine 2017 : les poisons, arme du crime et remède

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Faculté de pharmacie de Paris vous ouvre ses portes le samedi 16 septembre prochain. Au programme et au choix : visite de la salle des Actes et de la Galerie des pots, visite du Jardin botanique et visite du Musée François Tillequin, où sont conservées les collections de matière médicale de la Faculté. Au cours de cette visite vous seront présentées les collections patrimoniales du Musée et de la Bibliothèque du Pôle pharmacie de la BIU Santé consacrées au thème des poisons.

 

Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison.

Paracelse (1493-1541), médecin et philosophe suisse. Sieben defensiones. Bâle : Samuel Apiarius, 1574.

Si le Dictionnaire usuel des sciences médicales annonce d’emblée en 1885 qu’« une définition précise de ce mot est impossible », c’est bien que l’étymologie même du mot poison renvoie à des notions apparemment antagonistes. En effet, le terme poison a un sens proche de celui de potion. Ils partagent tous deux la même origine latine, à savoir potio, qui signifie breuvage. À l’origine, sa définition est d’ailleurs similaire à celle du médicament : « elle convient à toutes les substances médicamenteuses ; venenum s’est d’ailleurs entendu, chez les Latins, du simple médicament, et, quand il a pris le nom de poison, il s’est presque toujours appliqué aux drogues dangereuses. » Le terme venenum est lui-même un équivalent latin du mot grec pharmakon, qui peut désigner à la fois le poison, drogue malfaisante, et le médicament, drogue bienfaisante. Progressivement, à partir du XIVe siècle, un glissement sémantique s’opère et c’est la première définition qui s’impose.

Charas, Moyse. Nouvelles experiences sur la vipere. Paris, l’Auteur et Olivier de Varennes, 1669

Alors que dans l’imaginaire collectif, le poison rejoint peu à peu le cabinet de l’empoisonneur, du criminel ou de la sorcière, les textes scientifiques peinent à aborder le sujet frontalement. Mettre par écrit les principes actifs et les effets sur le corps humain des substances toxiques, qu’elles soient d’origine végétale, minérale ou animale, n’est-ce pas se risquer sur le territoire de l’empoisonneur ? N’est-ce pas donner des idées aux êtres mal intentionnés ? Au contraire, selon certains scientifiques, dont le médecin et poète français Jacques Grévin, il convient de connaître les effets de ces substances toxiques pour déceler les remèdes et antidotes qui préserveront la santé du patient, « matières autant nécessaires en ce temps que les malices des hommes sont augmentées » (dédicace à la reine Élizabeth Ire d’Angleterre pour son Livre des venins, 1568). Les traités sur les poisons fleurissent dès le XIIIe siècle, tandis que les tentatives d’encadrer et réglementer la distribution des substances toxiques se succèdent au fil des époques. L’officine de l’apothicaire puis du pharmacien est un lieu sous haute surveillance : la délivrance de drogues sans ordonnance est proscrite, les substances dangereuses doivent être mises sous clef et le nom des personnes autorisées à se procurer ces substances doit être consigné dans un registre.

À travers une sélection de livres et objets datant du XVe au XXe siècle issus des collections du Musée et de la Bibliothèque, la visite vous permettra de mieux comprendre l’évolution du discours scientifique sur le poison, ainsi que sa place dans la société et dans le monde médical. En complément, une présentation d’ouvrages récents, empruntables à la bibliothèque de pharmacie, proposera une approche contemporaine du sujet.

Plus d’infos pratiques ici.

Catherine Blum

Debut: 09/16/2017 10:00 am
Fin: 09/16/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Les tisanes : des « boissons innocentes » en ligne dans la Banque d’images

Tisane de santé Bernardo, dite tisane des cent vertus

La BIU Santé met en ligne dans sa Banque d’images et de portraits un corpus composé d’une soixantaine de boîtes de tisanes et documents d’accompagnement (publicités, lettres, brochures). Ces objets et documents témoignent de la production, de la vente et de la consommation de tisanes et boissons à base de plantes à visée thérapeutique ou de bien-être dans la première moitié du XXe siècle.

Un médicament ?

À l’origine, la tisane, ou ptisane, est un mot dérivé du grec qui désigne une décoction d’orge pilée bouillie dans de l’eau. Hippocrate, dans son livre Du régime dans les maladies aiguës, préconisait déjà l’usage de cette boisson pour soigner et alimenter les malades. Au XVIIIe siècle, l’Encyclopédie entend par tisane « tout liquide médicamenteux qui, contenant peu de parties actives, est destiné à former la boisson ordinaire d’un malade ». Elles constituent ainsi la base de la médecine domestique. Selon Guillaume-François Rouelle (1703-1770), maître-apothicaire à Paris et démonstrateur de chimie au Jardin du roy, « le malade en fait sa boisson ordinaire, c’est pourquoi il faut qu’elle soit agréable et qu’elle ne dégoûte point autant que la vue de la curation le permet ». Le célèbre chimiste et apothicaire Nicolas Lémery, dans sa Pharmacopée universelle publiée en 1697, disait de la tisane « quelle n’est pas si chargée en drogues, car comme elle est employée pour le boire ordinaire, on la rend le moins désagréable qu’on peut ».

Tisane feuilles d’oranger bigarade

Au XIXe siècle, les tisanes figurent en bonne place dans la Pharmacopée française, le Dorvault, ainsi que dans de nombreux formulaires et ouvrages de référence pharmaceutiques. L’édition de 1818 de la Pharmacopée française prend cependant soin de préciser que les tisanes « ne doivent leurs vertus qu’à une très petite quantité de médicaments qu’elles tiennent en dissolution » et que « ces boissons doivent être légères, et le moins désagréables possible, pour que le malade ne s’en dégoûte pas, puisqu’il est obligé d’y revenir souvent ».

Malgré toutes ces précautions d’usage, les tisanes connaissent un tel succès en France que des voix s’élèvent pour en réguler l’usage et en relativiser l’intérêt thérapeutique. Ainsi Jean Buisson, dans ses Observations sur le code pharmaceutique en 1830, indique que l’« on n’établit pas de règles assez sûres et assez précises pour la préparation de ces médicaments. Ainsi par exemple, on ne différencie presque pas les racines, les écorces et les bois qui doivent supporter l’ébullition d’avance ceux qui peuvent la supporter sans altération […]. Les doses ne sont pas assez précisées dans cet ouvrage […]. » Quelques décennies plus tard, le médecin Adolphe Burggraeve (1806-1902) s’exprime ainsi : « Quand on visite les hôpitaux on est frappé du luxe des tisaneries et des innombrables bouteilles, qui de là se répartissent dans les diverses salles, au point que chaque malade a la sienne – quelquefois deux. Les malades non alités trouvent le moyen de les vider autre part que dans leur estomac ; mais pour ceux que la fièvre tient au lit, impossible de leur échapper. »

Zoom sur les tisanes de la Banque d’images et de portraits
Thé mexicain du Dr Jawas

Les boîtes de tisanes et documents d’accompagnement numérisés et disponibles dans la Banque d’images et de portraits forment un ensemble de près de 60 pièces, datant de la première moitié du XXe siècle. On y trouve une grande variété d’informations : famille de tisane, symptômes traités, posologie, formulation, circuit de distribution, prix, timbre ou visas des organismes chargés du contrôle des médicaments, poids, date de fabrication…

Certaines de ces tisanes sont citées dans des formulaires et ouvrages de référence contemporains. Ainsi le Thé mexicain du Dr Jawas contre l’obésite figure dans le Formulaire des principales spécialités de parfumerie et de pharmacie de René Cerbelaud, pharmacien chimiste (Paris, 1905). Les tisanes Dausse sont quant à elles présentées de manière fort élogieuse dans l’édition de 1927 du Dictionnaire des spécialités pharmaceutiques, plus connu sous le nom de Dictionnaire Vidal, comme offrant « le maximum d’activité thérapeutique ». Précisons tout de même que le Vidal laissait à l’époque la description des spécialités à la discrétion du fabricant…

Tisane Sanifer

Nous retrouvons ce même vocabulaire flatteur sur les boîtes de tisanes. Vendues en officine, dans un format parfois insolite, elles se parent de mille propriétés thérapeutiques : purgatives, laxatives, anti-épileptiques, antiseptiques, calmantes, rafraîchissantes, toniques… La liste des vertus que leur bel emballage leur attribue est sans fin. On note également une attention particulière portée au soin de l’appareil digestif dans l’argumentaire commercial. Toute référence au monde clérical est un gage supplémentaire de l’efficacité et de l’authenticité de la préparation (« Thé dépuratif du frère Basile », « Tisane des Chartreux de Durbon », « Tisane de santé de Sœur Ynès », etc.). Enfin, certaines posologies laissent les patients modernes que nous sommes songeurs. Ainsi une boîte entière de tisane des Pères Augustins est « à macérer 4 jours dans un litre de bon vin blanc » tandis qu’un petit verre de cognac peut être ajouté au litre de vin blanc nécessaire à la préparation de la tisane du Curé de Deuil.

Il est ainsi possible d’extraire de ce corpus une grande quantité d’informations. Elles mériteraient très certainement une étude systématique et approfondie, qui nous renseignerait sur la place des tisanes dans l’arsenal thérapeutique du début du XXe siècle, les techniques commerciales employées par les fabricants pour vendre leur produit ainsi que sur la médecine domestique.

Catherine Blum

Inscrivez-vous au DU d’histoire de la pharmacie !

La salle des actes de la Faculté de pharmacie de Paris, vers 1904

Les inscriptions au DU d’histoire de la pharmacie proposé par l’université Paris Descartes sont ouvertes. Vous trouverez tous les détails concernant le diplôme et les modalités d’inscription ici.

Pour la deuxième année consécutive, l’université Paris Descartes propose ainsi un enseignement en histoire de la pharmacie, soit 100 heures réparties en 16 jours de décembre 2017 à juin 2018, à raison de 2 jours consécutifs par mois. Au cours de cette formation sont évoqués les thèmes principaux de la discipline, de l’histoire des apothicaires à la naissance de l’industrie pharmaceutique, en passant par le portrait de pharmaciens célèbres. Cet enseignement permet de sa familiariser avec les sources de l’histoire de la pharmacie et de découvrir des lieux emblématiques du patrimoine pharmaceutique, notamment la Salle des Actes de la faculté de pharmacie, le musée de Matière médicale François-Tillequin, sans oublier la bibliothèque de la Faculté de pharmacie.

Extrait du catalogue Ménier, 1877

Cette formation est ouverte à toute personne intéressée par l’histoire du médicament et de la pharmacie, désireuse d’effectuer des recherches dans ce domaine.

Vous pouvez adresser toutes vos questions au département Formation Continue de la Faculté de Pharmacie de Paris (par mail à formation.continue@pharmacie.parisdescartes.fr ou par téléphone au 01 53 73 99 10).

« Une histoire des parfumeurs » : conférence à l’École nationale des chartes le mardi 16 mai à 17h

Un débat autour du livre de Rosine Lheureux Une histoire des parfumeurs : France, 1850-1910 (Champ Vallon, 2016) est organisé le mardi 16 mai prochain à 17h à l’École nationale des chartes, en présence de l’auteur et de Catherine Lanoë, auteur de La poudre et le fard : une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières (Champ Vallon, 2008). Profitez-en pour vous plonger dans la lecture de ces deux ouvrages disponibles à la BIU Santé et découvrir dans la foulée nos ressources consacrées à l’histoire de la parfumerie.

Le pôle Pharmacie de la BIU Santé (4, avenue de l’Observatoire, Paris 6e) propose de nombreuses ressources documentaires dans le domaine de la cosmétologie et de la parfumerie. Cet ensemble couvre à la fois les aspects historiques et les dernières avancées de la recherche scientifique dans ces disciplines.

Extrait de La Parfumerie moderne, 1922

La BIU Santé vous offre également un ensemble de ressources numériques au sein desquelles vous trouverez des documents relatifs à l’histoire de la parfumerie : la Banque d’images et de portraits, la bibliothèque numérique Medic@ ou encore l’exposition virtuelle Secrets de beauté réalisée avec la participation de LVMH Recherche. Dans Medic@, vous trouverez notamment la collection complète de la revue La Parfumerie moderne : revue scientifique et de défense professionnelle (1908-1956), en accès libre et gratuit, ainsi que de célèbres traités et manuels de parfumerie, via une sélection d’ouvrages consacrés à la cosmétologie.

Signalons notamment les ouvrages suivants, présentés dans la salle de lecture du pôle Pharmacie :

Extrait de La Parfumerie moderne, 1919

Sur ce blog, nous avons déjà eu l’occasion d’aborder l’histoire de la parfumerie, notamment à travers une série de billets consacrés aux huiles essentielles.

Enfin, d’autres institutions à Paris et en Île-de-France s’intéressent à l’histoire des parfums : le musée du Parfum Fragonard à Paris, ou encore l’Osmothèque, Conservatoire international des parfums, situé à Versailles, qui propose au public des conférences thématiques et des conférences olfactives à l’occasion desquelles vous pourrez découvrir une collection d’échantillons de parfums anciens unique au monde.

Catherine Blum

65, rue de Richelieu (salle Léopold-Delisle)
Paris, Île-de-France
75002
FR

Chocolat et santé : résultats du jeu concours de Pâques

Vous avez été nombreux à tenter votre chance pour le jeu concours organisé dans le cadre de l’exposition « Chocolat et santé » du pôle Pharmacie de la BIU Santé et nous vous remercions de votre participation ! Le jeu concours étant clos, nous publions la grille de mots-croisés complétée, la réponse à la question subsidiaire ainsi que le nom des heureux gagnants.

Résultats des mots-croisés

HORIZONTALEMENT

1.       Dramaturge italien, lauréat du Prix Nobel de littérature. Célèbre marque allemande de « chocolat au lait du pays alpin » créée en 1901. Sa fève fermentée et torréfiée permet de produire le chocolat.
2.       Aperçu. Recouvrit d’une mince couche d’or. Le grain de cette plante peut-être associé au chocolat.
3.       Conifère de la famille des Taxaceae. Célèbre chocolatier suisse dont l’entreprise fut fondée à Neuchâtel en 1826. Cité de la Mésopotamie.
4.       Elle peut être vestimentaire ou alimentaire. Celle du dieu égyptien Anubis était celle d’un canidé.
5.       Marque française de biscuits créée à Nantes en 1846. Peintre allemand de la 1ère moitié du XXème siècle. Bonne action.
6.       Célèbre entreprise chocolatière française fondée en 1816. Truffer.
7.       English, Welsh and Scottish Railway (racheté en 2007 par Deutsche Bahn). Célèbre entreprise chocolatière belge fondée en 1857, elle vendait à l’origine des confiseries pharmaceutiques (bonbons contre la toux, réglisse contre les maux d’estomac, morceaux de chocolat, etc.).
8.       Commune de Seine-et-Marne où une dynastie d’industriels décida de déplacer son usine de produits pharmaceutiques en 1825 puis de la consacrer à la fabrication du chocolat (usine représentée sur une illustration dans une des vitrines de l’exposition à l’entrée de la salle Dorveaux). Télévision. Impôt sur les sociétés.
9.       Symbole de l’argon. Institute of Electrical and Electronics Engineers.
10.   Célèbre entreprise chocolatière française fondée à Blois en 1847. Code international de plaque minéralogique des Pays-Bas.
11.   Port d’Athènes. À Pâques il est souvent en chocolat.
12.   Symbole de l’einsteinium (élément chimique de numéro atomique 99). Célèbre chocolatier suisse, il ouvre sa première confiserie à Berne en 1867.

VERTICALEMENT

A.      Quelques carrés de chocolat peuvent aider à la couper. Elle peut être phréatique ou chocolatée.
B.      Charlie et la Chocolaterie (2005) de Tim Burton (avec Johnny Depp dans le rôle du magicien expert en chocolat) en est un. Habitants de la commune d’Ore (Haute-Garonne).
C.      Passée sous silence. Cité de la Mésopotamie.
D.      Uranie était celle de l’astronomie. Multinationale suisse du secteur agroalimentaire fondée en 1875, dont le chocolat est un des fleurons.
E.       Fruit de lianes de la famille des Actinidiaceae dont la pulpe et les graines sont riches en vitamines (C, E, B1, B2, B3, B5, B6), en potassium et en magnésium. Afrique Équatoriale Française.
F.       Lysine décarboxylase. Blessé ou atteint dans ses intérêts.
G.     Célèbre chocolatier suisse de Lausanne, inventeur du chocolat aux noisettes. Plante herbacée cultivée dont les graines sont riches en acide alpha-linolénique (ALA).
H.      Perroquet d’Amérique tropicale. Fleuve d’Italie
I.        Le cinéma est le septième. Célébrée.
J.        Ancien pharmacien du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, il ouvre sa première chocolaterie à Paris en 1800.
K.      Ressources humaines. Capitaine d’arche.
L.       Celle du Nil apportait chaque été un limon noir. Célèbre chocolatier suisse, il crée des machines pour ce qui devient en 1819 la première fabrique moderne de chocolat du pays.
M.    Il peut être comprimé, comme un médicament, ou musical. Bibliothèque interuniversitaire de santé.
N.     Pays merveilleux où résidait un magicien. Célèbre groupe chocolatier américain, dont la création remonte à 1920. Marque de chocolats franco-belge, dont la première chocolaterie fut établie à Bruges.

Réponse à la question subsidiaire

En quelle matière sont les moules utilisés pour fabriquer les œufs en chocolat, selon un Manuel pratique du pâtissier-confiseur-décorateur publié en 1894, présenté dans l’une des vitrines ?

Le manuel dont il est question est le Manuel pratique du pâtissier-confiseur décorateur à l’usage des chocolatiers, confiseurs, cuisiniers, glaciers, pâtissiers, fabricants de biscuits, maîtres-d’hôtels, etc., publié par Emile Hérisse, confiseur-pâtissier-décorateur de son état (Paris, chez MM. Letang fils, 1894, cote 30787). Ouvert à la page 406 dans l’une des vitrines, on peut y lire que l’« on se sert, pour mouler [les œufs en chocolat], de coquilles en fer blanc… ». Si vous n’aviez pas l’occasion de venir voir notre exposition, l’ouvrage était cité dans la bibliographie du billet de blog annonçant l’exposition.  Une version numérisée était également accessible gratuitement dans la bibliothèque numérique Gallica.

Enfin, félicitations aux gagnants, classés ici par ordre d’arrivée :

  1. Karin Lebascle
  2. Antoine Lambert
  3. Saadia Batiga
  4. Badrata Anli, Nour Ben Salem et Gabrielle Leblanc
  5. Véronique Quellec
  6. Lenny Dahan
  7. Fabien Benthami et Marie Bruneel

Ils se verront remettre une récompense (comestible ou non !), et sont invités à participer à une visite privée de la bibliothèque ainsi qu’à une présentation des collections anciennes.

Catherine Blum, Alain Delaforge et Sidonie Vicet

Société d’histoire de la pharmacie : séance du 22/03/17

SHPCe mercredi 22 mars 2017 s’est tenue la séance de la Société d’histoire de la pharmacie dans la Salle des Actes de la Faculté de pharmacie de Paris. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y assister, en voici un bref résumé.

Après l’annonce des informations relatives à l’actualité de la SHP et de l’histoire de la pharmacie par le secrétaire général Bruno Bonnemain, quatre interventions se sont succédé durant cette séance présidée par le professeur Olivier Lafont, président de la SHP.

The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri
The Bolduc House Museum, Sainte Genevieve, Missouri

Bruno Bonnemain a fait le récit d’un séjour de plusieurs mois effectué en Amérique du Nord, à la découverte des monuments historiques et musées consacrés à l’histoire de la pharmacie. Parmi les lieux remarquables qu’il a eu la chance de visiter, on citera la Maison Bolduc à Sainte Geneviève dans le Missouri, le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal ou encore le Monastère des Augustines à Québec.

Remy Bellenger : Le Laboratoire Dausse, une histoire de familles, 1824-1929

Couv-DausseRemy Bellenger a retracé l’histoire d’une entreprise familiale florissante, le Laboratoire Dausse, à l’occasion de la parution de son ouvrage Le Laboratoire Dausse : une histoire de familles (1824-1929) publié aux éditions L’Hexaèdre. À partir de ses archives familiales et de nombreuses sources historiques, il a pu reconstituer le parcours de son ancêtre Amans Dausse, pharmacien de métier. Propriétaire d’une officine située au 10, rue de Lancry à Paris, Amans Dausse rencontre un certain succès dans la fabrication et la vente de remèdes et médicaments. En 1834, il fonde le Laboratoire Dausse, spécialisé dans la fabrication de médicaments à base de plantes.

Vous pouvez découvrir la suite de cette saga industrielle et familiale en vous procurant l’ouvrage de Remy Bellenger ici.

Bruno Bonnemain : Le Journal de pharmacie et de chimie en 1917

Bruno Bonnemain, Secrétaire général de la SHP, a analysé la publication du Journal de pharmacie et de chimie au cours de l’année 1917, à travers le prisme de la Grande Guerre. Les nouvelles du front et le contexte politique et idéologique de l’époque influent sur le contenu d’une publication spécialisée, à travers des articles portant sur des sujets d’ordre technique (rôle des vêtements dans l’infection des blessures de guerre, accès à l’eau potable sur le front…) ou plus général (l’industrie pharmaceutique en Russie, la production des alcaloïdes en temps de guerre…). En parallèle à l’événement, le Journal de pharmacie et de chimie maintient une politique éditoriale plus classique en abordant des thèmes connexes tels que la chimie alimentaire avec la polémique autour du lait écrémé par exemple, ou encore l’histoire de la pharmacie.

Sophie Jacqueline : Étude pharmaco-archéologique des baumes de momification en Égypte ancienne

Bec d'ibis momifié, collection privée
Bec d’ibis momifié, collection privée

Sophie Jacqueline, lauréate du prix de thèse de la Société française d’histoire de la médecine, nous a présenté l’étude pharmaco-archéologique qu’elle a réalisée dans le cadre de sa thèse d’exercice sur les baumes de momification en Égypte ancienne. De nouvelles méthodes d’analyse permettent de mieux connaître les méthodes de momifications, ainsi que la composition des baumes et des substances participant à la conservation des corps. Cette étude a été conduite selon un cadre méthodologique très strict, composé successivement d’un examen macroscopique, d’un examen scannographique, d’un examen à loupe binoculaire, d’une analyse élémentaire et enfin d’une analyse chromatographique. L’examen d’artefacts et de crânes de momies datant de l’Égypte ancienne permet d’affiner et d’approfondir les connaissances historiques et scientifiques relatives aux techniques d’embaumement. Sophie Jacqueline poursuit actuellement ses études dans le cadre d’un doctorat à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines sur l’apport des techniques médico-légales dans l’art premier.

Pour en savoir plus : Jacqueline, Sophie. « Les produits d’embaumement égyptiens : nouvelles données pharmacologiques ». Histoire des sciences médicales, 2016, Vol. 50 (1), pp. 43-52.

Olivier Lafont : Masséot Abaquesne en vente publique à Paris, durant le dernier quart du XXe siècle

Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996
Vase bi-ansé préempté par le Musée de la Renaissance, vente Ricqlès Drouot, 20 octobre 1996

Olivier Lafont a reconstitué le parcours de pots de pharmacie décorés par le célèbre faïencier du XVIe siècle Masséot Abaquesne dans une série de ventes publiques qui se sont tenues à Paris durant le dernier quart du XXe siècle. Ces pots, dont certains peuvent être identifiés avec exactitude grâce à la signature du maître, se caractérisent par l’emploi de motifs en rinceaux et de figures de profil, typiques de l’école de faïencerie rouennaise de la Renaissance. Leur cote marchande a varié au cours des décennies en fonction de leur originalité, de leur rareté et de leur état, ainsi que de la fiabilité de leur attribution à Abaquesne. Ces pots ont circulé de collections privées en collections privées, réapparaissant occasionnellement lors de ventes publiques au cours des dernières décennies, jusqu’à rejoindre les collections publiques de musée pour certains d’entre eux. À travers l’histoire de ces objets se dessine en filigrane l’histoire du marché de l’art à la fin du XXe siècle.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent admirer de plus près les œuvres de Masséot Abaquesne, une exposition intitulée « Masséot Abaquesne, l’éclat de la faïence à la Renaissance » se tient actuellement et jusqu’au 23 avril prochain au Musée de la Céramique de Rouen.

La prochaine séance de la Société d’histoire de la pharmacie se tiendra le mercredi 7 juin 2017.

Catherine Blum

Résultats de l’énigme sur le remède secret

Notre remède secret a perdu de son mystère… Trois heureux gagnants sont parvenus à résoudre l’énigme que nous vous proposions au mois d’octobre à l’occasion de notre exposition sur l’histoire des huiles essentielles. Bravo à eux et bravo à tous les participants ! Voici expliquée pas à pas la solution de l’énigme.

Eau de Cologne , prospectus, XVIIIe siècle
Eau de Cologne , prospectus, XVIIIe siècle

Souvenez-vous, nous vous demandions quelle était la maladie que permettait de soigner le remède secret. La bonne réponse est… le scorbut.

Pour trouver cette maladie, il faut d’abord identifier l’ingrédient principal du remède grâce à trois indices :

1. Mon premier indice est un fruit. Il se trouve sur la planche XXI de la page 254 du tome II du plus grand traité sur les arbres fruitiers du XVIIIe siècle.

L’indice est la bergamote. Pour le trouver, il faut chercher dans Medic@ le Traité des arbres fruitiers publié par Duhamel Du Monceau en 1768. La planche XXI de la page 254 du tome II représente une bergamote.

2. Mon deuxième indice est un personnage. La BIU Santé a fait l’acquisition récemment d’un ouvrage consacré à ses rapports avec ses dentistes.

L’indice est Napoléon. Vous le trouvez grâce au catalogue de la BIU Santé. Une recherche simple en saisissant le mot-clé « dentistes » et un classement des résultats du plus récent au plus ancien document vous permet d’afficher parmi les premiers résultats l’ouvrage de Xavier Riaud intitulé « Napoléon 1er et ses dentistes » (Paris, L’Harmattan, 2016).

3. Mon troisième indice est une maison de parfumerie. Vous le trouverez dans le numéro de Noël 1920 d’une importante revue consacrée à la parfumerie, en bas à gauche de la page 254.

L’indice est la maison Guerlain. Vous le trouvez dans Medic@ via la page dédiée aux périodiques numérisés, qui vous propose la revue La parfumerie moderne. Un volume unique rassemble tous les numéros de l’année 1920. A l’intérieur de ce volume, vous pouvez vous aider de la table des matières pour repérer le numéro de Noël et le feuilleter pour arriver à la page 254 où vous trouvez en bas à gauche une reproduction d’un flacon de parfum de la maison Guerlain.

La combinaison de ces trois indices permet d’identifier l’ingrédient principal du remède secret : l’Eau de Cologne. En effet, l’huile essentielle de bergamote est l’un des ingrédients de ce parfum ; Napoléon en faisait notoirement une consommation effrénée et la maison Guerlain commercialise encore aujourd’hui ce parfum.

Ensuite, pour deviner le nom de la maladie que soignerait notre remède secret, il faut se reporter à l’un des documents qui était présenté dans notre salle de lecture lors de l’exposition, et qui est également disponible dans Medic@ : Vertus et effets de l’Eau admirable ou Eau de Cologne : approuvée par la Faculté de médecine, le 13 janvier 1727. Au détour d’une impressionnante énumération des propriétés thérapeutiques de l’Eau de Cologne, vous découvrez qu’en mélangeant une cuillerée d’Eau de Cologne et deux cuillerées d’eau de fontaine, en se lavant la bouche avec cette préparation et en l’ingérant trois fois par semaine, vous pouvez – en théorie – soigner le scorbut.

Nous félicitons nos trois gagnants, Sylvie Juvin, Annette Busolin et Chiheb Jouini, qui ont élucidé cette énigme avec brio ! Ils remportent chacun un lot de deux ouvrages incluant un exemplaire de La Faculté de médecine et de pharmacie de Rouen paru aux éditions du Grand Métier en 2015.

Nous profitons de cette occasion pour inclure dans notre article un texte proposé par Romain Galmiche (Editions du Grand Métier) :

5 raisons pour un livre sur la faculté de médecine et pharmacie de Rouen ?

1. Parce que les facultés de médecine sont un maillon essentiel mais finalement méconnu du système de santé. A l’interface entre monde hospitalier et Université, avec un grand U, elles assurent la cohérence des projets et des dispositifs ;

2. Parce que joindre médecine ET pharmacie permet un modèle inédit d’insertion des activités de recherche et d’enseignement. L’innovation scientifique n’est pas un cadeau du ciel : elle est le fruit de démarches conjointes et réfléchies ;

3. Parce que cette faculté, après avoir longtemps cherché sa place dans le territoire, l’a trouvée. La création d’un campus de santé, central et resserré, inaugure une nouvelle ère de la médecine rouennaise ;

4. Parce que la nouvelle région normande offre un exemple frappant des défis qui se présentent à la médecine hospitalo-universitaire française. Défis démographiques, défis financiers, universitarisation des professions de santé. La faculté pour relever le gant doit être souple, inventive, intelligente ;

5 Parce qu’une faculté est toujours en prise avec la société qui l’entoure. Les méthodes d’enseignement changent, les questions éthiques bouleversent les certitudes… De nouveaux mots apparaissent : « classes inversées », « medical training center ». Seule demeure l’exigence intellectuelle.

Catherine Blum

Énigme : quel est ce remède secret ?

À l’occasion de l’exposition «Distillation, remèdes et parfums : histoire des huiles essentielles», le pôle Pharmacie de la BIU Santé vous propose de résoudre une énigme. Pour gagner, il vous faudra identifier un remède secret. Vous aurez besoin de vos connaissances bien sûr, mais aussi du catalogue de la bibliothèque et de Medic@ (notre bibliothèque numérique gratuite). La visite de l’exposition sur les huiles essentielles à la bibliothèque du pôle Pharmacie vous donnera une longueur d’avance.

Indice 1L’énigme se déroule en deux étapes. Il faut d’abord identifier le célèbre parfum qui est l’ingrédient principal de ce remède. Nous vous indiquons pour cela trois indices :

1. Mon premier indice est un fruit. Il se trouve sur la planche XXI de la page 254 du tome II du plus grand traité sur les arbres fruitiers du XVIIIe siècle.

2. Mon deuxième indice est un personnage. La BIU Santé a fait l’acquisition récemment d’un ouvrage consacré à ses rapports avec ses dentistes.

3. Mon troisième indice est une maison de parfumerie. Vous le trouverez dans le numéro de Noël 1920 d’une importante revue consacrée à la parfumerie, en bas à gauche de la page 254.

Indice 3Combinez ces trois indices… Vous avez trouvé l’ingrédient principal du remède ! Il ne reste plus qu’à en verser une cuillerée que vous mélangerez à deux cuillerées d’eau de fontaine. Lavez-vous la bouche avec ce mélange tous les jours et buvez-en trois fois par semaine. Indiquez-nous le nom de la maladie que soignerait ce remède et vous avez gagné !

Adressez vite vos réponses à : blog@biusante.parisdescartes.fr. Un lot attend chacune des trois premières personnes à nous envoyer la bonne réponse.

Bonne chance !

Catherine Blum