Colloque « Santé et médecine à la cour de France » (19-20 octobre)

Un colloque international sur le thème «Santé et médecine à la cour de France» se tiendra les 19 et 20 octobre 2017 à l’Institut d’études avancées de Paris.

Il est organisé par Stanis Perez (MSH Paris Nord) et Jacqueline Vons (Université de Tours / SFHM) dans le cadre de l’axe de recherche «La médecine à la cour de France» de Cour de France.fr, et est consacré aux questions relevant de la santé et de la médecine à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle. Il a pour but d’approfondir l’étude du rôle des médecins, chirurgiens et apothicaires dans la vie quotidienne des espaces et des personnes de l’entourage royal ainsi que dans la mise en place de stratégies collectives pour éviter, fuir ou combattre les épidémies. Cette manifestation apportera également un éclairage nouveau sur le rôle joué par le mécénat royal en tant que vecteur de promotion et de diffusion de notions ou de pratiques médicales nouvelles. Les communications présentées interrogeront enfin l’image que les médecins de cour ont voulu ou ont pu donner d’eux-mêmes tant à leurs contemporains qu’à la postérité. Toutes ces pistes seront explorées à travers un panel de sources variées, à la lumière de l’historiographie récente et à la confluence tant de l’histoire des textes médicaux que de l’étude de la cour de France.

Les inscriptions (obligatoires et gratuites) sont ouvertes sur le site de l’IEA.

Programme

Jeudi 19 octobre

9h15 : accueil
9h45 : introduction au colloque par Stanis Perez

10h-12h – La cour, un lieu privilégié des connaissances et des pratiques médicales ?
Président de séance : Alexandre Lunel, Université Paris 8

Franck Collard, Université Paris X-Nanterre,
Entre savoir et pouvoir : les professionnels de la santé à la cour de Charles VII.

Évelyne Berriot-Salvadore, Université de Montpellier,
La cour, caution et vecteur d’un savoir médical vulgarisé

Stanis Perez, MSH Paris Nord,
Antimoine, médecine et alchimie à la cour autour de la guérison de Louis XIV en 1658

12h00-14h00 – Déjeuner

14h-18h – Quand la cour est malade…
Présidente de séance : Élisabeth Belmas, Université Paris XIII

Bénédicte Lecarpentier-Bertrand, Université Paris XII-Créteil
Des corps souffrants et sous surveillance : problèmes et soins de santé à la cour de France dans la première moitié du XVIIe siècle (années 1590-1670)

Xavier Le Person, Université Paris IV, IEP Paris,
Les Mercures de la politique. Les médecins de cour au chevet de la politique en France aux XVIe et XVIIe siècles

Justin Rivest, Université de Cambridge,
Médicaments curiaux, médicaments charitables : Le médecin de cour Adrien Helvétius et la distribution des remèdes aux soldats et aux pauvres sous Louis XIV

15h40-16h00 – Pause

Geneviève Xhayet, Université de Liège,
Curistes issus de la cour de France aux eaux de Spa

Charles-Eloi Vial, BnF,
Soigner et être malade à la cour de Napoléon Ier

Vendredi 20 octobre

9h30-12h – Le monde médical à la cour : influences et stratégies ….
Président de séance : Vivian Nutton, First Moscow State Medical University

Isabelle Coquillard, Université Paris X-Nanterre
L’affirmation d’un groupe professionnel à la cour

Joël Coste, EPHE (APHP),
Chirac, la Cour et la peste de Provence (1720-3)

Jacques Rouessé, Académie nationale de médecine,
La maladie de Louis XV l’été 1721

Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, présidente de la SFHM
Pierre Dionis, chirurgien aulique (1643-1718)

12h00-14h00 – Déjeuner

14h-16h – Le médecin de cour en montre
Président de séance : Guy Cobolet, Bibliothèque interuniversitaire de Santé

Magdalena Koźluk, Université de Lödz,
Prescrire et plaire aux Seigneurs et aux Dames de la cour : Les Ordonnances de N. A de la Framboisière

Chloé Perrot, université de Lille 3, École du Louvre,
La Médecine absente. Portraits de médecins de cour du XVIe au XIXe siècle

Loïc Capron, Université Paris-Descartes, APHP,
Diafoirus père et fils, ou la revanche des médecins auliques ?

Conclusions du colloque par Jacqueline Vons

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Accès modifiés au pôle Médecine (26-30/9 + 3/10)

Attention, l’accès au pôle Médecine de la BIU Santé sera modifié du mardi 26 au samedi 30 septembre 2017 inclus, ainsi que le mardi 3 octobre.

Laccès à l’université se fera par le 85, boulevard Saint-Germain.

Si la porte est fermée, SONNEZ pour qu’on vous ouvre !

85bsg

Les salles de lecture seront ouvertes comme à l’accoutumée, vous pourrez donc venir travailler au 12, rue de l’École-de-Médecine. La bibliothèque sera ouverte normalement de 9h à 20h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Zotero 5 : le nouveau support est en ligne !

Catherine, duchesse de Cambridge / cc Ricky Wilson

Avec la nouvelle grossesse de la duchesse de Cambridge, c’est LA nouvelle qui n’a pas pu vous échapper cet été : Zotero 5, la nouvelle version de Zotero est sortie !

Zotero, logiciel de gestion de références bibliographiques

Rappelons à ceux qui ne le connaissent pas encore que Zotero est un logiciel libre et gratuit qui vous permet de collecter des références depuis des catalogues et des bases de données et de créer en quelques clics des bibliographies formatées dans les règles de l’art. Zotero est ainsi l’outil indispensable à toute personne s’engageant dans la rédaction d’un mémoire, d’une thèse ou d’un article. Il se murmure même que certains le détournent de son utilisation académique pour gérer leurs recettes de cuisine ou leur dévédéthèque (mais chut ! nous tairons les noms).

Zotero 5 : les principales nouveautés

La principale nouveauté de la version 5 est l’abandon de la version « Zotero for Firefox », qui intégrait le logiciel dans le navigateur lui-même. Ainsi, tous les utilisateurs de Zotero, qu’ils travaillent avec Firefox, Chrome, Safari ou Opera, utilisent désormais Zotero dans une fenêtre distincte de celle du navigateur (« Zotero standalone » dans les précédentes versions).

Conseil : afin de naviguer aisément entre les deux fenêtres, celle du navigateur et celle de Zotero, pensez à épingler ce dernier dans la barre des tâches. Vous verrez que votre travail en sera grandement facilité !

Deux autres nouveautés de Zotero 5 méritent d’être signalées :

  • L’intégration dans Zotero d’un gestionnaire de flux RSS, qui ajoute au logiciel une précieuse fonction de veille à celles de collecte des références et de création de bibliographie.
  • L’apparition d’un dossier « Mes publications », qui permet de valoriser vos travaux sur votre profil zotero.org.

Zotero 5 à la BIU Santé

À la BIU Santé, l’ensemble des postes publics des salles de lecture, au pôle Médecine comme au pôle Pharmacie, sont désormais équipés de la version 5 de Zotero.

Il en est de même pour les postes des deux salles de formation. Dès les prochaines formations, prévues le 19 septembre, les bibliothécaires initieront les usagers à la nouvelle version de Zotero.

Nouvelle version, nouveau support

Les bibliothécaires de la BIU Santé ont travaillé d’arrache-pied tout l’été pour que le support de formation prenne en compte les nouvelles fonctionnalités de la version 5 de Zotero. Le fruit de leurs efforts est d’ores et déjà disponible sur le site de la BIU Santé.

Le support à jour intègre la nouvelle façon d’installer Zotero, ainsi que deux nouveaux chapitres dédiés à la gestion des flux RSS et au dossier « Mes publications« . Dans la mesure où le changement de version a suscité des modifications importantes, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques pour aider à l’améliorer en nous écrivant à formation@biusante.parisdescartes.fr.

Vous voulez en savoir plus ? Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à une de nos formations gratuites. Des dates sont disponibles jusqu’à la fin de l’année 2017. Quant aux vidéos de la chaîne DocToBib, elles seront progressivement mises à jour.

Zoteroesquement vôtre,

Le service formation de la BIU Santé

 

 

 

Conférence « Poisons versus remèdes » le 21/09

« Morsure de serpent ou contact cutané avec une plante peuvent nous intoxiquer mais suscitent également l’attention des chercheurs pour toutes sortes d’applications médicales. Qu’en est-il des « poisons » qui guérissent ? »

Source : Inserm

Dans le cadre du cycle de conférences citoyennes « Santé en questions », une présentation autour des applications médicales des substances toxiques produites par les animaux et les plantes est coorganisée le jeudi 21 septembre 2017, de 19h à 20h30, à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris et au Musée des Confluences à Lyon, par l’Inserm et Universcience.

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Salons des écrivains médecins

Dans le cadre du Groupement des écrivains médecins, deux salons du livre se dérouleront en octobre prochain :

Salon du livre dédicacé de Moret-sur-Loing (Seine-et-Marne), le dimanche 8 octobre 2017, de 10h à 18h.

Manifestation organisée par le Rotary Club de Moret-sur-Loing avec le concours du GEM, à la salle des fêtes, avec à 18h30 la remise du Prix de l’Humanisme.

Salon du livre d’automne GEM au «Yan’s Club», 5 avenue Reille, Paris 14ème, le samedi 21 octobre 2017 de 10h30 à 18h.

Pendant ces deux journées, une cinquantaine d’auteurs médecins ou chercheurs en sciences humaines/santé dédicaceront leurs ouvrages (romans, documentaires, bande-dessinées, livres pour enfants) et des animations dont des remises de prix seront prévues.

Plus d’informations sur le site du GEM.

Ebooks CollEx Wiley 2016 : Merci à tous pour votre participation !

Dernier acte du processus CollEx 2016 pour les ebooks Wiley : 85 titres achetés

Ebooks Collex Wiley

La BIU Santé vient d’acquérir définitivement les 85 ebooks les plus consultés par la communauté universitaire médicale parmi les 900 titres proposés en test pendant 6 mois depuis janvier 2017.

Merci à tous les lecteurs de la BIU Santé et de la communauté médicale universitaire française pour leur participation qui a guidé nos choix d’achat.

Au total, les lecteurs de 42 bibliothèques de santé pourront consulter et télécharger sans limite ces 85 ouvrages.

Consulter et télécharger les 85 titres achetés définitivement

Pour accéder à ces ressources depuis ce billet, il est nécessaire de disposer de codes ENT Paris Descartes. Chacune des 42 autres bibliothèques concernées propose son accès particulier à ces ebooks.

Thomas Violet

Journées du patrimoine 2017 : les poisons, arme du crime et remède

À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Faculté de pharmacie de Paris vous ouvre ses portes le samedi 16 septembre prochain. Au programme et au choix : visite de la salle des Actes et de la Galerie des pots, visite du Jardin botanique et visite du Musée François Tillequin, où sont conservées les collections de matière médicale de la Faculté. Au cours de cette visite vous seront présentées les collections patrimoniales du Musée et de la Bibliothèque du Pôle pharmacie de la BIU Santé consacrées au thème des poisons.

 

Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison.

Paracelse (1493-1541), médecin et philosophe suisse. Sieben defensiones. Bâle : Samuel Apiarius, 1574.

Si le Dictionnaire usuel des sciences médicales annonce d’emblée en 1885 qu’« une définition précise de ce mot est impossible », c’est bien que l’étymologie même du mot poison renvoie à des notions apparemment antagonistes. En effet, le terme poison a un sens proche de celui de potion. Ils partagent tous deux la même origine latine, à savoir potio, qui signifie breuvage. À l’origine, sa définition est d’ailleurs similaire à celle du médicament : « elle convient à toutes les substances médicamenteuses ; venenum s’est d’ailleurs entendu, chez les Latins, du simple médicament, et, quand il a pris le nom de poison, il s’est presque toujours appliqué aux drogues dangereuses. » Le terme venenum est lui-même un équivalent latin du mot grec pharmakon, qui peut désigner à la fois le poison, drogue malfaisante, et le médicament, drogue bienfaisante. Progressivement, à partir du XIVe siècle, un glissement sémantique s’opère et c’est la première définition qui s’impose.

Charas, Moyse. Nouvelles experiences sur la vipere. Paris, l’Auteur et Olivier de Varennes, 1669

Alors que dans l’imaginaire collectif, le poison rejoint peu à peu le cabinet de l’empoisonneur, du criminel ou de la sorcière, les textes scientifiques peinent à aborder le sujet frontalement. Mettre par écrit les principes actifs et les effets sur le corps humain des substances toxiques, qu’elles soient d’origine végétale, minérale ou animale, n’est-ce pas se risquer sur le territoire de l’empoisonneur ? N’est-ce pas donner des idées aux êtres mal intentionnés ? Au contraire, selon certains scientifiques, dont le médecin et poète français Jacques Grévin, il convient de connaître les effets de ces substances toxiques pour déceler les remèdes et antidotes qui préserveront la santé du patient, « matières autant nécessaires en ce temps que les malices des hommes sont augmentées » (dédicace à la reine Élizabeth Ire d’Angleterre pour son Livre des venins, 1568). Les traités sur les poisons fleurissent dès le XIIIe siècle, tandis que les tentatives d’encadrer et réglementer la distribution des substances toxiques se succèdent au fil des époques. L’officine de l’apothicaire puis du pharmacien est un lieu sous haute surveillance : la délivrance de drogues sans ordonnance est proscrite, les substances dangereuses doivent être mises sous clef et le nom des personnes autorisées à se procurer ces substances doit être consigné dans un registre.

À travers une sélection de livres et objets datant du XVe au XXe siècle issus des collections du Musée et de la Bibliothèque, la visite vous permettra de mieux comprendre l’évolution du discours scientifique sur le poison, ainsi que sa place dans la société et dans le monde médical. En complément, une présentation d’ouvrages récents, empruntables à la bibliothèque de pharmacie, proposera une approche contemporaine du sujet.

Plus d’infos pratiques ici.

Catherine Blum

Debut: 09/16/2017 10:00 am
Fin: 09/16/2017
4 avenue de l'Observatoire
Paris
75006

Un fiascaud pour la rentrée des Dievx de la BIV

Après le hipster-triton du mois d’août, retour à des considérations plus terre à terre pour le calendrier de rentrée. En septembre, période de reprise des études, la BIU Santé est fière de vous présenter Fiascaud, carabin du milieu du XIXe s.

Télécharger le calendrier de septembre 2017.

L’image provient de la couverture de l’ouvrage suivant : Comment on étudie la médecine à Paris. Histoire de Fiascaud, (Bien Aimé) ex étudiant, ex noceur, viveur, polkeur, aujourd’hui père de famille et propriétaire. Consultable au pôle Médecine de la BIU Santé (cote 9175 ou 156766/395-24). Ou directement en ligne dans notre bibliothèque numérique Medic@ (plus de 16.000 ouvrages anciens numérisés, disponibles gratuitement en ligne).

De médecine, il ne sera au final guère question dans cet album, qui préfigure par sa forme les futures bandes dessinées. Mais on y retrouve bien des livres (sans doute) médicaux (p. 18), on y parle tisanes (p. 11), et on y souligne l’importance de la polka pour réussir dans le domaine médical (p. 15). Quant aux problèmes rencontrés par les étudiantEs en médecine de la même période, retrouvez-les dans le calendrier de juin dernier.

Étudiantes en médecine qu’on retrouve plus sérieuses dans une série de cartes postales Royer du début du XXe s. On peut notamment lire, en légende de la n°2 :

«N’allez pas croire que le béret sur l’oreille et le parapluie en bataille je vais comme un homme perdre mon temps à déambuler de brasserie en brasserie. Je travaille.»

En savoir plus

Pour davantage d’informations sur cet album, consulter l’excellent billet de blog sur Töpfferiana.

Exposition « Venenum » du Musée des Confluences (Lyon)

« Au fil des siècles, le poison a toujours fasciné les hommes. Moyen de défense ou outil de pouvoir ? Arme mortelle ou composant aux vertus médicinales ? L’exposition Venenum revient sur l’incroyable ambiguïté de ces substances et leurs rôles dans l’histoire de la culture, la science et les croyances, la médecine et la criminologie. »

L’exposition Venenum : un monde empoisonné, présentée au Musée des Confluences à Lyon  jusqu’au 13 avril 2018, explore la thématique du poison dans la nature et dans les sociétés humaines, au regard d’une présentation interdisciplinaire.

Elle explore différentes utilisations des poisons, décrivant les affaires des grandes empoisonneuses ainsi que les « poisons d’aujourd’hui » qui peuvent être rencontrés dans la toxicité de certains produits de l’industrie cosmétique, par exemple.

Venenum, un monde empoisonné from Musée des Confluences on Vimeo.

Pour aller plus loin

Venenum, le site de l’exposition.

Le dossier de presse de l’exposition : consultable à la BIU Santé pôle Pharmacie, cote 615.900 9 VEN.

La bande dessinée de l’exposition : consultable à la BIU Santé pôle Pharmacie, cote 502052.

Galerie des poisons

Retrouvez aussi la thématique des poisons dans notre banque d’images et de portraits (plus de 200.000 illustrations libres de droit, téléchargeables gratuitement).

 « Que ce soit un moyen de défense ou de pouvoir, une arme mortelle ciblée ou diffuse, une menace environnementale ou encore un espoir pour la médecine de demain, les poisons ont toujours suscité crainte et fascination. »

Debut: 04/15/2017
Fin: 04/13/2018
Musée des Confluences - 86 quai Perrache
Lyon
69000
FR

Atelier Wikipédia pour les sages-femmes

Photo D. Benoist

Voilà un an que la BIU Santé est liée par convention à l’association Wikimédia France, dans le cadre d’un projet de versement d’images sur Wikimedia Commons.

C’est aussi dans le cadre de ce partenariat qu’a été organisé en mai 2017 un premier atelier Wikipédia, à destination des étudiant(e)s sages-femmes.

Depuis 2009, les bibliothécaires de la BIU Santé et des BU Paris Descartes interviennent en effet dans les formations de ces étudiant(e)s, en 2e et en 3e année. Il est question dans ces cours de recherche documentaire, d’EBM, de Zotero… et aussi de validation de l’information trouvée sur Internet.

Les choses évoluent d’année en année : en 2014 beaucoup d’étudiants se laissaient encore prendre à l’article du Gorafi présenté en début de session. Ce n’est désormais plus le cas, plus de la moitié des stagiaires déclarent connaître ce site parodique.

Wikipédia est aussi présentée à l’occasion de ces formations. Car si les étudiants utilisent beaucoup l’encyclopédie en ligne (comme tout le monde), peu d’entre eux connaissent l’histoire de ce site et surtout son fonctionnement. Notamment les indices à prendre en compte pour savoir si l’article qu’on lit est de qualité.

Le même exemple est repris tous les ans jusqu’à présent, celui du co-dodo. L’article sur ce sujet polémique est depuis plusieurs années à l’état d’ébauche, avec trois bandeaux d’avertissement.

Pour remédier à cet état de fait, une UE optionnelle a pour la première fois été proposée aux futur(e)s sages-femmes. Elle a consisté en deux sessions de trois heures :

  • Photo D. Benoist

    Le premier volet présentait le site Wikipédia dans son ensemble. Deux bénévoles de l’association, Gilles Chagnon et Manuel Fauveau, avaient fait le déplacement (merci à eux !). Ainsi qu’une sage-femme déjà en exercice à la maternité d’Orsay, Clotilde Jamet, qui a pu faire part de sa pratique du métier. Il a d’abord été question de l’histoire de l’encyclopédie en ligne, de son fonctionnement, et de sa modération. Les wikipédiens présents ont effectué une démonstration live de « patrouille » et de chasse aux trolls, sur des pages en cours de vandalisation. La validation de l’information et la qualité des articles a été au cœur de la démonstration. Seuls trois étudiants s’étaient inscrits, mais très curieux et actifs. Beaucoup de questions pertinentes ont été posées, et les échanges ont été très vivants. Parmi les trois étudiants inscrits, deux étudiants et une étudiantE, alors que les garçons sont très minoritaires dans les promos de sages-femmes.

  • La deuxième séance était consacrée aux travaux pratiques. Une liste d’une centaine d’articles Wikipédia avait été pré-sélectionnée, en rapport avec la maïeutique, avec les bénévoles et les enseignants. Nécessitant chacun des améliorations à différents niveaux : cela allait de simples coquilles ou formulations à corriger, à des problèmes plus complexes : absence de sources, internationalisation requise, wikification, neutralité, recyclages, etc. Entre les deux cours, les étudiants devaient choisir quelques articles et commencer à les retravailler. Tâche qui a été continuée en classe, avec notamment de nombreux ajouts de références dans plusieurs articles (et l’enlèvement de sources publicitaires cachées dans des liens externes).

Au sortir de cette UE, les étudiants connaissaient beaucoup mieux Wikipédia, et ses usages les plus courants. De quoi désinhiber pour de futures corrections en ligne – car si on croise parfois des erreurs sur l’encyclopédie, rares sont les internautes qui osent les corriger. Et dans le domaine de la maïeutique, de nombreuses améliorations peuvent encore être apportées aux pages Wikipédia. Une affaire à suivre ? Peut-être l’an prochain, avec une nouvelle promotion d’élèves sages-femmes ?

Pour finir, notons qu’une récente thèse d’exercice en médecine a démontré la relative fiabilité de Wikipédia en matière médicale (mais sur un panel d’articles très limité, 5 seulement, parmi les plus consultés néanmoins).

David Benoist